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Sujet
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Je ne te cache rien
Les jours s’en vont ainsi, hélas l’on n’y peut rien
Je savoure tes vers qui me font un grand bien
Ami, tu n’écris plus, est-ce la peste blanche
Mal qui nous rend muet et nos plumes étanches ?Ce dangereux virus se moque des vaccins
Il aime nos silences et tue notre latin.
Noyons-le de notre encre aux heures poétiques
Nous maitrisons les mots mais non la génétique.Construis-moi un sonnet, imite Sphyria
Mais n’oublie surtout pas l’aval de Leïla
Je veux le boire en thé dans mon serein ménage
Tu sais qu’elle est jalouse et capable d’un orage.Je ne te cache rien
Lettrée, elle surveille et lit mon courrier
Je crains qu’elle s’en aille assez loin vadrouiller
Pour m’esseuler un temps, c’est ainsi qu’est ma femme
Je ne veux pas qu’un mot soit la source d’un drame.Ecris-moi mon ami un langage de fleurs
Mon chagrin est au bord de torrentiels pleurs
Ma poésie n’est plus, elle a perdu sa grâce
Après son envolée, la voici sa disgrâce.Mon verbe s’est vêtu d’un manteau coléreux
Qui affiche aigrement un style doucereux
Transcris-moi des lilas et rosées matinales
Sur l’aile d’une ode ivre et amicale.Tu connais mon lien
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