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Sujet
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A Montfermeil j’y ai vécu
Devant l’auberge des Thénardier
Les touristes s’arrêtait
Hugo , Cosette , Gavroche
Le petit Saïd , bandana rouge
Moi j’ai vu Cossette sans chausette
Le seau trouée , larmes dans les yeux
J’ai vu Gavroche pauvre mioche
Faire semblant d’être un grand
Cigarette aux lèvres
Brûlant déjà ses premiers rêves
J’ai vu le charlatan fier , content
Pas français pour un sou
Mais il avait trouver la manière
De s’enrichir de la misère
Il ne louait pas de chambre
Mais encore mieux
Des cages à pigeons
Pour ceux qui rêvaient de voler
Au pays des ambitions
Je me disais en regardant
Hugo est passé par ici
Moi j’y suis aussi !
Vais je oublier mon île
Ma rivière ?
Aurais je moi aussi
Un petit lopin de terre ?
Les chances étaient de mon côté
Je n’avais pas de frontières à passer
Des papiers réglo
A moi l’ El Dorado !
Hugo me porterait il chance ?
Je me suis battue , débrouillée
Deux valises , deux mioches
La tête plein de projets
Non ce ne fut pas facile
Non je n’ai point choisit la facilité
J’ai souvent fait du rentre dedans
Sinon … ou serais je encore ?
A mendier dans le rue ?
A chanter un air de Paris ?
A faire toutner un orgue de Barbarie ?
Mais j’ai choisi la vie
La vraie , la belle , la simple aussi
J’ai vendu des bijoux , du pain
J’ai taillé , cousu
J’ai écris , imprimer des cartes postales
Pour je ne sais qui
Je me suis battue
Gavroche m’encourageait
Une droite et il va tomber
Evite sa gauche
Il l’a mauvais
Puis le cul dans le ruisseau
On chantait c’était rigolo
Il est tombé par terre c’est la faute
A qui
A sa soeur ! à sa soeur !
A Montfermeil fallait pas y rester
Ceux qui ne l’ont pas compris
Ne volent plus !
Ou à ras de sol moi je vous le dis !
Ville dortoir prés de Paris
Hugo ne fait plus rever ici
Je vous le dis
C’est la blanche qui font planer les Gavroche
Ou les pillules qui leurs font pousser des ailes de géants
En éliminant les ans
Ils sont tombés par terre
C’est la faute à …
Il aurait du préféré Voltaire !
Auprés de son moulin
Dans un cimetière dort encore mon père
Une page du passé dure à effacer
Qui encore me fait pleurer
J’étais alors la misérable !
Je revais ni d’or , ni de spectacle
Je laissais ici mon plus grand trésor
Mon père dans ce triste décor
Montfermeil , ailleurs , partout
La misère se cache , se tait
Ne vous dit pas tout
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