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Sujet
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[center]Le pain du cœur
PoèmeDe bon matin, le cœur encore s’éveille,
Le pain se dore et le jour s’enhardit,
Ton pas s’approche, et l’aube me conseille
De t’attendre encore, le souffle attendri.Tes mains tremblent, et la mie se déchire,
Le beurre fond sous ton rire enfantin,
Et dans l’odeur du café qui respire,
Je bois tes yeux plus doux que le matin.Tranche après tranche, un baiser s’installe,
Sur nos lèvres, le monde est suspendu,
Et dans ce pain partagé sans scandale,
C’est l’éternel qui s’invite, attendu.Charef Berkani
[/center]Prose
C’est dans les gestes les plus simples que se cache la promesse des grandes choses.
Un couteau qui glisse sur le pain chaud, un souffle de vapeur qui s’élève, et deux regards qui se croisent dans la buée d’un matin frileux.
L’amour ne frappe pas toujours avec fracas ; il s’installe à pas feutrés, entre deux tranches de pain, dans un sourire mal réveillé.
Elle vient, il attend. Et dans le cliquetis du beurre et des tasses, le monde se suspend.
Les lèvres s’approchent, l’air devient tiède, et le temps, pour un instant, renonce à son autorité.Charef Berkani
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