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Sujet
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[size=small][font=Arial]Oh solitude amère érodant mon essence !
Qui es-tu pour, ainsi, m’enlever mon ardeur ?
Il me reste, tout juste, un coin de mon enfance.
Peux-tu me le laisser pour un laps de chaleur ?J’aime bien les sentiers qui longent les clairières ;
Et respirer l’air sain aux bords de la forêt,
Me couvrant de silence et de douces lumières,
Qui ravivent l’humeur avant l’obscur décret.Suivre d’un pas pesant, la sente tortueuse,
Des après-midi lourds, parfois ensoleillés.
Et la raison traînasse, un tantinet, rêveuse.
Ignorant, quelque peu, les aspects endeuillés.Mon esprit se repose en humant la nature.
Voici le doux ruisseau qui serpente le bois,
Non loin de là, la source au sein de la verdure,
Où je trouve le calme et les chants d’autrefois.Tout réveille mes sens et mon âme troublée.
Les oiseaux fugaces aux abords du ravin,
Je leur souris toujours quand je borde l’allée,
Et j’oublie, un instant, mon pénible destin.Dans les déclins des soirs, un peu loin du village,
Je marche longuement en traînaillant mes pieds.
Le paisible silence enduisant l’entourage,
Adoucit mes douleurs, me les fait oublier.Les perles de rosée étincèlent sur les bordures ;
Des layons florissants, sourient dans la clarté,
À l’ombre de la terre où brillent les moirures
C’est là, tout l’accueillant aspect de la beauté.La paix remplit mon cœur dans ces vastes silences ;
Loin des flots d’ici bas, bus par l’immensité,
Des moments sereins où l’on hume les fragrances
De la sainte quiétude et la sérénité.Que demander de plus, de si simple et lucide,
Si ce n’est ce plaisir qu’accordent les saisons,
Inspirant, savamment, à ma stance candide,
Un peu de cet art pur offert aux horizons.Les jours imprévoyants démènent la pendule.
Le frivole soleil descend vers son couchant.
Un sourire sans joie, un peu franc et crédule,
Surfe sur mon passé tel un succinct chant.De l’épuisant espoir, je n’obtiens que supplice,
Que la fange sournoise épand sur mes vieux jours,
Elle meurtrit ma peau comme un âpre cilice,
Jusqu’à ce que la mort m’emporte pour toujours.Je chante les pâleurs des aubes débridées,
Où se répand l’écho de mes fourbus refrains.
Un silence où j’entends murmurer mes idées,
Sur ce monde encombré de pénibles matins.Laissez-moi, seulement, dormir dans ce silence.
Là où je n’aurai plus à pleurer sur mon sort.
Déposer les tourments de l’abrupte existence,
Me résigner, sans plus, et attendre ma mort.[/size]
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[size=x-small]H.A – Recueil : Images et Sensations – TDR
COPYRIGHT© – ISBN 978.9947.30.246.0[/size]
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