-
Sujet
-
LES DEUX MULETS
Lés dós MùolsDeux mulets cheminaient, l’un d’avoine chargé,
Dós Mùols caminavan, l’ùn dé cibada cargat,
l’autre portant l’argent de la gabelle.
l’aùtrè pórtant l’argént dé la gabèlà.
Celui-ci ,glorieux d’une charge si belle
Aquésté, gloriós d’ùna carga tant pólidà
n’eût voulu pour beaucoup en être soulagé,
n’aguèssé tà fórça én éstrè sólatjar,
il marchait d’un pas relevé,
caminava d’ùn pas rélévat,
et faisait sonner sa sonnette;
é fasia ésquilar séù campanélà ;
quand l’ennemi se présentant,
quora l’énémic sé pórgènt,
comme il en voulait à l’argent,
cóma én vólià à l’argént,
sur le Mulet du fisc une troupe se jette,
sus ló Mùol dél fisc ùna trópà sé arrónça,
le saisit au frein,et l’arrête.
ló arrapa al frén, é l’arrésta.
Le mulet, en se défendant,
Ló Mùol, én sé dévésant,
se sent percé de coups;il gémit, il soupire.
sé séntis pertusat dé cops ; géméguèt, farfalhà.
« Est-ce donc là, dit-il, ce qu’on m’avait promis?
« És aquo dóncas là,dis, aquo qué sé m’avia prómès ?
Ce mulet qui me suit du danger se retire;
Aquél Mùol qué mé séguis dél périlh sé rétirà ;
et moi j’y tombe, et je péris!
é ïéù i tómbi ,é béssilhi !
« Ami lui dit son camarade,
« Amic én el dis séù camaradè,
il n’est pas toujours bon d’avoir un haut emploi;
n’és pas totjorn bóù d’avèr ùn nàùt émplèc ;
si tu n’avais servi qu’un meunier comme moi
si n’avia sérvit qué ùn mólinièr cóma ïéù
tu ne serais pas si malade »
né séria pas tant malàùt »JEAN DE LA FONTAINE
la vie est belle a la retraite que tu en ai 60 ou 70 ou plus si tu es en bonne sant?! tamalou? mot a eviter;
les poemes un passe-temps sans aucune pretention dans la beaut? de l'aurore avec le soleil qui me fait des levers pharaonique sur la mer...
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.


