- Ce sujet contient 6 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Erhan, le 23-06-2010 08:28.
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8 mars 2010 à 0h58 #2779150
Super
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9 mars 2010 à 8h21 #2779218
Bonjour Honore,
je vois que tu suis mes nouvelles.Et j’ai droit à chaque fois un
commentaire. « ça c’est sympa »Oui,en effet, c’est la vie d’une femme qui lutte avec fierté pour
s’en sortir.Malheureusement,il y a des crapules qui en profitent.
Hier,c’était la journée des femmes,c’est ma manière de manifester
contre les injustices,car on est loin du compte pour l’égalité!
Amitiés Erhan
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10 mars 2010 à 9h00 #2779275
Bonjour Angiee,
Merci pour ton joli compliment.
Amitiés Erhan
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12 mars 2010 à 8h42 #2779378
Merci Irma

Merci Automne
Votre passage me fait énormément plaisir.
Amitiés Erhan
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20 juin 2010 à 15h14 #2782414
Combien sont -elles, ces femmes qui endurent et peinent pour la croute de pain et leur dignité? Elles vivent parmi nous et nous ne les voyons même pas car nous sommes sourds-muets par notre égoïsme et notre individualisme, notre indifférence et notre arrogance!
Cette femme, terrassée par le divorce, doit à tout prix survivre. Elle qui vivait à l’aise, la voilà maintenant en train de chercher dans les poubelles du Macdo! Que ressent-elle? Pourquoi en arriver là? Au fin fond de la misère ? Et elle doit se taire et accepter d’être exploitée par un patron salaud et esclavagiste!
Cette histoire me fond le cœur et je ressens un respect infini pour cette femme militante pour la vie et pour ses enfants!

😆 😆 😆Ma vie n'est plus une barque dans une mer enrag?e
Et je ne suis plus le naufrag?!
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Mostafa, point fat, seul, las, si doux, r?vant de sa mie!!! -
23 juin 2010 à 8h28 #2610267
[img align=right]http://comptoirdudessin.com/img/posters/Pompiste_idees_Mathieu.jpg[/img]
La nuit n’en finit pas, Grégoire a de la fièvre.
Il a trois ans, je vais devoir l’emmener chez Conception.
C’est notre concierge, elle garde mon p’tit homme pour
neuf euros la journée.Pour moi ,c’est cher mais je n’ai pas le choix.
Il est presque cinq heures. Mathilde et Jennifer dorment,
pour elles pas de tracas, à seize et quatorze ans on
peut se débrouiller.Elles sont indépendantes et responsables. Voici deux ans
que je suis séparée.Je suis une femme seule, avec tout ce que cela implique.
Des années de mariage ramenées à rien, il est parti
pour une jeunotte. Tout ce qu’on a bâtit s’est écroulé
comme un château de carte.J’ai dû retrouver du travail, enfin si on peut appeler ça du travail…
Je n’arrive pas à joindre les deux bouts.C’est la débrouille,finit
la fierté,je frappe à toutes les portes
(Restos du coeur,secours catholique,etc…)J’ai tout fait pour nourrir le p’tits. J’ai même jeuné pendant
plusieurs jours.Heureusement qu’il y a les poubelles du Macdo.
Henri, le gérant, laisse la poubelle ouverte.
En temps normal, elle est fermée à clé.Parfois après le boulot, je trouve un paquet bien refermé,
c’est pour moi. Ce soir là, on mange comme des rois.Il est cinq heures du matin, j’enroule Grégoire dans
une couverture. Il gémit, la fièvre l’a cassé !
Je sonne chez Conception, elle prend le p’tit avec
le plus grand soin.Je ne sais pas ce que je ferai sans elle. Je lui donne le
Junifen pour faire chuter sa température.-Maria, tu devrais emmener le p’tit chez un médecin.
-Oh ! Ce n’est qu’un petit refroidissement…
-Si tu veux, je te prêterai l’argent.
-Non ! Comment te rembourserai-je ?
Je remonte, et j’enfile ma salopette rouge. [img align=right]http://a31.idata.over-blog.com/270×480/1/40/40/80/trophe-G.Lemarchal-08/DSC01840–Small-.jpg[/img]
Puis, je me maquille en vitesse, je noue mes cheveux.
J’attache mon sac banane et je descends les marches
quatre à quatre.A six heures pile, je dois être à la station.
Je n’ai pas les moyens de prendre le bus.Aussi je cours, j’ai perdu dix kilo depuis mon divorce.
Le froid me glace les os. Enfin, je vois l’enseigne de la station.
J’entre à toute vitesse dans le vestiaire pour y déposer mon
manteau.J’enfile cette casquette horrible que le patron m’oblige à mettre.
Malgré le froid, je dois servir en salopette.Je sautille, je marche, je souffle dans les mains.
Le premier client est là. Je lui offre mon plus beau sourire.
-Bonjour et bienvenu à la station Zéphire, puis-je vous servir ?
L’homme est mal réveillé, il se sent agressé !
-Si t’insiste ma belle.
-Le plein ?
-Ouais et fais pas déborder !
Le plein fait je demande si le client est satisfait,
dans l’espoir d’un petit pourboire.Il tourne la clé de contact et s’en va sans un merci.
Bon sang ! Mes mains sont gelées. Il faut cependant
sourire et encore sourire.Pas questions de mettre des gants «Le client doit voir
que tu est courageuse » m’a dit le patron.Les clients se suivent, certains sont nostalgiques du temps
passé et trouve l’initiative intéressante. Une Nana qui fait
un boulot de mec,c’est étrange.J’ai droit à un euro. A midi, la clientèle change, des personnes
aisées se pointent.Une dame à qui j’explique ce que je fais, me demande si j’ai mangé.
Voyant mon désarroi, elle revient dix minutes plus tard avec un
sandwich et un Coca.Ca c’est la gentillesse que j’apprécie car évidemment je saute
le repas de midi pour économiser.Les yeux remplis de larmes, elle m’enlace en me promettant
de passer tous les mercredis pour faire son plein.Les clients sympathisent vite, mon sac banane est rempli.
J’ai en fin de journée un peu plus de cent euros.La journée
a été bonne,j’aurai mes quarante euros,mon salaire dépend
des pourboires.A dix sept heures, le patron arrive dans sa grosse Mercedes.
J’ai droit à quelques critiques.En fait, il m’observait depuis dix minutes. Fatiguée, je m’étais
appuyée contre une pompe.-Tout ça n’est pas bien grave, mais fais attention, si non…
Combien as-tu fait aujourd’hui ?
-Cent vingt cinq euros.
Je lui donne la somme, il me rend trente euro.
-Mais monsieur, ma journée est de quarante euro!
-Oui effectivement, mais j’ai dû te faire une remarque,
je te sanctionne de dix euros.-Je serre les dents et les poings et je me dis « Bats-toi ! »
Je rentre en courant, épuisée par cette journée de onze
heures !J’espère que Grégoire va mieux.
Conception lui a préparé son souper, je suis accueilli avec le
plus beau sourire qui existe.Mon p’tit homme va mieux, toute ma fatigue s’en est allé.
Que me réservera la journée de demain ?
Ce qui est sûr, c’est que je me battrai…
FIN
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23 juin 2010 à 8h28 #2782418
Bonjour Capucine,
Merci pour ton commentaire.Ravis que mes nouvelles te plaisent.
Amitiés,
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