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Sujet
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La cuisine n’est plus qu’un atelier de pâtisserie.
Les joues de maries sont enfarinées.Mon Dieu qu’elle est jolie ! Je suis fier de l’avoir épousée.
Avec le revers de ma main, j’essuie ses joues.-Oh ! Je dois être dans un état !
-Non, tu es et tu resteras la plus jolie fille que Dieu ait créée.
-Tu exagère Lucien!
-Si tu quittais ta cuisine pour te reposer un peu.
Je l’a prend tendrement dans mes bras, je l’aime tellement.Son souffle s’accélère.
-Tu m’étouffe voyons ! Elle me prend la main, nous allons
nous assoir près du poêle.
Attentionnée comme elle est, des châtaignes déjà décortiquées
m’attendent.-Tiens, mange mon chéri
-Hé là princesse, tu n’en manges pas ?
-Non, j’en ai déjà mangé. Et puis ça coûte trop cher!
Je sais que ce n’est pas vrai, elle se prive pour moi.
-J’en mange quelques unes, puis je passe mon bras
autour de son cou.-Si tu donnais le reste des châtaignes aux enfants de Kakar .
-Tu crois ?
-Oui, je n’en ai plus envie.Elle en est ravie, elle adore les gosses de Kakar, surtout le
dernier dont elle est la marraine. C’est un petit bout de
quatre ans, il a des grands yeux noirs.Quand il regarde marie, elle ne peut rien lui refuser.
Il a toute la puissance de l’univers dans ses grands yeux.
Parfois, j’en suis presque jaloux…Nous avons de la chance d’avoir des amis comme Kakar et
Joséphine. Ils font partie de notre famille.Les femmes s’entendent comme deux sœurs.
Ce que l’une fait l’autre veut le faire aussi.
Il ne se passe pas un jour sans qu’elles prennent
des nouvelles de l’une et de l’autre.C’est pourquoi, Marie s’inquiète un peu du coup de
téléphone qu’elle n’a pas reçu.Après cette ixième semaine d’enfer, moi aussi je suis
heureux de revoir la famille kakar.Nous irons certainement à la pêche en bord de Meuse,
pas tant pour attraper le poisson mais pour discuter et
boire un petit coup.Marie se lève à la première heure, elle a déjà préparé
le petit déjeuner.Je suis réveillé depuis une heure mais je profite de notre lit.
Perdu dans mes pensées ; j’aimerais tant revivre ma jeunesse…Donner ce fils que marie n’a jamais eue. C’est peut-être moi le
fautif ?-Lucien il faut te lever ! Il est presque sept heure trente.
-Oui chef ! Je descends.
-Bon Dieu ! Marie que tu es ravissante. Où as-tu trouvé ce
chemisier et cette jupe qui te vont à ravir.Et ce maquillage ! De quoi vais-je avoir l’air à tes côtés ?
En guise de merci, j’ai droit à un immense bisou.
-Arrête voyons ! Toutes les filles t’ont toujours regardée !
-Ben ! Je ne suis pas si mal en fait, c’est vrai !
-Ne fais pas le macho, ça ne te vas pas !
La table est préparée avec le plus grand soin. Rien ne manque !
Petits pains dorés aux fours, croissants, confiture de fraises, faits
maison bien sûr.Ma tasse de café m’attend avec le journal des sports.
Quand a-t-elle trouvé le temps d’aller chercher la gazette ?
Ben, il n’y-a pas de réponse ! C’est Marie !
Nous prenons le petit déjeuner, quand venu de nulle part,
Noisette, notre chatte s’invite sur les genoux de Marie.Je lis les nouvelles, l’entraîneur du Standart a remanié l’équipe.
Christiant Piot ne sera pas dans les buts ce dimanche face à
Anderlecht !Le meilleur gardien de tous les temps se retrouve sur le banc !
Foutaise ! Cet entraineur : Baravichi n’y connait rien !-François, il est huit heure dix. Notre bus est à la demi.
Je m’empresse d’aller chercher le Peket(Genièvre Wallon)
que je glisse furtivement dans le panier.
Oh ! Je sais que marie n’est pas dupe, mais c’est une question
de pudeur entre nous.Elle aussi s’affaire, elle prend une enveloppe et la glisse dans
son sac ; c’est la dringuelle(Petite somme d’argent que l’on
donne aux enfants) des enfants.Son sac est prêt, nous nous habillons et nous sortons bras
dessus bras dessous pour aller à l’arrêt du bus.De Prontisse à Seraing il y a une heure de bus, quand tout
va bien ! Mais il y a le détour du marché de la Batte et puis
il nous faut changer de bus et prendre la correspondance avec
le deux qui va jusqu’au pont de Seraing.De là, il nous faut marcher un quart d’heure pour nous rendre chez Kakar.
Dans le bus, Marie me tient la main plus fortement que d’habitude.
-Tout va bien ?
-Je pressens une mauvaise nouvelle .me dit-elle.
Sa main est tremblante, je la rassure par une caresse.Enfin, nous voilà devant la porte d’entrée de la maison
de Kakar.C’est une maison ouvrière, la porte d’entrée donne dans
le salon. Elle ne fait pas plus de trois mètres de façade.
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Kakar a fait des travaux titanesques pour loger toute
la famille.Je sonne à la porte, nous attendons sur le seuil.
Personne n’ouvre la porte !
D’habitude Kakar de sa voix rude ordonne à l’un de ses
fils d’ouvrir la porte, mais là rien !Marie est inquiète, son visage est figé.
-François il est arrivé malheur !
-Mais non, je suis persuadé qu’ils ont été faire des courses.
Allons faire un tour, nous reviendrons un peu plus tard.
Nous allons nous asseoir place Cockerill, personne dans
les rues ni sur la place.Malgré mon assurance, je suis aussi inquiet mais je ne le
montre pas.Un silence lourd s’est installé. Marie compte les secondes.
Nous nous levons un quart d’heure plus tard.
Après une marche de que quelques minutes nous voilà de
nouveau devant la porte .
Nous sonnons, c’est Francis ; l’aîné de quatorze ans
qui nous ouvre la porte.-Alors mon gars ! Où est passé ce vaut rien qu’est ton père!
D’une voix à peine audible, il nous fait savoir qu’il est dans
la cuisine.Marie sans perdre un instant passe devant moi.
Arrivés à l’entre porte,nous voyons toute la famille assise,
prostrée comme si quelqu’un venait de mourir.Pas un bruit, l’atmosphère est pesante.
Kakar ne bouge pas, il nous a entendus mais rien ne peut
apparemment attirer son attention.
Il tient la main de Joséphine. Je me sens comme un intrus.Marie, ma Marie ose parler…
Voici Seraing!
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