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Sujet
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Le poète et l’enfant
La mort ravit l’enfant et endeuille la mère.
Il n’avait que six ans, six bonheurs, six printemps
Quand l’ange de la fin lui abrégea le temps
De vivre parmi nous, entre ses sœurs et frères.Ainsi, à chaque année, le jour douze de Mai
La tribu toute prend à travers champ la route
Pour rencontrer l’absent qui nous attend sans doute.
Oh petit fils tu sais qu’on t’avait tant aimé.La vie a pris le pas mais je te vois encore
Et je me sens souvent te tenir par la main
Lorsque le temps perdu je prends notre chemin,
Mon esprit fixé sur le vers que j’élabore.Tu m’inspirais les mots qui me fuient aujourd’hui
Tes yeux en étaient pleins au bonheur de ma plume
Ton sourire enfantin m’enrobait d’une brume
Qui gommait d‘un seul trait à jamais mes ennuis.
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