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Sujet
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LE RENARD ET L’ÉCUREUIL
Ló Mandra é l’Ésquirol
Il ne faut jamais moquer des misérables,
Né cal jamaï trufar dés miséradiùs,
car qui peut s’assurer d’être toujours heureux ?
qué cal pot s’asségurar d’éstré totjorn astrós?
Le sage Ésope dans ses fables
Ló sabi Ésopé dins séùs faùlas
nous en donne un exemple ou deux ;
nós én balha ùn éïsémplé ó dós;
Je ne le cite point, et certaine chronique
né ló cità ponch, é certa cronicà
m’en fournit un plus authentique.
m’én fornis ùn maï avéral.
Le Renard se moquait un jour de l’Écureuil
Ló Mandra sé trufava ùn jorn dé l’Ésquirol
qu’il voyait assailli d’une forte tempête :
qué vésia assalhit d’ùna forta tempestà:
te voilà, disait-il, prés d’entrer au cercueil
té vaïci, disia, próbét dé dintrar al ataïré
et de ta queue en vain tu te couvres la tête.
é dé téù cóà én bufèc té cóbris ló cap.
Plus tu t’es approché du faîte,
Maï té sias próbéncat dél cabaçol,
plus l’orage te trouve en butte à tous ses coups.
maï l’aùratgè té trapa én turrón à tótés séùs cops.
Tu cherchais les lieux hauts et voisin de la foudre
Cercavas lés lùocs naùts é véïsins dé la folzer
voilà ce qui t’en prend ; moi qui cherche des trous,
vaqui aquo qué t’én prén; ïéù qué cerca dés traùcs,
je ris, en attendant que tu sois mis en poudre.
risi, én éspérant qué siaga més én polvéra.
Tandis qu’ainsi le Renard se gabait,
Dél-temps-qué atal ló Mandra sé trufavà
il prenait maint pauvre poulet
prénia mants paùrés póls
au gobet ;
al garganhol;
lorsque l’ire du ciel à l’Écureuil pardonne :
quora la irà del cél à l’Ésquirol perdóna:il n’éclaire plus, ni ne tonne ;
né éslugà maï, ni né tróna;
l’orage cesse ; et le beau temps venu
l’auratgè désflaca, é ló pólit témps véngut
un chasseur ayant aperçu
ùn caçaïré agént dévistat
le train de ce Renard autour de sa tanière :
ló trigos dé aquel Mandra alrodol dé séù tutà:
tu paieras, dit-il, mes poulets.
pagaras, dis, méùs póls.
Aussitôt nombre de bassets
Tanléù nómbré dé baïssèts
vous fait déloger le Compère.
vó fa deslógar ló Cómpaïré.
L’Écureuil l’aperçoit qui fuit
L’Ésquirol ló dévista qué fugit
devant la meute qui le suit.
davàn la ardadà qué ló séguis
Ce plaisir ne lui dure guère,
aquel plasèr à el né dura gaïré,
car bientôt il le voit aux portes du trépas.
qué léù ló véï a las pórtas del tréspas.
Il le voit ; mais il n’en rit pas,
Ló véï; mas n’én ris pas,
instruit par sa propre misère.
alétrat per séù éndóméngiéra misérà.JEAN DE LA FONTAINE
la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
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