-
Sujet
-
LA GRANDE VÉRITÉ.
…
Madame, si j’osais, je vous dirais de suite,
Ce que j’ai dans le coeur et ce que je ressens,
À peine je vous vois… aussitôt… tout de suite,
Comme un bonheur parfait, absolu… indécent.J’en mesure l’écart, l’incongruité, l’audace,
L’impossibilité, l’illusion, la folie.
Mais c’est plus fort que moi, ce sentiment tenace,
A envahi mon coeur, et il se multiplie.Obsédant ma pensée, prenant toute la place,
Dans mon corps, dans mon coeur, mes tripes, mon esprit,
Tu es là chaque jour, rien d’autre ne remplace,
Ton image, ta voix, ton rire… c’est écrit !Sans doute, je devais, revivre de nouveau,
Des joies, des illusions et beaucoup de souffrances,
Je pensais sur ce plan être au bout du rouleau.
J’avais tiré un trait sur toutes les romances.Mais pourquoi t’ai-je vue ? Pourquoi apparais-tu ?
Dans ma vie tout d’un coup… je ne demandais rien.
C’était fini pour moi, l’amour… c’était foutu !
Sa quête dans ma vie : travail de galérien.Je suis ni aviateur, ni play-boy, ni sublime,
Quelconque je me sens, car je n’ai rien de plus,
Qu’un autre, ni de moins. Si parfois je déprime,
C’est que je n’attends plus, j’en suis au terminus.L’amour, toute ma vie, a été primordial,
Essentiel, principal, pour affronter le monde,
J’en sentais son besoin, c’était pour moi crucial.
En restant sur ma faim, j’ai connu le tiers-monde.Voilà que maintenant, il revient à ma porte,
Il entre sans frapper, et sans être attendu,
Mais à quoi joue t-il donc ? Après tout, peu m’importe,
Je veux le savourer, même s’il ne m’est dû.Me poser des questions, un mot, un geste, un signe,
Un regard, un propos, une insinuation,
Sur une main tendue, pourtant j’en suis indigne,
On interprète tout, redoublant d’attention.On doute et on ressent, lors de la moindre absence,
L’impression d’abandon, de ne compter pour rien,
Cela est récurrent, c’est en effervescence,
Que l’esprit la perçoit, çà ne fait pas de bien.Quand on se sent aimé, la vie semble légère,
Une remise à flot, on rit, en faisant l’âne,
De tout, n’importe quoi, d’ivresse passagère,
On oublie les soucis, sans en chercher l’arcane.Je ne saurais jamais, et c’est dur à comprendre,
J’aurais pu le savoir, à tes côtés peut-être,
Un jour, un mois, un an, c’eut été bon à prendre,
Mais le destin est là : toujours il se perpètre.Quand j’ai été blessé, j’ai toujours pardonné.
On récolte, dit-on, souvent ce que l’on sème,
Pourtant il m’a semblé avoir beaucoup donné.
Tant pis, je te le dis, tout simplement : Je t’aime !…
St Just ( Joël Gauthier ) 20.9.2024 – Texte écrit avec le coeur.
La po?sie ne souffre ni l'? peu-pr?s, ni la m?diocrit?. Seule la recherche de la perfection doit nous animer dans ce domaine. Il faut donc ?tre impitoyable avec ses propres ?crits et ne rien se laisser passer.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.


