-
Sujet
-
[center]Petit conte
La petite fourmi bleue
ou
L’essentiel n’est que bleu,
—–
Une rose ahurie de surprise questionne
Un insecte bizarre apparu au jardin.
«Dis-moi, qui donc es-tu, toi petite mignonne
Émergeant d’une fleur, à l’aube ce matin ?»
Je suis la fourmi bleue évadée de ce conte
Où l’ histoire, «des bleus» se pare de beauté.
Je m’en viens d’un Pays, veux-tu que je raconte
Que l’amour et le rêve en sont nécessité.
—-
C’était un jour de vent, je cherchais ma pitance
Alors qu’un souffle d’air me soulevait du sol
Pour aller me poser en cette circonstance,
Au pied d‘un arbre creux, un gros pin parasol.
Et dans l’énorme tronc, dans le trou d’une faille
Alors qu’il s’en échappe un son très harmonieux
Si étrange cela , me happe, j’en défaille
Me voilà aspirée, devenue oiseau bleu.
Que la lumière est douce et l’aspiration lente,
Le tunnel tapissé de velours délicat
Comme en un ascenseur, je remonte la pente
Apercevant parfois, délicieux mets de choix.
Dans chaque cavité, dans chaque branche creuse
Des «petits lutins bleus» s’activent en chantant
Me regardent passer, moi la fourmi grimpeuse
Et me montre, du doigt, que la haut on m’attend.
Après avoir fini, cette course ascendante
Je me trouve soudain, bien au delà du ciel
Cotonneuses nuées qui me laissent tremblante
Quand alors j’aperçois, un très bel arc-en-ciel.
Les gouttes de lumière en bleu, en jaune, en rouge
Sont arches devenues reflétant tous les tons
D’orange, vert, violet, et d’indigo qui bougent
Synergies unifiées en teintes demi-tons
Je n’en crois pas mes yeux, ces couleurs sibyllines
Dans cette suspension sont venues s’immerger
En lapis-lazuli, saphir, aiguë marine
Pervenche , bleu turquin, Lavande, bleu d’acier.
Quand des cristaux de glace , en bleuets, se transforment
Vogue un lac de pastels qui devient bleu des mers,
Mer du sud azurée, cæruleum sans forme
Et dans ce bain d’azur, je deviens outremer.
Je me laisse emmener au courant bleu céleste
Sur cette balancelle où la lune est rayon
Et soudain j’aperçois, sourire manifeste
Un être lumineux ajustant ses lorgnons.
Il souffle un vent joyeux et les nuages dansent
M’offrant la décoction d’une étoile en bouton
En coupe de cristal s’écoule l’ abondance
Gouttelettes bleuies perlent sur l’horizon.
Alors touchant mon front, l’être qui me regarde
Me dit tout doucement, tu as touché le ciel,
Tu vas dorénavant être cette avant garde
La première fourmi, azurée d’essentiel.
Retournes à présent, sur la terre des hommes,
Dis leur donc de cesser, tous ces combats si vains.
Dis leur que tout la haut, il existe un royaume
Une paix où l’amour sera, d’un bleu divin.
—-
Dans le jardin fleuri, les fleurs sont à l’écoute
De l’onde d’émotion de ce récit bleuté…
Pour elles désormais il n’y a aucun doute
Dans la grandeur de l’âme, règne l’éternité.
La lumière étincelle et se pose en osmose
Sur cet Elfe béni tout empreint de douceur,
Qui saura désormais en bleuir une rose
Pour venir embellir, le profond de nos cœurs
Dans la paix, annoncée, entourée d’ailes d’anges
Se sont ouvertes, fleurs embaumées de candeur,
Au paradis des fleurs, une fourmi étrange
Vient tout illuminer, apportant le bonheur.
CHANDY
[/center]
2008
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.


