-
Sujet
-
[size=x-large]Laissez-moi[/size]
[size=medium]
Tous les ressacs du temps ont battu mes rivages
Il n’est plus de limite aux rives de mon âge
Je n’ai plus de soupirs et je n’ai plus d’envie,
Laissez-moi m’en aller pour rêver de ma vie.Tous mes bateaux d’antan dérivent sur leur erre,
Ce sont des bateaux bleus et jamais des galères,
Des radeaux de roman, gondoles d’Italie,
Ah ! Laissez-moi rêver les chemins de ma vie.Les nuages, les vents, les cieux de ma jeunesse
Sont toujours le décor qui orne ma vieillesse.
Une aube d’autrefois veille mon ciel de lit,
Laissez-moi respirer les vieux vents de ma vie.Mais le temps est si court, mais le temps qui s’envole
M’éloigne du passé sur les ailes d’Eole,
Il reste un souvenir du temps qui m’est ravi.
Laissez-moi visiter les chemins de ma vie.Malgré ce temps qui court, malgré ce temps qui passe
Et renferme nos coeurs dans les plis de sa nasse,
Laissez-moi repartir vers mes années enfuies,
Laissez-moi respirer les parfums de ma vie.Effluves d’autrefois aux si douces fragrances
Vous couvrez le passé des rêves de l’enfance,
Et par delà le temps, ce rêve me sourit.
Laissez-moi revenir aux sources de ma vie.Sur les sommets au loin les fumées de la ville
Posent leur linceul gris sur mes amours tranquilles.
Laissez-moi retrouver mes songes de jadis,
Laissez-moi regagner les sentiers de ma vie.Ruisseaux des jours anciens, clèdes de mon enfance,
Gours, ravins et forêts, fontaines de jouvence,
Accueillez-moi enfin dans le creux de vos nids,
Je veux finir en vous les chemins de ma vie….Vieilles ombres d’ici qui peuplent la montagne
Vestiges toujours vifs d’un pays de Cocagne
L’écho de vos refrains ne s’est pas assourdi
Laissez moi écouter la chanson de ma vie.Fantômes disparus qui dormez dans mes rêves
Vous peuplez mon esprit dans l’aube qui se lève
Grace à vous mes amours ne sont jamais parties.
Gardez moi avec vous pour parler de ma vieMon cœur reste au chevet des mes heures anciennes
Et le tic-tac des jours verse en moi ses antiennes.
Elles m’ont dorloté d’un air que je chéris.
Laissez moi m’endormir pour rêver de ma vie.Le temps qui s’est enfui peuple mes souvenirs
Ce n’est que dans mon cœur qu’il pourra refleurir.
Comme un cierge d’espoir sa lumière reluit.
Ne me réveillez pas ! Je rêve de ma vie…[/size]
Avec mes amitiesAlain
Pour voir mon site : Mes vers a moi
""Les tambours de la solitude eveillent, aux frontieres de l'exil, l'Eternite qui baille sur les sables."""
(Saint John Perse)
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.

