-
Sujet
-
la solitude des bancs publics…
ça ne dit rien un banc, ça écoute…
vermoulu au fil du temps et du doute
il s’assoupit sous le saule pathétique.Quand les lilas s’approchent d’avril…
les jonquilles jaunissent tranquilles
d’un coup de printemps indocile
l’hivernal tiré à face ou pile.Ca ne dit rien un banc, ça écoute…
des amoureux y ont laissé des baisers
des mots doux sur des bouches sucrées
et puis d’antan emporté dans sa déroute.Quand les roses se font au rosier…
au mimosa d’un été jaune de soleil
aux champs qu »on aime à moissonner..
jardin public sous un automne de miel.Ca ne dit rien un banc, ça redoute…
la solitude des bancs publics…
des fesses posées regard de banc stoïque
des pas s’éloignent, reprennent la route.Des amoureux nouveaux y reviendront..
d’un bécot d’amourette, d’un bécot de passion…
en toutes saisons on s’aimera sur des bancs…
plus solitaires que d’ordinaire quand est fou le vent..Plus solitaires que d’ordinaire en hiver de glace…
au froid d’un janvier fricotant avec février tenace …
ça ne dit plus rien un banc, emmitouflé dans le temps..
frileux en son bois s’appauvrissant au fil des ans…Isabelle le 12 aout 2024
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.


