-
Sujet
-
Il est venu ce temps où l’on va vers les monts
Où les troupeaux bêlant quittent tous leurs piémonts.
Tout au loin un berger de mine fort discrète
S’en va, chemin faisant, vers les pieds de la crête.Est-il plus doux moment que celui de l’instant
Où l’être qui paraît vous semble cogitant.
Icelui va mener son cheptel à l’alpage
Quand chacun peut ouïr le bruit qui se propage.Ce n’est qu’une sonnaille en pendentif bruyant
Qui place un animal en guide sémillant.
Et le pâtre en suivant veille bien que l’allure
Ne pousse un égaré vers une aire moins sure.Le vallon, tout en bas, fait d’un pré verdoyant
Laisse voir quelques chiens retors car aboyant.
Le troupeau, ce matin, est passé au village
En laissant en chemin des crottes pour sillage.Loin de moi de penser que le monde est fichu
Que le moral est mort pour avoir souvent chu.
Je laisse le sourire envahir toutes lèvres
Quand l’enfant veut jouer à sauter dos de chèvres.Amis ! je reviendrai pour dire les détails
Car à l’heure où j’écris sont partis les bétails.
Sentez mon vrai plaisir de voir la transhumance
Alimenter, pour sur, ma nouvelle romance.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.

