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Sujet
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Le Banel malmené par les vents pris de rage
N’a pu accoster sauf au sablonneux rivage
Il a quitté Toulon vers une colonie
Et Fini abîmé dans un bled insoumisAux hameaux alentour s’engageant à défendre
Leur pays, leur honneur ; ils ne pouvaient comprendre
Qu’un bateau inconnu pénètre dans leur baie
Sans demander l’avis de leur chef ou du Bey.A son bord, tout émues, quelques religieuses
Priant pour leur salut, pour une issue heureuse
Et des soldats nombreux n’osant point un assaut
Étant tant lessivés par le combat des flots.Ils avaient résisté , ce fut une débâcle
Des pauvres naufragés survivant par miracle
Ces temps, la razzia était une épopée
Et le droit de la mer se faisait aux épées.Le grand Sultan d’Alger a eu vent du naufrage
Et ordonné l’arrêt du combat et pillages
Les tribus ont cessé de pister les fuyards
Qui traînaient dans le bois, effarés, hagards.Le climat guerrier de la fausse conquête
Avait changé de ton qu’on décida une fête
Où les religieuses ont été adoptées
Et ont manifesté des signes de bonté.Les temps avaient fait qu’elles épousent nos croyances
Notre dogme et parler avec parfaite aisance
Un mausolée surplombe une grève aujourd’hui
Sépulcre d’une Sainte et d’un passé qui fuit.Oum Lbnet, son nom, dite Mama Binette
Rescapée de la mer, pas une historiette
Sur son marbre est gravé, le récit du Banel
Un naufrage oublié, historique, réel.inspiré de l’histoire du naufrage d’un navire français sur les côtes algériennes( 1802)
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