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L’enfant à tête de chat

  • Ce sujet contient 4 réponses, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Erhan, le 01-02-2010 17:35.
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    Sujet
  • #2609805
    Erhan
      • Sujet: 121
      • Réponses: 1250

      Les rayons du soleil pénètrent dans la salle à
      manger et éclairent les visages de mon père
      et de ma mère.

      Nul doute qu’aujourd’hui, je vais avoir une
      belle journée.
      Heureusement que samedi, il n’y a pas école !

      Ma mère est toujours gentille, tous mes caprices
      sont exhaussés.

      -Pierre, mon chéri, pourquoi n’irais-tu pas jouer
      avec les Lefèvre ?
      -Ils sont idiots !
      Je préfère aller jouer dans le jardin avec Poum.

      Poum est notre chat !

      Oh ! Un vilain matou, qui ne demande qu’une chose ;
      qu’on le laisse tranquille !

      Pour moi pas question! Il est mon souffre douleur.
      Je le martyrise tant et plus.

      Aussitôt, dans le jardin je le cherche.
      Il adore les petits biscuits de chez Tom&Co.

      A l’odeur alléchante du biscuit, le voilà qui sort
      d’un buisson.

      -Vilain, tu m’as fait attendre ! Pour ta punition,
      tu n’aura pas ta récompense.
      Maintenant, nous allons jouer.

      Je lui enroule une corde autour du coup.
      A laquelle est attachée mon charriot
      que j’ai reçu pour Noël.

      Poum se tortille dans tous les sens,
      je sais qu’il n’aime pas cela.

      Tant pis ! Allez hue, en avant vers l’étang.
      Une baguette à la main je le fouette.
      Ses miaulements attirent l’attention de maman.

      -Pierre, s’il te plaît, laisse cette pauvre bête
      tranquille !

      -Bien maman.

      Tu vois espèce de grosse boule de poils,
      c’est à cause de toi.
      Pour la peine, tu vas prendre un bain forcé.
      Ca t’apprendra !

      Je le prends et le lance dans la marre.

      Qu’elle jouissance ! J’en ris tellement que
      les canards en sont effrayés.

      Malheureusement pour moi, Poum s’enfuit
      sans que je puisse le rattraper.

      C’est sans doute le chat le plus idiot que
      je connaisse.

      Tant pis, les canards feront l’affaire.
      Je prends des cailloux et je vise leur train arrière.

      Je me lasse de tout !

      Ah ! Si Poum étais là…

      -Pierre viens prendre ton quatre heures.

      -Oui, maman, j’arrive.

      A la maison, je suis sage comme une image.
      A l’école c’est une autre affaire, je n’ai ni
      copain, ni copine. Je leur en fais voir de
      toutes les couleurs.

      Je ne suis pas malheureux,puisque j’ai Poum!

      -Pierre, ta maîtresse m’a encore parlé de
      tes agissements envers tes camarades.
      Selon, ses dires tu serais un tyran !

      -J’ai quand même dix ans.

      -Raison de plus ! Tu dois te faire apprécier
      par tes condisciples.

      -Oui, bien sûr ! Eux, aussi, sont méchants
      envers moi ! Aucun d’eux, ne veut être mon
      copain de jeux.

      -Mon chéri, fait un effort.

      Je bouillonne! La cafteuse de maîtresse !
      Je me vengerai !

      Après le quatre heures, je sors.
      Quelqu’un doit souffrir !

      -J’appelle Poum, mais il ne vient pas.
      Sapristi ! Je t’aurai, tu as ma parole…

      Je me cache derrière le poulailler, et j’attends.
      Quand, furtivement, Poum apparaît.

      Aussitôt je le capture et le serre entre mes
      jambes, lui bloquant presque la respiration.

      Je ne sais par quel miracle, il arrive à s’enfuir.

      Le soir venu je suis au lit, alors que Poum
      chasse je ne sais quel gibier.

      Il a une frousse terrible de moi, et ça me rassure.
      Je dors du sommeil le plus profond qui soit.

      Au beau milieu de la nuit, un miaulement me réveille.
      Ca doit-être Poum.

      J’ouvre la fenêtre, un chat entre dans le noir, je ne
      peux le distinguer parfaitement.

      C’est toi Poum ? Poum c’est toi ?

      La peur me gagne, je ne suis plus sûr de rien.

      Tout à coup la lune éclaire le tabouret qui est
      dans le fond de ma chambre.

      Le chat est assis, il me regarde fixement.

      Un regard autoritaire, froid et glacial.

      Je ne bouge pas. Je n’ose dire un mot !

      C’est un chat tigré, il a une attitude humaine.
      Mon angoisse ne fait que grandir, je suis pétrifié! -Alors, mon ami !
      -Euh…Vous êtes un chat ! Vous ne pouvez
      donc pas parler.
      Je vais crier, mes parents vont venir.

      -Ca, je ne le crois pas. Il n’y a que vous
      qui pouvez me voir et m’entendre.

      -Mais, qui êtes vous ?

      -Je suis le chat; Silvestris.

      J’ai été mandaté par le conseil des
      félins pour venir vous parler.

      -Mais, pourquoi moi ?

      -Et bien mon cher, c’est bizarre que vous
      me posiez cette question.

      -Je vais te jeter par la fenêtre.

      -Je vous interdis de me tutoyer.

      -Ah ! Haha…un matou qui m’ordonne des choses.

      Un mouvement de patte, et me voilà paralysé.

      -Cher garnement, c’est ce qui arrive aux insolents.

      Je suis ici, car le conseil estime inacceptable vos
      comportements à l’encontre de sir Poum.

      -Sir Poum ! Hahahahaha… Ce n’est qu’un chat
      complètement idiot voyons !

      -Détrompez-vous, Sir Poum est un aristocrate
      des plus respectés parmi les félins.

      Vos mauvais traitements sont inacceptables !

      Le conseil a donc décidé de vous faire partager
      la vie d’un chat.

      Vous serez donc transformé en chat !

      -Mais, vous êtes fou !

      -Nous vous laissons la partie inférieure de
      votre corps, comme cela, vous vivrez la vie
      d’un mi-homme, mi-chat !

      Vous aurez donc la tête d’un chat !

      -Vous serez, l’enfant à tête de chat.

      Telle est la décision du conseil.

      Il vous faudra montrer beaucoup de
      bontés envers les chats et les autres
      animaux.

      En temps utile, le conseil décidera de votre
      sort.
      Silvestris lève une patte, un sortilège s’abat
      sur moi…

      Tout à coup un gros nuage vient cacher la
      lune, je ne vois plus le chat tigré.

      je m’endors..Quel mauvais rêve!

      Mon réveil est laborieux, je ne suis pas sur
      mon lit mais au dessus de la garde robe.
      Enroulé comme un chat.Le nez enfouit entre mes jambes.

      Mon premier geste est de me lécher la main.
      Je bondis à terre.

      Que se passe-t-il ? Je n’y comprends rien.
      Mes sens sont bouleversés. J’entends mes
      parents comme s’ils étaient près de moi.

      Je regarde par la fenêtre, je vois Poum qui
      se trouve très loin. J’ai une acuité visuelle
      hors du commun!

      Maman m’appelle, je rejoins la salle de bain.
      Ce que je vois dans le miroir m’horrifie.

      Mon Dieu ! J’ai une tête de chat !
      Miaou…miaou…
      -Mon chéri ça va ?
      -Oui, maman… miaou…

      -Arrête de jouer avec Poum !
      -J’arrive maman…

      Brusquement, les évènements de la nuit me
      viennent à l’esprit.

      Ce n’était pas un rêve…Sir Poum, Monsieur
      Sivestris, le sortilège.

      Que vais-je faire…Miaou…

      Tout à coup ! Poum bondit jusqu’à ma
      fenêtre.

      J’ouvre la fenêtre. Poum entre d’un pas
      aristocratique.

      -Poum, tu dois faire quelque chose !

      Je ne peux pas décemment, descendre et
      rejoindre mes parents avec cette tête là !

      -Désolé, le conseil en a décidé ainsi.

      -Je te promets d’être gentil, de faire tous
      tes caprices.

      Bref, je serai ton esclave !

      Je t’en supplie, Poum, aide-moi.

      Tout ce que je peux faire c’est de
      t’apprendre à être un chat !

      -Et pour mes parents ?
      -Personne ne te verra comme tu te vois.

      Prends garde, tes manières seront celle d’un
      chat.

      Tu seras attiré par des odeurs, tu voudras
      délimiter ton territoire.

      Tu vivras la nuit, tu dormiras le jour, etc.

      Je comprends alors ce qui m’est arrivé…
      Je remercie Poum sans oublier le ,miaou, d’usage
      chez les chats.

      Je me rappelle mot pou mot ce que le chat
      tigré m’a dit. Pas de temps à perdre !

      Je déjeune en vitesse, j’allais presque laper
      le lait que maman m’a mis. L’instinct chat est bien là!

      Heureusement que ce brave Poum m’a mis en garde.

      Je sors pour aller jouer. Je cours vers les fourrés,
      et là, j’urine aux quatre coins de la propriété.

      D’autres matous sont passés par là, je renifle
      leur odeur. C’est un monde olfactif incroyable que
      je découvre. Miaou…Miaou…

      Poum me rejoint. Connais-tu ton nom de chat ?

      -Non, j’ai déjà un prénom !

      -Miaou…ton nom de chat est Ossmane.

      -Quel nom ridicule !

      -Fais attention, tu vas encore indisposer le conseil !

      N’oublies pas que je suis ton maître, et toi mon apprentis.

      -Pourquoi ce nom ?

      -Parce que c’était le nom d’un tyran de l’empire Ottoman.

      -Auto quoi ? Auto qui?

      -Ottoman, un empire multiethnique, qui a existé de
      1299 à 1922 (soit 623 ans). Il a laissé la place, entre
      autres, à la République de Turquie.

      L’Empire ottoman s’étendait sur trois continents :
      toute l’Anatolie, les Balkans, le pourtour de la mer Noire,
      la Syrie, la Palestine, la Mésopotamie, la péninsule
      arabique et l’Afrique du Nord.

      Au fait, notre secrétaire est Miss Angora qui est
      d’origine turque.
      C‘est elle qui a trouvé ton nom de chat.

      D’ailleurs nous devrons travailler tes lacunes de
      bonnes tenues.
      Tu auras des petits cours en tout genre.

      Je suis ton maître, ne l’oublie surtout pas.
      Maître Poum ne me lâche pas d’une semelle.
      Nous allons dans le petit bois derrière chez moi.

      Les senteurs de gibier me procurent un bonheur
      inexplicable. Je me lèche les babines.

      Que j’aimerais en capturer un et en faire mon festin.

      Poum,ressent mon appétit.

      -Il est trop tôt pour la chasse ! Nous venons repérer
      des caches. Ce soir nous reviendrons.

      Tapis face au vent pour ne pas nous faire repérer.

      Et si nous avons de la chance nous pourrons capturer
      un campagnol. Nous nous régalerons !

      Pour l’heure, je dois t’apprendre la propreté féline.
      J’ai remarqué que tes excréments n’étaient pas enfouis.

      Tu dois creuser un trou et puis recouvrir ta commission.

      -Sir Poum, comment réfréner mes instincts ?
      Dès qu’une senteur agréable me vient, je me moque
      de ce qui m’entoure, il faut que je fasse mienne le met
      délicieux.

      -Nous y voilà ! Etre un chat, c’est être patient,
      très patient.

      -Et avec les humains que dois-je faire ?

      -Miaou…Etre un humain voyons !

      -Mon instinct de chat est le plus fort ! Bien sûr,
      cela fait partie des épreuves que tu dois réussir.

      -Mais la nourriture humaine me dégoûte !

      -Tu peux manger en cachette des croquettes dans
      ma gamelle, je t’en laisserai.

      Surtout ne te mets pas à quatre pattes. Aucun
      humain ne doit savoir le sortilège qui te touche.

      Si par ta faute, un seul apprend ce que tu as,
      ta transformation sera totale.

      -Messire Silvestris ne m’avait pas mis en garde !

      -Oui, je le sais. La charge m’en incombe.

      -Maître Poum, j’ai très faim ! Et paradoxalement
      j’ai sommeil.

      -Bien sûr, il faut aller dormir. A ce soir…

      Je rentre à la maison, maman me voit très fatigué.

      -Vas faire une sieste mon chéri.

      Je rejoins ma chambre à coucher, je bondis au- dessus
      de la garde robe.

      Je m’enroule tel un chat. Mon ronronnement attire
      l’attention de maman.

      Elle entre , scrute la pièce sans me voir.

      -Tiens, tiens ? Garnement ! Il est parti jouer.
      Poum, tu es là ?
      Ces deux là sont inséparables !

      La nuit tombée, je ne tiens plus en place
      il faut que je sorte.

      Je sors sans que personne ne m’entende.
      Je vois comme si c’était le plein jour.

      -Miou…Messire Poum !

      -Oui, c’est moi. Soyez discret voyons !

      Suivez-moi nous allons guetter la famille des
      campagnols.

      Nous avançons discrètement, pas un bruit.
      Furtivement, un campagnol sort d’une galerie,
      suivi d’un autre.

      Poum vif comme l’éclaire attrape la proie et la tue.
      L’autre essaye de s’enfuir mais je l’attrape aussitôt.
      Que c’est givrant !

      Nous emportons nos proies, dans une cachette connue
      de Poum.

      Là, je mange le repas le plus délicieux que j’ai eu l’occasion
      de manger depuis longtemps.

      -Merci, pour la leçon de chasse.

      -De rien Ossmane, nous devons rejoindre un groupe de chats.
      L’affaire est grave !

      Un des nôtre vient d’être assassiné.

      -Quoi ? Mais que pouvons-nous y faire, maître ?

      J’ai en charge, au sein du conseil, les affaires criminelles.

      -Je ne suis qu’un enfant !

      -Non, tu es Ossmane, l’enfant chat qui jadis trouvait toutes
      sortes d’astuces pour piéger les animaux.
      Tu seras mon assistant.

      Nous courrons vers le nord, près de la vieille
      ferme abandonnée.

      Nous grimpons jusqu’au grenier. Ma surprise est grande !
      Pas moins de dix chats sont réunis en assemblée.

      -Ah ! Vous voilà enfin, Messire Poum !
      Mais quel est l’individu près de vous ?

      -Honorable Fatalis, il est mon jeune apprenti ; Ossmane.

      -Bougre de mille et un rats ! Il m’a l’air bizarre, on dirait
      un humain.

      -Certes, mais il nous sera d’une aide précieuse.
      Il est fin connaisseur dans les recherches.

      Le conseil approuve d’un miaulement collectif.

      – Venons-en aux faits qui nous intéressent Messire
      Poum.

      -Honorable assemblée, Catapuma a disparu dans des
      conditions mystérieuses.
      J’ai eu le temps d’analyser tous les indices, voici donc
      mes constatations…
      Un vieux chat expérimenté comme lui, n’a pu
      se perdre. Vous le retrouvez, mort, auprès
      du lieu dit ; Les griffes du diables.

      De plus avec un signe laissé à ses côtés ; quatre
      petits points alignés entre lesquels une ligne verticale a
      été dirigé vers le défunt!

      Messires, nous sommes en présence de notre plus
      redoutable ennemi. Aucune traces sur les lieux du crime!
      Preuve que le tueur a agit avec un grand professionnalisme.

      Norvégicus a signé la déclaration des hostilités.

      L’assemblée est en émoi, tout le monde parle en
      même temps.

      -Allons ! Allons ! Du calme, j’ai une autre annonce
      à vous faire.

      Le silence se fait instantanément, Maître Poum
      est ; on ne peut plus calme.

      -Messires, notre ennemi héréditaire est de retour.
      Nous pensions l’avoir exterminé, force est de
      constater que nous nous sommes trompés.

      L’armée de Norvégicus est en route, il veut se
      venger et surtout nous exterminer.

      -Comment en êtes vous arrivé à cette
      conclusions? Reprit Fatalis.

      -Les signes sont ceux du clan des rats
      d’égouts de la ville. Rappelez-vous ce que
      nous avions trouvé à l’entrée de leur cachette il y
      a cinq ans.

      Oui Messires… les signes sont identiques.

      Nous n’avons pas de temps à perdre, le conseil
      doit être prévenu ; la guerre est déclarée…

      Ossmane, veuillez me suivre. Nous devons en aviser
      Fatalis.
      Enfin, nous arrivons devant un immense amas
      de branchages de toutes sortes.

      -C’est ici mon jeune apprenti.

      -Il n’y a personne !

      -Patience, les portes vont s’ouvrir.

      -Quelles portes ?

      -Celle du palais voyons !

      -Je ne dis plus rien, j’attends… et par enchantement
      des lierres venus de nulle part, s’enroulent avec les
      branches mortes pour former une porte végétale.
      Des lumières magiques scintillent.

      Je suis émerveillé et très impressionné par la beauté de
      ce que je vois.
      La porte s’ouvre, nous accédons par un long corridor à
      une pièce immense en forme de cercle.

      Nous avançons, arrivés au centre nous nous prosternons.

      -Eh bien, Messire Poum, convoquer d’urgence le grand
      conseil des chats !
      J’ose espérer que vos motivations en valent la peine.
      Miss Angora veuillez s’il vous plaît prendre note des débats.

      Gardes faites évacuer l’apprenti Ossmane.

      -Messire Fatalis, je demande au conseil; l’immense privilège
      de pouvoir garder mon apprenti car quelque chose me dit
      qu’il nous sera d’une grande utilité, pour ce qui va se passer…

      Très bien, j’accepte sa présence à la condition qu’il ne parle
      pas.
      -Nous vous écoutons, Mesire Poum .

      Poum explique les faits minutieusement ; l’assassinat,
      le signe près du mort, Norvégicus…

      L’assemblée compte vingt et un chats, Poum y compris.
      Ils hurlent tous.

      -A la guerre ! A la guerre !
      -Du calme Messires, nous devons infiltrer l’ennemi
      et connaître ses intentions.

      Pour moi, il a multiplié ses forces au-delà de ce que
      nous pouvons imaginer.

      Je propose d’envoyer mon jeune apprenti pour
      cette mission.

      -Faire confiance à un humain ?

      Messire Burmese, je comprends vos craintes
      mais qui mieux qu’ Ossmane pourrait nous ramener
      les informations, qui je vous le rappelle sont vitales
      pour nous.

      Il est courageux, perspicace, dévoué, et surtout humain.
      Messire Fatalis, je me porte garant de mon apprenti.

      -Vous êtes bien sûr de cette personne qui vous a
      martyrisé, permettez-moi de vous le rappeler.

      -Oui, je sais ! Nous n’avons plus le temps…
      il nous faut infiltrer l’ennemi par le biais du laboratoire
      de recherche.

      Là, il y a un rat, dont le nom est Socrate, il fût jadis
      l’aide de camp de Norvégicus.

      Malheureusement pour lui, il a été capturé par les
      humains. Il sert de cobaye au laboratoire.

      Quelle que soit la délivrance, elle sera la bienvenue
      pour lui.

      J’ai eu vent de sa rancœur envers son chef.

      Pour lui, il a été abandonné.

      Il ferait tout pour se venger de Norvégicus.

      Ossmane doit le libérer pour qu’il rejoigne les
      troupes ennemies. Il sera notre agent de
      renseignements.

      Très estimable conseil, je vous le demande ;
      qui d’autre pourrait réaliser cette mission ?

      -Vous avez raison Messire. Reprit Fatalis

      -Eh bien ! Ossmane, vous voilà investit d’une
      mission de la plus haute importance !

      Le conseil accepte de vous donner cette mission,
      si elle réussi, cela sera pris en compte pour vous
      libérer du sortilège.

      Mais attention ! Vous serez accompagné de Messire
      Poum. Un pas de travers, vous serez un chat pour
      toujours!

      Nous saluons le conseil et sortons.
      Toute la porte disparaît comme par enchantement.

      -Eh bien Ossmane ?
      Ne voilà-t-il pas une mission digne des plus fins
      espions ?

      -Oui, je suis très honoré par autant de confiance,
      mais j’ai peur d’échouer.

      -La peur n’engendre que la maladresse.
      Allez Ossmane nous partons de suite !

      Tout à coup surgissant de nulle part… une damoiselle chatte.

      -Bonjour Messires, je m’appelle Miss Bastet .Et vous ?

      -Nous n’avons pas le temps de parler avec vous,
      nous partons en voyage! N’est-ce pas Ossmane?

      -Euh ! Oui ! C’est à dire que oui, je suppose…

      -Que diable racontez-vous ? Bref, au revoir Miss.

      -Quel joli prénom…Ozmane…

      -Euh! Non, c’est Ossmane.

      -Ah! Oui, suis-je bête?
      -Euh ! Oui enfin, nous …

      -Et vous, je suppose que vous êtes Messire
      Poum ?

      -Oui, en effet! Maintenant veuillez nous laisser
      partir .

      -Vous l’ignorez peut-être, mais je suis la fille
      de Messire Fatalis et je viens avec vous.

      -Ah oui ! C’est vrai ? J’en suis ravi, Mademoiselle
      Baset.

      -Mon apprentis s’emballe vite. Sans doute est-ce
      l’effet de votre charme?

      Pour ma part, vous n’allez nulle part !
      Est-ce claire ?

      -Voici un parchemin écrit de la main de mon père.

      Messire Poum lit attentivement le parchemin,
      d’abord il est très contrarié, ensuite son visage
      s’illumine.

      -Miss Basset, vos qualités dans les arts martiaux
      nous seront très utiles.

      Vous êtes la bien venue, étant donné que vous
      connaissez l’importance de notre mission, nulle
      besoin d’en dire plus…les murs ont des oreilles…

      Je regarde Miss Bastet, elle est si jolie. Quand
      elle me parle, mon cœur s’emballe et je perds tous
      mes moyens!
      Son timbre de voix est envoutant.

      -Messire Ossmane, est-ce vrai que vous ayez
      été un être humain ?

      -Il n’est pas encore anobli… lui répondit avec
      autorité Messire Poum.

      -Que vous êtes cruel ! Pour moi un vaillant cœur
      est un noble serviteur du conseil.

      -Soit…soit…soit !

      -Et bien messire Ossmane ?

      -Il est vrai que…

      Tout à coup un cri ! Au secours, à l’aide…

      Nous courrons vers un sous-bois, là, un chat
      gît au sol.

      Trop tard, des morsures terribles à la gorge l’ont tué.

      De nouveau le fameux signe ! Cette fois, il est fait
      de cailloux et d’une branche.

      -L’ennemi nous suit ! Allez courez! Nous cria Messire Poum.
      Nous arrivons miraculeusement à la périphérie
      de la ville de Prontisse. Le laboratoire se trouve
      dans un zoning industriel.
      Un panneau indique la direction du laboratoire
      R.M.G (Recherche des maladies génétiques).

      Tout le problème est d’y entrer sans se faire
      apercevoir. Je laisse Miss Bastet et Messire
      Poum. D’un commun accord, nous avons décidé de
      faire croire au garde que j’ai perdu mon rat domestique.

      Je sors de notre cachette, je marche vers le corps de garde.

      Le garde est absorbé par la lecture d’une revue télé.
      Il ne me remarque même pas, je laisse échapper un miaou…
      Je frappe à la porte vitrée.

      Le gros bonhomme relève la tête, il me scrute de la
      tête aux pieds.

      -Que veux-tu mon gars ?

      -Ben, je cherche mon rat apprivoisé; Socrate.
      Je pense qu’il est ici.

      -Ha ! Ha ! Ha! Ha ! Même s’il est ici, tu ne peux entrer !

      -S’il vous plaît Monsieur.

      -Gamin, j’aimerais te faire plaisir mais tu ne peux entrer
      dans le labo.

      -Et vous ?
      -Moi je peux, lorsque je fais ma ronde je passe près des
      cages. Décris-moi ton rat.

      -Vous ne pouvez vous tromper, son nom est certainement
      écris sur sa cage.
      -Oui, c’est vrai !Le nom de chaque rats y est inscrit .
      Si je le prends, je risque ma place .

      -Je reviendrai demain pour voir le directeur.

      -Ah ! Tu deviens raisonnable.

      -Pourriez-vous dire à Socrate que je suis passé.

      -C’est vraiment pour te faire plaisir.C’est quand
      même l’heure de ma ronde.

      -Je vous promets de vous attendre sagement ici.

      -Bien, j’y vais, attends-moi!

      Aussitôt, Messire Poum et Miss Bastet
      traversent la route et suivent le garde.
      En passant, Miss Bastet saute sur l’apuis
      de fenêtre pour me donner un bisou.
      Quelle merveilleuse attention! C’est vraiment
      une super Nana !

      Je me fais un sang d’ancre pour Miss Bastet.
      Je suis les conseils de Messire Poum.
      Je patiente…

      Dix minutes plus tard, le garde revient, l’air désespéré.

      -Mon gars, suis désolé mais ton rat a disparu !

      -Je fonds en larmes, du coin de l’œil je vois
      passer le trio vers le sous-bois.

      -Tiens, vlà une chique pour te consoler !

      Et puis il y a d’autres rats, voyons !

      Je quitte le garde précipitamment.
      Il replonge dans sa revue comme si rien ne
      s’était passé.

      Je regagne notre cachette.

      Enfin, je fais la connaissance de Socrate.
      Messire Poum est à ses côtés , il est en train de
      le questionner.

      -Combien de rats se compose l’armée de Norvégicus ?

      -Trois mille soldats.

      -Pourrais-tu rallier cette armée, pour nous donner
      de plus amples informations.

      -Oui, mais il se doutera de quelque chose.
      Il faut que je donne l’impression de m’être échappé.

      Emmenez-moi au centre ville, à la septième rue.
      A la bouche d’égout mille soixante six.

      Pour votre hébergement, dans le square à côté,
      vous y trouverez Richelieu.

      C’est le chef matou du coin, il s’occupera de vous.
      Nous laissons Socrate au lieu dit, nous gagnons le
      square à la recherche de Richelieu.

      -Malheur ! Nous sommes entourés par une troupe
      de rats.

      Impossible de faire le moindre geste, nous sommes
      prisonniers.

      Le chef, Hubay nous mène vers les méandres des égouts.

      Bientôt nous arrivons dans une grande salle.

      -Oh ! Le traître…s’écrie Miss Bastet.
      Socrate est assis à côté de Norvégicus. Le traître,
      tout ceci n’était donc qu’un piège !

      Les rats sont là par milliers, prêts pour la guerre.
      Nous sommes maltraités de tous les noms vulgaires.

      Leur détermination fait peur. Miss Bastet se colle à
      moi, toute tremblante.

      Messire Poum, prend la parole.

      -Odieux personnage Norvégicus !
      Tu as mené ton affaire en maître.
      Quel est ton dessein?

      Tel un seigneur Mongol, le chef suprême prend la parole.
      -Tais-toi ! Tu es ici dans mon territoire.
      Vous,les chats serez exterminés d’ici quarante huit heure.

      Je dois connaître les lieux stratégiques où se cachent les chats.
      Combien êtes vous?
      Répond Poum ! Comprends-tu ce que je veux?

      -Que trop bien ! Vous ne tirerez rien de nous !

      -Emmenez-les dans le cul- de-basse- fosse,on verra
      bien si leur langues de vermines se délierons.

      L’escorte est trop nombreuse pour que nous tentions
      la moindre action.
      Nous arrivons devant un grand trou sans fond.

      -Allez c’est par là nous dit un des sergents.

      Nous glissons un certain temps, puis nous tombons
      dans une eau nauséabonde.

      Prisonnier des eaux troubles, nous sommes impuissants,
      la seule issue serait de passer le soupirail.

      Mais les murs sont glissants, aucune prise n’est possible.

      Nous sommes transis de froid, je suis le plus grand
      mais je n’ai aucune idée pour nous sortir de ce mauvais
      pas. De plus le temps presse.

      L’eau dans laquelle nous sommes a un mouvement
      de tourbillon.

      C’est alors que Miss Bastet a une idée de génie.

      -Messire Ossmane, il faut plonger et trouver le tuyau
      d’évacuation. C’est peut-être notre porte de sortie ?

      Aussitôt, je plonge dans l’eau, comme un aveugle
      je cherche avec les mains. A chaque remontée pour
      reprendre mon souffle, Miss Bastet m’encourage.

      Je replonge pour la dixième fois, ma main droite sens
      les pourtours d’une canalisation. Celle-ci est assez
      grande pour que j’y pénètre.

      Je nage sans savoir où je vais, quand tout à coup
      je vois des lueurs dans l’eau.

      Je remonte à la surface. Je reprends mon souffle.
      Je suis à l’extérieure de la ville, la canalisation m’a mené
      à une petite rivière que je ne connais pas.

      Pas le temps d’admirer le paysage, je replonge pour aller
      délivrer mes amis.

      Une fois sur la rive tout le monde est pris d’un fou rire.
      Miss Bastet ne me quitte pas des yeux.

      -Vous êtes mon héros !

      -Vous me gênez Miss Bastet.

      -Appelez-moi Jane.

      -Euh ! Ben ! Je…

      -Allons les enfants, faut nous mettre en route.
      Messire Poum reprend les affaires en main.

      -Notre monde est menacé, nous connaissons les
      forces de l’adversaire ainsi que sa détermination.

      Nous devons rejoindre au plus vite les nôtre.
      L’attaque est imminente, notre seule défense sera la ruse…
      Le chemin de retour se fait sans incident,
      notre avance a été déterminante.
      Nous sommes à quelques kilomètres de la maison.

      Jane me parle sans arrêt,ce que j’apprécie.

      Elle a une culture phénoménale. je n’ose poser des
      questions, de peur d’être ridicule.

      Il y a en elle quelque chose d’humain, que je ne peux
      expliquer.

      Une force irrésistible m’attire vers elle, le temps ne
      compte plus. Ses paroles me bercent.

      Poum est préoccupé par la stratégie ,il parle de pièges,
      de forteresse, d’armes.

      Il en devient ennuyeux et pourtant c’est ce qui importe
      le plus en ce moment, mais mon esprit est ailleurs.

      -Et vous Ossmane, quels sont vos centres d’intérêts ?

      Me voilà bien embarrassé, que dire.

      Je suis détestable, je martyrise les animaux, je suis
      un pauvre misérable…
      Mon silence est un aveu…

      -Un héros de votre trempe, ne peut que s’adonner
      aux sports nobles.

      Quel tact, même dans le désarroi elle me sauve,
      elle me grandit.

      Elle est merveilleuse, je l’aime.
      Mais comment lui dire ?

      Et je ne suis qu’un garçon et pas un chat…

      Brusquement sortis de nulle part, une armée de
      chats nous entoure.

      -Et bien ! Enfin, vous voilà ! Mais où étiez-vous
      Messire Poum ?

      -Mille excuses pour ce retard Messire Silvestris,
      nous avons été emprisonnés par Norvegicus.

      -Soit,soit vous me raconterez cela plus tard.
      Combien sont-ils ?

      -Des milliers,des millions, ils viennent de toute
      l’Europe.

      -Aux abris ! Ordonna Silverstis.

      Quant à toi Ossmane, je lève le sortilège qui te
      retenait parmi nous.

      Retourne chez toi, cette guerre ne te concerne pas.

      -Oh non ! Ne faites pas cela s’écria Jane.
      Ossmane est très valeureux, il peut encore nous aider.
      Pour qu’il puisse venir dans les abris, il faut au contraire
      qu’il devienne un chat à part entière.

      Elle est si merveilleuse, j’aimerais être un chat pour le
      restant de ma vie, juste pour pouvoir l’aimer.

      -Non ! Jane, entre dans les rangs cela en est assez !

      Jane s’écroule en larmes. Ma main veut la caresser quand
      tout à coup une sonnerie venue de nulle part me
      transporte dans un autre monde.

      Je suis dans mon lit, maman est à mes côtés.
      -Allez Pierre, il est l’heure tu vas être en retard à l’école.

      Je cherche désespérément Poum, il n’est pas là !

      Tout ceci n’était donc qu’un rêve? Et jane?

      FIN

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    • Auteur
      Réponses
      • #2776495
        Erhan
          • Sujet: 121
          • Réponses: 1250

          Bonjour ramses,

          Merci d’être si indulgente.

          Je suis nouveau et je dois dire que je suis un
          peu perdu pour le moment.

          J’aimerais me présenter mais cela n’est pas facile.

          Bonne journée à toi.

        • #2776503
          Erhan
            • Sujet: 121
            • Réponses: 1250

            Merci,Taurus,pour ce joli commentaire!

          • #2776583
            Erhan
              • Sujet: 121
              • Réponses: 1250

              Merci Capucine pour cette belle appréciation

              de mon histoire.

            • #2776584
              Erhan
                • Sujet: 121
                • Réponses: 1250

                😆

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