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Sujet
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Quel diable vous maltraite en ce début d’automne
Pour vous donner cet air d’un teint si monotone ?
Je vois dans votre port un allant bien trop las
Qui vous fait apparaître en bien piètre échalas !Dites-moi, tout de go, ce qui là vous tracasse !
Est-ce donc un conflit branlant votre carcasse
Qui vous donne l’aspect d’un potache sans joie ?
Vous semblez tout flanqué d’une crise de foie !– Vous me voyez ici victime d’injustice
– Car on m’accuse à tort de parole factice !
– J’agis pourtant de grâce et toujours dans l’honneur
– Afin de transporter chacun vers le bonheur !– Lisez donc, sans faillir, dans ma littérature
– Le ton fort enjoué qui montre ma nature !
– Qui peut là me prouver d’un jugement parfait
– Que sans loi j’ai commis un énorme forfait ?« Point ne faut trop en faire avec autant d’audace »
Clame un dur tribunal dont le ton sûr agace.
« Nous allons vous raser car votre chenu chef
A trop su nous raser maintes fois derechef.– Tiré par les cheveux est votre triste page
– Qui me donne réplique en vieil aréopage.
– Votre clan se croit juste et surtout solennel
– Quand je ne lui prédis aucun sort éternel.Sachez que vous semblez nous venir d’autre sphère
Où l’on croit respirer bien plus saine atmosphère.
Là-bas chacun prétend avoir bons sentiments
Et ne cesse jamais d’octroyer compliments.Tout ce qui vous importe est la veule courbette
Qui permet à chacun d’exposer sa gambette.
D’aucuns disent alors d’un propos raisonneur
Un éloge sans faille envolé mais sans cœur.– Faut-il que je me fâche et puis vous contredise
– D’un tout autre propos, sans trop de vantardise.
– Vous qui savez toujours comme vous comporter
– Dites-moi calmement comment vous transporter ?– Doit-on montrer rictus en disant avec flamme
– Un long discours qui plaise à Monsieur et Madame ?
– Quittons-nous bons amis et gardons nos chemins
– Le mien étant d’écrire encor des parchemins.
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