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Sujet
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[center] La faille…
Dans la chair des murs morts palpite un vieux silence,
La pierre, sous le temps, a gardé sa souffrance.
Les ruines ont appris la patience des ans,
Elles portent le poids des absences d’antan.Mais soudain, dans l’embrasure aux lèvres ébréchées,
Un souffle de couleur vient briser le rocher :
Une fleur, comme un rêve échappé du réel,
Ouvre un œil de printemps dans le cœur du désert.Ce n’est pas un hasard si la vie persévère,
Elle choisit l’endroit que l’on croyait stérile.
De la cendre du monde naît l’élan nécessaire :
L’espoir s’enracine là où tout semble fragile.Copyright©2025 Charef Berkani
Photo Pinterest. Montage Charef
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Prose poétique
Les murs tiennent encore, non par orgueil, mais par mémoire.
Ils n’ont pas cédé, malgré les saisons qui se sont acharnées à leur ôter leur nom. La pierre s’est fissurée, la poussière a pris ses aises, et pourtant, quelque chose veille. Une ouverture subsiste. Une faille consentie.Dans cette brèche, la vie n’entre pas en conquérante. Elle s’offre.
Une fleur suspendue comme une confidence, irréelle presque, surgit au milieu des décombres. Elle ne nie pas la ruine, elle l’habite. Elle ne répare rien, mais elle promet. Sa couleur n’efface pas la blessure, elle la rend vivable.Ce qui résiste n’est pas le mur, mais l’élan.
Ce qui traverse le temps, ce n’est pas la pierre, mais le désir de recommencer autrement. Là où tout semblait fini, l’âme trouve encore une porte, étroite, fragile, mais ouverte sur la vie.Et peut-être est-ce cela, survivre : laisser le rêve pousser à l’endroit exact où l’on s’est effondré.
Copyright©2025 Charef Berkani
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