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Sujet
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[font=Helvetia][size=medium]Je m’étais installée en sage passagère,
Tandis que mon Ami se tenait au volant.
Les cheveux bien au vent, mon foulard s’envolant
Je fredonnais joyeuse une chanson légère.La route sinueuse en lacets successifs
Nous montait au sommet d’une verte colline.
Je me voyais déjà, ôtant ma crinoline,
Me lancer promptement en élans possessifs.C’est là qu’il déclama d’une ferveur extrême
Des vers si peaufinés que j’en perdis raison.
Je lui dis aussitôt, vu la belle saison,
« Poursuivez ce discours qui me semble suprême. »– Vous m’en voyez troublé Ô divine complice !
– Mais vous-même pondez de très diserts couplets !
– Scellons, dès à présent, par des serments complets
– Un bel engagement sans aucune malice !Depuis ce bref instant je lui suis toute acquise !
* Je vous le dis tout haut : il est plus qu’un coquet,
* C’est un gars sans culot, surtout pas un roquet
* Qui vous croque la main, la trouvant fort exquise.Je lui laissai ma main pour y mettre une bague
Un bijou ciselé de plusieurs carats.
Depuis lors, en public, sans confus apparats
Je me dis son épouse équipée d’une dague.[/size]
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