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Sujet
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Impressions picturales
Réalisme français, l’atelier de Courbet
Et Les raboteurs de parquet de Caillebotte
Les ouvriers œuvrant, suant le dos courbé
Les glaneuses de Millet à faire des bottesBar aux folies-Bergère de Claude Manet
Je ressens la mélancolie de la serveuse
De son regard un peu las, il semble émaner
Des instantanés de solitude rêveuseMonet, sublime tableau, les Nymphéas blancs
Et au milieu du décor, le pont japonais
L’esprit serein, détendu, cela est troublant
J’aimerai dans ce jardin, tant me promenerEt ce Moulin de la Galette de Renoir
La gaîté et les rires des bals de plein air
Tintement des verres à la tombée du soir
La joie de vivre dans le cœur des partenairesLes Lavandières à Erigny, Pissaro
Elles sont belles, jeunes et surtout girondes
Ces femmes qui battent le linge au fil de l’eau
Je les aime, ces brunes, ces rousses ou blondesJeune danseuse de ballet d’Edgar Degas
La frêle jeune fille sur les pointes pose
Devant le photographe, la maestria
De tous ces peintres talentueux, me reposeClarté du port d’Antibes d’Eugène Boudin
Un ciel franc, le blanc pur des vieux remparts
Qui se reflète dans les eaux et puis soudain
Au fond les montagnes qui attirent le regardSombre massif des Maures d’Henri-Edmond Cross
De ces éclats de couleur de nature sauvage
On ressent la douceur du décor non féroce
Des pointillés subtils, pour un beau paysageMontagne Sainte victoire de Paul Cézanne
Les ombres jetées du monument minéral
Ont la beauté bleutée des senteurs paysanne
Et sur les pentes, on entend le chant du MistralLes belles lavandières de Paul Gauguin
Celles qui portent le costume provençal
Un dur labeur, au fil de l’eau, pour seul gain
Le plaisir entre elles de battre le linge saleLa corniche azur de Claude Monet
Du chemin rocailleux, aux teintes de la mer
On perçoit l’âme du peintre passionné
C’est un bonheur pour le promeneur solitaireLes rochers de l’Estaque d’Auguste Renoir
De la vue chaotique et au choc de calcaire
S’entremêle à cela, le vert du promontoire
Qui va embrasser le soleil dans les eaux clairesAvignon, palais des Papes de Paul Signac
Par la lueur du couchant, aux touches primaires
Le pont se noie dans les vapeurs d’un armagnac
Et le fleuve oisif prend des tons outremerTortueux oliviers de Vincent Van Gogh
Leurs branches millénaires se plient sous le vent
L’homme a l’oreille coupée, dans son catalogue
De tableaux, a fait preuve d’un art innovantImpression soleil levant, Claude Monet
Ce tableau me trouble, je suis passionné
Le rouge est un phare qui éclaire l’océan
Des ombres noires, navales sortent du néantLe radeau de la méduse de Géricault
Le décor est là planté ! Pas de quiproquos
La mort fait son œuvre parmi les passagers
On ressent l’abandon, l’espoir des naufragésPlage, Boulogne-sur-Mer, Edouard Manet
Je vois un vieux pastel, un peu suranné
Des enfants sages accompagnés de leurs parents
Du sable, la mer, au loin des bateaux marchandsFalaise d’Etretat, de Gustave Courbet
Le ciel est floconneux, prêt à se courber
Devant la beauté calcaire du géant blanc
Qui se dresse tel un vaisseau montrant ses flancsBataille de Trafalgar, William Turner
Je sens le choc des bateaux, des duels d’honneur
J’entends le bruit des corps à corps et des canons
L’âpreté des combats, sur les mâts d’artimon
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