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Sujet
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Fulgurance . . .
Les yeux noirs de l’orage ont soufflé sur le chêne
Un regard sans lumière en des miroirs glacés.
Il a froid et gémit, son être est terrassé,
De sa plaie en béance, un profond silence règne.Quand grelottent ses bras, aux branches verglacées,
Il rêve de se fondre en rayons de printemps
Projette sur son âme, au seuil d’un autre temps,
Leurs ombres diaphanes, aux flammes enlacées.Dans les doigts de l’hiver aux mille mains gercées
Trembleront ses bourgeons de pistils miroitant
L’arbre se vêt de fleurs dans un champ envoûtant
Enveloppe l’aurore en des notes bercées.Dans son âme a neigé des flocons qui voltigent
En des pluies de brouillards, aux souffles enivrés
Qui masquent l’horizon dans un soleil givré
Où perce son corps ivre en son dernier vestigeEt il n’entendra plus le chant de l’hirondelle
Dans un profond sommeil, il est parti au ciel.
Se serait-il figé aux hivers noirs de fiel ?
Quand se glaça son coeur qui a perdu ses ailes.Pascal.
Bisous à toutes et à tous.

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