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Sujet
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De la lumière à l’ombre,
Face au galant, … la galante rit.
Il tient la porte ? Moi, j’la referme,
Faut pas qu’il croit que j’en jouis.Il m’appelle « belle demoiselle »,
J’minaude, fais la coquette.
Il fait le beau et trop en jette,
J’lui fais de l’esprit sans paillette.Il tire la chaise ? Moi, j’tire un trait,
Sur les clichés trop bien rodés.
Il croit m’avoir au « dîner-chandelle »,
J’sors mon briquet : oui, j’suis rebelle !Le « après-vous » d’un ton charmant
C’est pour mieux mater discrètement.
Il joue au mâle, mais fait l’alpha…bête,
Conjugue : « J’avance », et moi « J’arrête ».Il m’dit : « Vous êtes si distinguée ! »
Les yeux dans mon décolleté.
Il me récite du Baudelaire,
J’lui réponds : J’préférai faire.Pourtant parfois, j’vois un éclair,
Un vrai regard, sans faux airs.
Un homme simple, sans grand détour,
Qui tend le cœur, pas le discours.Là, j’dis : galant, tu peux rester,
Pas pour flatter, mais deviser.
Car la galanterie, en vérité,
C’est pas le geste, mais l’équité.Alors galant, soit sincère,
Pas besoin d’en faire des manières.
Partage : l’addition, les gestes, les mots,
Et si la galante rit fort ?… C’est cadeau !L'?crit est ? celui qui l'?crie...

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