- Ce sujet contient 3 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Missi, le 28-10-2025 14:51.
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18 septembre 2025 à 22h23 #3584447
Bonsoir Cher poète Chermed,
Quelle merveilleuse histoire d’amitié !
Belle soirée Cher Ami poète Chermed !
Toutes mes amitiés
SybillaLe r?ve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla) -
19 septembre 2025 à 7h13 #3584467
Merci chère Sybilla , toujours la seule qui Commente , encourage..,
Bien à vous
Amicalement
C'est triste de songer que la nature parle et que l'?tre humain n'?coute pas .Victor Hugo . 😆 -
28 octobre 2025 à 14h51 #2722510
Dans le silence des montagnes marocaines, là où les sentiers se perdent dans l’infini des cimes, une jeune femme pédalait seule. Venue d’Angleterre, elle avait choisi de traverser ce pays à bicyclette, pour sentir le souffle du vent, la rudesse de la pierre, la beauté sauvage des paysages. Elle avançait sans but précis, guidée seulement par le désir de découvrir et de se laisser surprendre.
Un matin, au détour d’une piste caillouteuse, elle remarqua une silhouette. Un chien, ni vraiment errant ni tout à fait apprivoisé, la suivait. Ses pattes soulevaient la poussière, son regard alternait entre curiosité et méfiance. Il ne s’approchait pas, mais ne disparaissait pas non plus. À chaque coup de pédale, il demeurait dans son sillage.
Au début, elle crut à un hasard, mais le hasard dura. Kilomètre après kilomètre, le chien était là : trottinant quand elle roulait doucement, courant quand elle accélérait, s’arrêtant quand elle s’arrêtait. Comme une ombre fidèle, il épousait son rythme, sans jamais l’abandonner.
Intriguée, la jeune voyageuse finit par s’accroupir et tendre la main. Le chien hésita, puis fit un pas, puis un autre, jusqu’à ce que son museau effleure sa paume. Ce fut le premier contact, timide mais décisif. Dès lors, tout changea. Elle ne pédalait plus seule : elle avait un compagnon.
Les jours suivants, une complicité douce s’installa. Elle partageait avec lui un morceau de pain, un peu d’eau, et lui, en retour, lui offrait la chaleur d’une présence. Dans le froid du soir, quand les montagnes s’ornaient de brumes violettes, elle sentait près d’elle la sécurité qu’apportait cette ombre à quatre pattes. Dans ses yeux brillait une gratitude silencieuse, une promesse muette ; je resterai.
Peu à peu, elle comprit que ce chien des montagnes n’était pas un simple suiveur. Il était devenu un ami, un témoin de son voyage, presque une part d’elle-même. Chaque regard échangé au sommet d’une côte, chaque pause partagée dans l’ombre d’un rocher, renforçait ce lien tissé dans l’imprévu.
Lorsque son périple toucha à sa fin, la question s’imposa d’elle-même : pouvait-elle le laisser derrière ? Pouvait-elle reprendre sa route vers l’Europe en abandonnant celui qui, par instinct ou par destin, avait choisi de la suivre ? La réponse, elle le savait, était non.
Alors, elle entreprit les démarches. Vaccins, papiers, formalités : rien ne l’arrêta. Et un jour, le chien des montagnes s’envola avec elle, quittant ses terres natales pour un pays lointain, inconnu.
Aujourd’hui, il vit dans une maison anglaise, parmi des prairies vertes et des pluies fines. Il a troqué l’âpreté des rochers contre la douceur d’un foyer. Mais dans ses yeux, on peut encore lire le souvenir des cimes marocaines. Et dans ceux de la jeune femme, la certitude d’avoir rencontré, quelque part au sommet des montagnes, un amour simple et vrai, né du hasard mais devenu une évidence.
C'est triste de songer que la nature parle et que l'?tre humain n'?coute pas .Victor Hugo . 😆 -
28 octobre 2025 à 14h51 #3587390
Très touchante histoire.
Chat apprenti ?crivain.
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