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Sujet
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Si tu avais su me lire,
j’ai tant créé jusqu’à l’usure
je pensais mots mon armure
si tu avais su me lire….Quand je te parlais du temps
de mon passé pas si bon enfant
il m’a fallu pansé les blessures
avant d’être femme moitié mature …A romancer ses épreuves et douleurs
trébuchements sur la route de la vie
arrivée à l’âge de ce fatal …et certain ennui..
hier fait trop souvent pleurer le for intérieur..Quand je te parlais du temps
de tout ce qui a fait de moi ce moi
les larmes de tristesse, et celles de joie..
dans les yeux on s’y noie fatalement.Puis j’ai pris le temps, oui je l’ai pris…
lui ai fait la morale, ressasser mon triste
conter à ma manière me faisant l’artiste…
conteuse a l’imaginaire qui jamais ne faiblit…J’ai brodé mes souffrances de fil tendre …
je les ai suturées voulant qu’elles se taisent
il ne faut pas croire, il ne faut pas te méprendre
mon vécu m’a fabriquée de ses mains de glaise…J’ai continué à jouer du verbe à conjuguer …
il est déjà demain,et mes hier sont amers…
je veux et j’exige qu’ils se taisent pour te plaire…
ennuyeuse je le suis, je l’ai été..à déplaire …Ce poème n’aura pas de chute…
ce poème sera affamé et sans fin
ce poème sera heureux et chagrin
ce poème cherchera toujours sa chute…Si tu avais su entre mes lignes lire
tu serais là à ma porte par pur désir
tu serais là à genoux à me faire la cour..
moi la conteuse …un peu menteuse par amour.Moi la conteuse…imbue de son imaginaire…
ce poème sans fin ayant encore faim..
de poésie, de rêve, d’étreintes jusqu’au grain…
ce poème sans fin, sans belles rimes..ordinaire…Isabelle le 14 octobre 2024
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