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Sujet
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Il s’en allait dormir,
La bas …tout près du Rhône !Ô… Vagues souvenirs de ma très jeune enfance
Me rappelleriez-vous ces bribes du passé,
Enfouies désormais, bien loin dans les nuées
Mais dont, il me revient …quelque réminiscence !Mon très vieux *GRAN* avait, terres, loin du village,
Jouxtant puissantes eaux du Rhône et près d’un bois
Et là, tout détonnant, surprise à cet endroit
Wagon d’un ancien train m’offrait comme un voyage !Comment ne pas rêver d‘aussi radieuse « *aubaine »
Qui me tendait les bras, j’en étais étonnée,
*Elle était pourtant là …sans nul doute ignorée
Son bois encor serein, gardait chaleur humaine.Vieux wagon, démuni, gardant quelques banquettes,
Doucement assoupi dans ce coin déserté
Sous les arbres feuillus où chantait la ramée,
Sans porte, hautes marches , à mes courtes jambettes !Quel merveilleux « abri « qui sous l’ombre d’un Tremble
Laissait l’imaginaire en rêverie, songer,
J’en fis le bel ami d’une enfance esseulée
Et de son tendre accueil, ce hasard qui rassemble !Il a su m’emmener en heures et voyage
vers tout l’enchantement de lumière élevée
Au Pays clairvoyant, scintillant de beauté,
Aux prémices de l’art, poésie dès jeune âge !D’une fenêtre ouverte, ai-je vu mon grand père
Assis sur un pliant qui lui aussi rêvait
Tout près d’un rang de vigne où lentement courrait
Tout le mûrissement, fruitier, de cette terre.La mémoire en ce lieu s’intime en la dormance
De ce havre de paix, quelque peu singulier,
Se raccrochant ainsi où nature en…est …fée,
Prenait temps de calmer, les « non-dits » en souffrance.Terres ! Silences grands, protégiez-vous mon âme
Caressée des lueurs, d’éclats mis en éveil,
Sous un soleil d’été n’éclaboussant que miel
Lorsqu’il étincelait, charmilles, de son charme.C’était où mon vieux GRAN* avait d’humides terres
Longeant ce noble fleuve où glissaient de lourds flots,
Où le temps exultait aux doux chants des oiseaux,
Lumière sublimée d’évanescents mystères !***
Mon vieux GRAN surnommé ainsi « Roi de la Lône »
Sous ce sourire enclin à se moquer de lui,
Il attelait cheval …or, c’est parfois de nuit
Qu’on allait le chercher endormi près du Rhône !Ô ! Cendres du passé, combien le temps s’efface
Sous le sabot pesant qu’impose le destin,
Mais vous êtes pourtant un prodigieux soutien
De mes beaux souvenirs … ainsi je vous rends grâce !Chandy
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