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Sujet
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faùla del dimengé dels Rams!
LE LIEVRE ET LES GRENOUILLES
Ló Lèbré é las GranhotasUn Lièvre en son gîte songeait :
Un Lèbré én séù jac soscava ;
(que faire en un gîte, à moins que l’on ne songe)
(qué faïré én ùn jac, a méns qué sé né sosca)
Dans un profond ennui ce Lièvre se plongeait ;
Dins ùn prigond languimént aquél Lèbré sé prigondavà ;
cet animal est triste, et la crainte le ronge.
Aquela béstia és tristà, é la crénta ló malénconià.
« Les gens de naturel peureux
« Lés génts dé natural pàùrós
sont ,disait-il, bien malheureux !
Són, disia, plà malastrós !
Ils ne sauraient manger morceau qui leur profite ;
Né sàùprian manjar bonci qué lor proféïcha ;
jamais un plaisir pur ; toujours assauts divers.
Jamaï ùn plasér ésclèt ; totjorn assalts variadis.
Voila comme je vis ; cette crainte maudite
Vaqui coma vivi ; aquéla crénta malasit
m’empêche de dormir sinon les yeux ouverts.
M’émpècha dé dórmir sénón lés ùèls doberts.
-Corrigez -vous , dira quelque sage cervelle .
Condréchatz-vos, dira calqué sabi cervelà.
Eh ! La peur se corrige – t-elle ?
Éh ! La pàùr sé condrécha éla ?
Je crois même qu’en bonne foi
Crési quitamént qué én bùóna fè
les hommes ont peur comme moi »
lés omns on pàù coma ïéù »
Ainsi résonnait notre Lièvre,
Atal rasónava nostré Lèbré,
et cependant faisait le guet,
é caquéla fasia ló agachon,
il était douteux, inquiet ;
éra doptós, calcinosa ;un souffle, un rien, une ombre tout lui donnait la fièvre.
ùn bulèt, ùn rè, ùna ombra tót én el balhava la fébrè.
mélancolique animal,
Languino béstia,
en rêvant à cette matière,
én pantaïssant a aquéla matiérà,
entend un léger bruit ; ce lui fut un signal
aùsis ùn léùger bruch ; aquo én el foguet ùn sénhal
pour s’enfuir devers sa tanière.
Per s’énsalvar dévers séù tùta.
Il s’en alla passer sur le bord d’un étang ;
S’én anèt passar sus ló bord d ‘un estanc,
grenouilles aussitôt de sauter dans les ondes.
Granhotas tantléù dé saùtar dins las ondas.
Grenouilles de rentrer en leurs grottes profondes.
Granhotas dé dintrar én lors balmas prigondas.
« Oh ! dit-il, j’en fais faire autant
« Oh ! Dis, én faïs faïré tant
qu’on m’en fait faire ! Ma présence
qué sé m’én fa faïré ! Méù éstança
effraye aussi les gents ! Je mets l’alarme au camp !
Énjaura tant lés génts ! Méti l’éngerda al camp !
Et d’où me vient cette vaillance ?
É d’ont mé vén aquéla valéntisa ?
Comment ! Des animaux qui tremblent devant moi !
Consi ! Dés bestias qué trémolan davan ïéù !
Je suis donc un foudre de guerre !
Soï donca ùn périclè dé guérra !
Il n’est , je le vois bien, si poltron sur la terre
N’és ,ló vési plà, si capon sus la térra
qui ne puisse trouver un plus poltron que soi
qué né posca trapar ùn maï capon qué séù.JEAN DE LA FONTAINE
A LAL ONGUE VOUS ALLEZ DEVENIR FELIBRE§§
la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
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