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Sujet
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LAVI MALERE NAN PEYI DAYITI
Ou pa vle ret kote m
Kankou mwen gen lèp.
Ou chache meprize m
Paske mwen sot nan pèp.
Pla men m pagen kòl,
E oupran m pou yon chat.
M’pa konn niche bòl,
Ou rele m kokorat.Pase mwen dou,
Ou di’m se bakoulou.
Lè mwen ap jwe,
Ou panse m sanzave
Pase m pa tripòt,
Ou pran m pou moun sòt.
Tout bagay ki santi,
Se lakay li sòti.Mwen pa gen non :
Se ti mesye mwen rele.
Tout ti vagabon,
Se avè m yo mache.
Se ou men m ki gen kris,
Mwen men m plen ak vis.
Ah ! mezanmi ou mechan.
Ou pran m pou satan.Nan travay di, nan lapli
Pou pitimi ak mayi.
Mwen pèdi tout grenn dan’m
Ou vinn souse tout ti san m.
Sou do m, ou pran kwi,
Pou direksyon etazini
Avek foto m nan mizè,
Pou monte òganizasyon imanitèMon chè ou pagen kè.
Ou fè trik pou w volè.
Tout lajan Blan voye
Depanse sou papye.
Izin pòv ap mache
Anba piblisite.
Zotobre ap fleri,
Malere ap fletri.W’ap di tanpri souple
Lòske ou pran nan gong.
Ou te rete nan franse
Pou ba piti bwa long.
Jodi a ou vle m fè tenten
Lè bra w pran nan pèlen.
Ou chire ti zanmi
Si sou mwen’w vle dòmiLavi malere
Tounen yon biznis.
Li anba tonnvis
Tout Gwo Zotobre
Nan aktivite.
Pitye !TRADUCTION
VOUS et MOI
Vous ! Petit paradeur veinard
À la peau bariolée !
Avec un esprit altier
Vous me traitez de verminard
Et de redoutable pillard
Juste pour me mettre à l’écart.
Vous avez tort !
Mon Excellent Croque-mort.
Il est vrai, je suis du prolétariat
Mais je ne suis pas scélératMonsieur, le Censeur mal avisé.
Vos sens sont à l’envers
Car, vous altérez la réalité.
Si je suis doux de caractère,
Si je me détends sainement
Sans être bavard et blessant,
C’est parce que j’ai une richesse
Supérieure à la vôtre qui sans cesse
Crie pitié pour les petits,
Humiliés par vos frères nantis.Pourquoi avez- vous peur de moi ?
Permettez que je respire un peu !
Déchargez-moi de ce lourd poids :
Produit de vos convulsions et mythes piteux.
Je ne suis ni hypocrite, dangereux ou truand.
Je suis humble mais je suis seyant.
Je me suis fait le bon renom
D’être un honnête compagnon.
Qui connait si hier j’ai passé une nuit blanche,
Si j’ai dormi sur une planche ou des branches ?
Et pourtant, je ne suis ni convoiteux, ni envahi par le chagrin.
Matin et soir, je cours comme un lapin
Travaillant dur afin de mes mains
Ma famille trouve du pain.Mon cher patron, ne me tournez pas en dérision.
Les déformations de ma masse charnelle
Sont les conséquences réelles
Des péripéties dans vos ateliers et maisons
Pour un salaire de pitance
Et sans aucune assurance.
Vous tirez profit même dans ma misère
En utilisant mes photos et mes alentours
Pour trouver de l’étranger des débours
En vue de créer des organisations « plus monétaires « (humanitaires)
Monsieur, le tricheur,
Vous n’avez pas de cœur.
Prétextant vouloir résoudre mes problèmes,
Avec vos plumes et les stratagèmes,
Vous devenez l’unique propriétaire
Des dons volontaires.
Vous remplissez vos carnets bancaires
Sur le compte de la misère.Honorable Maître Rapace !
Combien de fois,
J’ai voulu vous affronter face à face
Pour réclamer mes droits.
Malheureusement votre parler littéraire,
Me pousse à faire marche arrière.
Vous échafaudez une structure
Pour faire vivre dans les liens
Et parmi les ordures
Vos concitoyens et les pauvres Haïtiens.
Vous êtes hideux affreux,
Et odieux !Maestro conquérant et fallacieux !
Votre forfait et votre répertoire
Sont enfin connus sous tous les cieux.
Grace aux médias et par leur miroir
Je peux voir mon visage traqué,
Comparé à votre marionnette privée
Interprétant jour et nuit
Et sans mesure, vos salles mélodies.
Pitié, mon Bourreau !
Ne jouez plus avec les mots !
Mes yeux sont désormais dévoilés.
Vous ne pouvez plus compter sur ma naïveté.
Prenez votre retraite
Pour que retentisse la sonnette
De l’union et la paix chez tous les Haïtiens
Issus de l’unique peuple AfricainYOU and ME
You! Small boaster,
Lucky man with a motley skin!
With a haughty spirit,
You call me terrible robber and scum,
Just to get rid of me.
You are wrong, my excellent undertaker.
It is true, I am a proletarian
But I am not wicked.Sir, the Censor ill-advised,
Your senses are upside down
Because you alter reality.
If I am mild-tempered,
If I relax healthily
Without being talkative and offensive,
This is because I have a treasure greater than yours
Which always cries pity for the lowly ones
Humiliated by your fellow wealthy.Why are you afraid of me?
Let me breathe a little bit!
Relieve me of this heavy weight:
Which is the product
Of your miserable convulsions and myths.
I am not a hypocrite, dangerous or ugly.
I’m humble but I’m neat and respectful.
I got the good reputation of being an honest fellow.
Who knows if yesterday I spent a sleepless night,
Or if I slept on a board or branches?
And yet, I am not covetous, nor overwhelmed by grief.
Morning and evening, I run like a rabbit
Working hard in order to feed my family.My dear master, do not turn me into ridicule.
The deformations of my fleshly body
Are the real consequences of incidents
In your factories and your workshops.
You pay me a low salary
And don’t provide insurance.
You benefit even in my misery
By using my photos and my surroundings
To find foreign disbursements
In order to create (humanitarian) organizations « For your pocket »
Mister, the cheater, you have no heart.
Instead of solving my problems,
With your pens and schemes,
You become the sole owner of voluntary donations.
You fill your bank account with money granted to the poor peopleHonorable Lord Raptor!
How many times I wanted to confront you
Face to face to demand my rights.
Unfortunately your intellectuality, leads me to back down.
You construct a structure to make your fellow citizens
And the poor Haitians
Live in slavery and among the rubbish.
You are ugly, dreadful, and obnoxious!
Maestro Conqueror and Fallacious!
Your wrongdoings and your reputation
Are finally known under the whole heaven.
Thanks to the media and their mirror,
I can see my face simple-minded face,
Ready to be used as your private puppet
Performing day and night,
And without measure, your nasty melodies.
Pity, my executioner!Do not play with words!
My eyes are now unveiled.
You can no longer count on my obedience.
Go into retirement
So that the bell is heard
In favor of the union and peace
Among all Haitians with African origin
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