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Sujet
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Je ne sais pourquoi des souvenirs me remontent
Et cette raison qui fait que je les raconte.
C’est sûr, je veux laisser la trace de mon vécu
Mais à quoi servirait de parler du temps échu ?Aujourd’hui: c’est « khalti »,ma tante, vous dites.
Est-ce la nostalgie, non, c’est qu’elle le mérite !
Une Dame soignée issue de la Casbah,
Une antique cité, connue pour ses Noubas.Elle était, je l’ai su, de lignée andalouse.
Un fils de marin l’eut pour exquise épouse.
Ils n’ont pas eu d’enfants, c’était son grand malheur.
Elle venait chez nous retrouver le bonheur,Autour d’un bon café que lui servait ma mère,
Entamer son discours comme l’odyssée d’Homère.
Les femmes étaient ainsi, l’époux était super.
C’est avec lui qu’une fois j’ai découvert la mer.Ténès, juste à coté, sa bourgade natale.
C’était un citadin craint pour ses joutes orales.
Je ne sais point comment naquit l’amitié
Entre mon père et lui, aux deux extrémités.Tout ce monde est parti, c’est pareil à un rêve.
Mais ce passé a su garder en moi la sève.
Je revois khalti et son époux valeureux.
La nostalgie, non ! Nous sommes malheureux.Poète ténébreux ! vous dites des sornettes !
Non ! Nous avons détruit notre comprenette.
Pour » ce chacun pour soi et des autres on s’en fout »
Qu’on connaît nos voisins un peu ou pas du tout.Apprenons de nouveau ce qu’est le voisinage
À nos doux rejetons. Nous avançons dans l’âge,
Ne partons pas en vain, la bonne humeur se perd.
Évitons-leur l’écran. Qu’ils croisent leurs regards !
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