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Sujet
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Ce poème est né en regardant l’ouverture du film “Les aventures de Pinocchio” de Roberto Benigni.
Dans cette scène nocturne et mystérieuse, une fée, un papillon et un souffle divin donnent vie au morceau de bois, qui, de simple pantin, deviendra, au bout d’un long périple, un être humain à part entière..La caméra, austère, s’avance
Dans les rues sombres, et dans le silence
D’un vent lugubre, en cette nuit dense
Où le Temps même semble arrêté.Mais peu à peu, comme éclos d’un rêve,
Un tintement cristallin s’élève,
Qui s’amplifie et doucement crève
La solitude et la pauvreté.Enfin paraît, charmant sortilège,
Un mystérieux et vivant cortège
De souris blanches comme la neige,
Tirant un fin carrosse argenté.Un chien-cocher, myope, les mène,
Cher postillon fidèle à sa reine :
Fée Turchina, au sourire amène
Et cheveux bleus, d’étoiles, nimbés.Un papillon vole entre deux mondes
Apportant joie et beauté profondes,
Et pour la fée, des pensées fécondes :
Elle et le chien vont “philosopher”.Un Souffle pur des lèvres divines,
Et le village enfin s’illumine,
Frôlement d’aile, la bûche s’anime,
Le bout de bois se met à parler.À Gepetto, redonnant la vie,
L’amour filial et la poésie,
Son innocence, l’humour, la magie,
Et la tendresse, l’espoir, la gaité !Autant d’épreuves, et tant d’aventures,
De tentations, et tant de blessures,
Grandes leçons, amères, si dures,
Pour à la fin, apprendre à aimer.Et devenir simplement un Homme,
La marionnette a laissé sa forme
Sur cette chaise où ses habits dorment ;
Pour Pinocchio, bonheur d’exister !"Montrer le chemin sans se perdre
Tendre la main sans s’oublier
Prendre soin sans se renier
Aimer sans jamais se dissoudre"Marido
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