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Sujet
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Bon, comment dire, l’histoire commence bien, je m’engage dans un chemin ( assez large pour un tracteur), long d’une vingtaine de mètres, qui débouche sur un champ ( je n’avais jamais eu la curiosité d’y aller, mais je passe devant à chaque fois que je marche à Plougastel), là, surprise, une jeune biche traverse le champ, pour info un champ de paille coupée, avec des bottes de foin rectangulaires, elle s’arrête calmement pour brouter, elle regarde dans ma direction, je crois qu’elle me voit, mais ne semble pas craindre ma présence, je suis à moitié caché derrière des broussailles basses; Commence un étrange ballet, elle broute cinq secondes, relève la tête, et répète le processus en s’approchant à moins de vingt mètres de moi, je suis excité, elle n’a pas peur, et pourtant elle repart dans l’autre sens, toujours en longeant le talus, tranquillement, broutant levant la tête, se frottant même le bassin à un moment, comme un chat (pardonnez les longueurs), et puis s’éloigne très lentement, broutant, levant la tête, jusqu’à l’extrémité Est du champ, je prends mon temps, je ne suis pas pressé, la scène dure vingt-cinq minutes, quand je me décide à partir, bien m’en a pris, je vois alors à moins d’une douzaine de mètres un énorme sanglier, (une bête quoi) marchant dans ma direction, tranquillement, j’hésite un instant, puis je m’enfuis sans panique, sans agressivité vers la sortie, le chemin assez large pour un tracteur, je me retourne alors, et constate que le sanglier m’a suivi, et s’est même rapproché (mimétisme animal ?), peu rassurant, je m’engage enfin sur la route bitumée, ce qui semble être la frontière pour lui, au bout de trente mètres, je me retourne, je vois qu’il ne me suis pas, s’engage alors un processus de peur rétrospective, que je n’ai plus connu depuis 1996 dans le Kentucky, quand je m’étais fait agressé à l’entrée d’une « discothèque » (‘Girls Girls Girls ) pour ceux qui connaissent, je rejoins ma voiture et évidemment, pas question de continuer la promenade, je suis rentré sur Brest assez nerveusement je dois dire, je ne remarquais même plus les gens…..à chacun ses histoires.
PS, un poème qui a beaucoup intéressé des amis américains sur un site ami
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