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Sujet
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Mais où sont-ils partis ces gens qui ne viennent plus
Est-ce que la poésie ne ferait plus des appréciés crus
Où est ce que vers et verre n’aiment plus la bouteille
Sont-ils autant ingrats, qu’en pense ma pauvre treille ?Coulaient des rus roses, rouges et blancs pétillants
Dans les gorges arides aujourd’hui, oh poètes brillants !
Je vous sers mes mots arrangés sur ma rustique table,
Vous fais une fausse orgie, un festin ivre, fort affable.Quand le rêve est omnipotent, il vous faut juste oser
Des nectars enivrants, des miels, tout vous est proposé
Des coupes alexandrines, des sonnets riants, des quatrains
La nuit ensoleillée a sifflé, c’est l’arrivée magique du train.Buvez à la santé des absents, des morts sans trop en abuser
Venez à mon Oasis verte, venez gaiement vous amuser
Bacchus est là, Khayyâm pensif avale une longue strophe
D’un gentil fou, un savant médiéval méconnu l’apostrophe.Je ne sais plus dormir, mon soir noir s’est clairement dilué
Hélas ce qui fut or jadis me semble terne, bas et dévalué
quand ma rime aime égoutter des larmes, rosées étincelles
Où viennent boire les beaux chagrins des princes et des belles.
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