Oasis des Artistes

Oasis des artistes: Poésie en ligne, Concours de poèmes en ligne – membres !

IMPRESSIONS TEMPORELLES

  • Ce sujet contient 1 réponse, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Sybilla, le 09-09-2025 20:03.
Vous lisez 1 fil de discussion
  • Auteur
    Messages
    • #2722332
      ELTEOR
        • Sujet: 1948
        • Réponses: 260

        Impressions

        Il fut un temps, jadis, où marchant solitaire
        Mes pensées me portaient vers l’oubli salutaire
        Promenade automnale, aux lueurs du matin
        Quand s’en vont, les souvenirs d’un passé lointain.

        Que j’aimais sentir sous mes pas, craquer le bois
        Et humer dans le vent, les odeurs des sous-bois
        Voir les arbres dépouillés de leurs tendres feuilles
        Apercevoir entre les branches, l’écureuil.

        Entendre résonner au cœur de la forêt
        Le brame du cerf, la harde près du marais
        Attend calmement la venue du vieux mâle
        Saillir les biches, par instinct animal.

        Près de l’étang, on peut voir le martin-pêcheur
        Attraper de petits poissons et un pêcheur
        Jeter sa ligne pour capturer un brochet
        Qui avalant l’appât, s’enfuit en ricochets.

        Dans la campagne nue, passe un vol d’oiseaux
        Dans les prés, paissent des veaux aux larges naseaux
        Dans les labours, une compagnie de perdrix
        Défile en rang serré et sans minauderie.

        Pour moi, l’automne, saison aux mille couleurs
        Se pare de tons multicolores, l’ensorceleur
        Décor naturel resplendit de tous ses feux
        Et on verra naître la vie, dans ces lieux.

        Quand le vent sur les dunes de la mer du Nord
        Souffle puissamment, son chant épique et sonore
        Les mouettes et les goélands dans les cieux
        Lui rendent hommage, de leur vol gracieux.

        Quant à la montagne, on peut voir sur leurs sommets
        Chamois, mouflons, gravir les pentes escarpées
        Les marmottes s’amuser dans les herbes folles
        Et les moutons batifoler en cabrioles.

        Je rêve des couleurs de la douce Provence
        De voir les oliviers de Saint-Paul-de-Vence
        De sentir la lavande, son parfum fragrant
        D’ouïr les cigales striduler dans les champs.

        Visiter les châteaux sur les bords de la Loire
        Observer les oiseaux, du haut d’un promontoire
        Parcourir les chemins de nos vertes campagnes
        Enfin, de déguster les vins fins de Champagne.

        Voguer nonchalant sur le canal du Midi
        Paresser lors d’un bel et chaud après-midi
        Manger, dans un vieux port, les fruits de la mer
        Et de dormir, un grand soir, à Belle-Ile-en-Mer.

        Que mon pays est beau, quand le soleil d’été
        Darde de ses rayons puissants, la vraie beauté
        De nos rivages, des villages et paysages
        La France estivale, a un lumineux visage.

        Quand le soleil revit et que l’hiver se meurt
        On peut percevoir dans les vieilles demeures
        S’éteindre lentement, les braises d’un grand feu
        A l’arrivée du printemps, il nous fait ses adieux.

        Enfin, je peux retourner, fouler sur la terre
        Le tendre et vert duvet, le merveilleux parterre
        De fleurs sauvages, qui tapissent prés et champs
        Entendre les oiseaux, me ravir de leurs chants.

        J’aime voir les enfants durant cette saison
        A jouer dans les blés, avant la fenaison
        Ils rient à la vie qui renaît et au bonheur
        Retrouvé, à ressentir, la joie dans leurs cœurs.

        En montagne, le berger mène son troupeau
        Là-haut dans les alpages, au son du pipeau
        L’ombre de l’aigle planera dans le ciel
        Les bouquetins joueront sous un arc-en-ciel.

        Les arbres remettent à nouveau leurs habits
        Le merle moqueur, la pie, aux drôles lubies
        Déambulent fièrement dans les jardins
        Ce qui n’est pas anodin, même badin !

        Et je prends plaisir à regarder les pêcheurs
        Quitter le port, partir en mer, avec ardeur
        Et ramener au soir, après un dur labeur
        Les poissons et de manger, une sole au beurre.

        Quand la nature se couvre d’un blanc manteau
        Que la montagne se coiffe d’un grand chapeau
        L’hiver s’installe doucement dans les vallées
        Et sourit froidement au ciel étoilé.

        Je marche sur la plage, à regarder la mer
        Seul, sur l’étendue, à sentir le vent amer
        Qui pique mes joues, je vois au loin, un bateau
        Affronter les vagues, sous le vol des oiseaux.

        Il faut voir des cheminées, les blanches fumées
        Sortir des âtres fumants, où l’odeur d’un fumet
        Parfume les papilles des petits enfants
        Qui admirent le bon feu, le cœur triomphant.

        La neige tombe sur la forêt, les flocons
        Font rentrer les créatures dans leurs cocons
        Sous la terre, les rongeurs dans les nids douillets
        S’endorment sagement, le ventre grassouillet.

        Sur les chemins gelés, aux abords des maisons
        On peut apercevoir et sous la lunaison
        Certains animaux s’approcher à pas feutrés
        Chercher les reliefs, des villageois cloîtrés.

        Les grands arbres dépouillés de leurs habits verts
        Ressemblent aux candélabres, à des calvaires
        Des vigies, attendant le retour du printemps
        Dans les froides journées, d’un soleil éclatant.

      • #3583349
        Sybilla
        Maître des clés
          • Sujet: 5464
          • Réponses: 79667

          Bonsoir Cher poète Olivier,

          Quelle splendide poésie bucolique emplie de très belles images !

          J’ai tout lu bien que ce soit un peu long…

          Belle soirée Cher Ami poète Olivier !
          Toutes mes amitiés
          Sybilla

          Le r?ve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)
      Vous lisez 1 fil de discussion
      • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.