Oasis des Artistes

Oasis des artistes: Poésie en ligne, Concours de poèmes en ligne – membres !

le chene et le roseau

  • Ce sujet contient 2 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Sybilla, le 31-07-2022 16:22.
  • Créateur
    Sujet
  • #2694936
    poussines jean-michel
      • Sujet: 621
      • Réponses: 398

      fable apprise a l’ecole, l’occitan vous semblera aquilon ou zephyr?

      LE CHENE ET LE ROSEAU
      Ló Cassa é ló Canavéra

      Le Chêne un jour dit au Roseau :
      Ló Cassa ùn jorn dis al Canavéra :
      « Vous avez bien sujet d’accuser la nature ;
      « Avétz pla sicut dé éncùsar la naturà ;
      un roitelet pour vous est un pesant fardeau ;
      ùn réïnèt per vós és ùn pésant faïs ;
      le moindre vent qui d’aventure
      ló méndra vént qué d’avénturà
      fait rider la face de l’eau
      fa rufar la facia dé l’aïga
      vous oblige à baisser la tête ;
      vós cómpélis à baïssar ló cap ;
      cependant que mon front au Caucase pareil,
      caquélo qué méù front al Caucase parièr,
      non content d’arrêter les rayons du soleil,
      nó cóntént dé arrèstar las bréscas del sólèlh,
      brave l’effort de la tempête.
      bravà l’ésfort dé la témpesta.
      Tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr!
      Tót vós és aquilon, tót mé sémbla véntilhón !
      Encore si vous naissiez à l’abri du feuillage
      Éncaïré si naïssiatz al abric dél capfùelh
      dont je couvre le voisinage,
      qué-né cóberti ló vésinatgè,
      vous n’auriez pas tant à souffrir;
      n’aùriètz pas tant à patir ;
      je vous défendrai de l’orage,
      vós dévésaraï dé l’aùratgè,
      mais vous naissez le plus souvent
      mas naïssètz ló maï sóvén
      sur les humides bords du royaume du vent.
      sus lés imès bords dél rïalmé del vént.
      La nature envers vous me semble bien injuste».
      La natura révèrs vós mé sémblà plà énjustà »
      « Votre compassion, lui répondit l’arbuste,
      « Vostré compatimént, én el réspondiguèt l’arbratel,

      part d’un bon naturel mais quittez ce souci.
      partis d’ùn bóù natural mas quitas aquel pénsaménti.
      Les vents me sont moins qu’à vous redoutable;
      Lés vénts mé són méns qué à vós rédoptadis ;
      je plie et ne romps pas. Vous avez jusqu’ici
      plégui é né ésberli pas. Avètz fin aïci
      contre leurs coups épouvantable
      contra lors cops éspavéntos
      résisté sans courber le dos;
      résistat sén córbar l’ésquina ;
      mais attendons la fin » Comme il disait ces mots,
      mas espéram la fin » Cóma disia aquels diccions,
      du bout de l’horizon accourt avec furie
      del cap dé l’asùèlh accort amb féronia
      le plus terrible des enfants
      ló mas tarriblé dés drolèts
      que le Nord eut porté jusque là dans ses flancs.
      qué ló Nord aguèt pórtat fin aqui dins séùs latz.
      L’arbre tient bon, le roseau plie.
      L’arbrè tén bóù, ló Canavéra plégà.
      Le vent redouble ses efforts,
      Ló vént rédobla séùs ésforts,
      et fait si bien qu’il déracine
      é fa si bén qué désraciga
      celui de qui la tête au ciel était voisine
      aquésté dé cal ló cap al cèl éra vésina
      et dont les pieds touchaient à l’empire des morts
      é qué lés pès tócavan à l’émpirè dés morts.

      JEAN DE LA FONTAINE

      la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
      les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
    Vous lisez 1 fil de discussion
    Vous lisez 1 fil de discussion
    • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.