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Sujet
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Ainsi coulèrent jours, semaines et longs mois
Où la meute en frisson se faisait plus docile.
Notre homme, par ce jeu, quittant son domicile
Retrouvait des enfants qu’il chargeait en émois.Chaque jour, sans faillir, son utile circuit
Le menait dans ce coin ignoré de la foule.
Tout quidam faisait là le seul job qui défoule
Et même les pigeons circulaient sans un bruit.Un peintre barbouillant derrière un chevalet
Etait seul à « zieuter » la scène rituelle.
Son pinceau tremblotant puisait dans l’écuelle
Les chaleureux pigments qui fixait le ballet.Quelque fois un serveur du café « Les poulbots »
En essuyant la table apportait une tasse.
L’artiste, sans un bruit, la vidait sans préface
Comprenant que le gars lui faisait un cadeau.Mais hélas un beau jour le vide d’un fauteuil
Fit changer de ce lieu l’amicale routine.
Et les pleurs spontanés de la troupe enfantine
Signalèrent, du coup, qu’elle entrait dans son deuil.On ne vit plus jamais pareil abouchement
De fidèles mistons parés pour leur audience.
Firmin ne mit jamais ces gars en obédience.
Avec lui disparut un sain attachement.
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