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Sujet
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[center]Un jour à l’heure de l’aube,
Sans avoir fini de mettre sa robe,
Le juge entendit sonner à la porte,
D’une manière non douce, et un peu forte.
Se présentent deux êtres non publiphobes,
Se roucoulent tels des palombes,
Il les dissuade de parler de la sorte,
Auquel cas les renvoyer avec une escorte.
Le premier place alors quelques mots,
Pendant que l’autre croque le marmot,
Se plaignant d’être enfoncé,
Par des paroles bien osées.Il dit : sous estimer le printemps c’est idiot,
Avec le chant de ces colonies d’oiseauxMoi qui pour tous les mérites je suis avancé,
Ni suis-je par les autres saisons devancé.
Lors de mes jours, les gens sont heureux,
Apaisés par un froid chaleureux,
La nature leur offre des couleurs vives,
Et leurs âmes protégées de toute dérive.Des panoramas féeriques conçus pour eux,
Avec un temps clément et généreux,
Leur offrant une joie augmentative,
Et une bénédiction non estimative.
Ne suis-je pas mieux que l’automne,
Sa- sous estimation vraiment m’étonne,
Il oubli de se rappeler son étiquette,
Qu’on offre aux vieux et mourants en fait.L’automne réplique et ronronne,
Cette plaidoirie est vraiment maronne,
Le printemps a bien choisi sa sellette,
Et a collé à sa guise son affichette.
Dans mes jours certes les feuilles jaunissent,
Mais tous les fruits s’épanouissent,
Les gens dégustent mieux en mangeant,
Et accueillent à nouveau le temps clément.La jaunisse est du à la chaleur d’été,
En vu d’un nouveau costume moucheté,
Il sera conçu après la durette,
D’un hiver triste qu’il secrète.
Mes jours accueillent à nouveau la pluie,
Et proposent au choix tous les fruits,
Qu’on ne trouve par lors du printemps,
Et qu’ils savourent pendant leur passe temps.Le juge prononce alors son verdict,
Après avoir écouté vos mérites,
Certes de la sorte, vous avez mérité vos ennemis,
Et que vous avez perdu vos amis.
Le mérite est un lion aux dents impuissantes,
Dont vaut mieux éviter qu’on le chante,
Pour que la piété soit préservée,
Et du droit chemin ne pas dériver.
Celui qui repense à son mérite se vente
Et de la sorte concrétise sa mort lente.
Les deux saisons redécouvrent leurs fautes,
S’excusent et de la cour sortent,
En prononçant : nul ne mérite un compliment,
Et le mérite est à ceux qui luttent discrètement.
[/center][center][/center]Un peu de science éloigne de Dieu mais beaucoup y rapproche.
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