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Sujet
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[i][font=Georgia]Le long du vieux Ponto Vecchio,
Francesca, la si belle brune,
Me modula un tendre adagio,
Et sur l’Arno, se joua la lune.Dans mon cœur chantent l’Enéide,
Les pieux Canzonis de Pétrarque à Laure
Et dans tes doux yeux, florentine Néréide
L’amour fleurit,divine et rose auroreBeau mirage de l’amour
Entre collines et cyprès
En liberté enchanteresse.Le rêve s’accorde, à flanc de colline,
Une étoile qui nage, au ciel, sans repos,
L’azur profond teinte Fiesole, opaline,
Souvenirs lavés, la lune mange son chapeau.Calme et douceurs
Frémissent sur le chemin des écoliers
Aquarelle en touches bucoliquesDe sa fine main, archet de Vivaldi
Elle m’offrit le lys Florentin,
Et d’une voix, où le soprano psalmodie,
Me dis d’où viens tu, luthier clandestin ?Rythme intime
La passionata florentine
S’amuse au gré des venellesA cheval, touchant du doigt le divin,
La marche tourbillonne aux anges déchus,
Fra Angelico, en fresque, sur le mur, en vain,
Arrime au paysage nos atomes crochus.Dynastie clé de la Toscane
Edulcore son riche passé
En repaires mysterieuxJe viens des rives rêveuses du bleu Nil,
Semer en ce riche courtil, le tango oriental,
La Sicile, pays de mes aïeux, aux noirs cils,
Parfume Florence de son pastel pastoral.La déraison s’enflamme
Au tempo de l’Oltramo
Dans le bleu de ses yeux.Accrochant ce rêve doux, au rythme incertain,
Le mirage se déploie, éperon féerique,
Au crépuscule des dieux, paradis lointain,
Auprès de ma brune aux doux accents magique[/font][/i]Luthoriental

Jean Noel
Provencao
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