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Sujet
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Les ombres du corps
Une petite boule, là, qui s’installe,
Un mal discret qu’on sent mais qu’on ne voit.
On attend, on patiente, on fait escale,
Mais lui progresse, sans bruit, sans émoi.
Il ronge, il creuse, il gagne, il fait scandale
Dans le silence du corps et de la foi.
On espère, on nie, on fait le bal
Mais lui poursuit, sans trêve, son exploit.
Et dans l’attente, le cœur devient bancal,
Trop tard déjà, il impose sa loi.Une bête ronge l’intérieur sans fin,
On doute, on tremble, on s’efface, on se tait.
On n’ose nommer ce poison clandestin,
On veut l’ignorer, l’oublier, le jeter.
Mais il s’installe, il devient quotidien,
Et chaque jour, il gagne en clarté.
Soumis à lui, on perd tout dessein,
On devient l’ombre de sa volonté.
Et dans la nuit, il trace son chemin
Vers la tombe, sans pitié, sans beauté.La souffrance alors devient souveraine,
Elle dévore, elle hurle, elle s’impose.
Chaque heure est morsure, chaque nuit est peine,
Et le corps ploie sous cette métamorphose.
On veut lutter, mais la douleur est reine,
Et le mal rit, triomphant, grandiose.
Trop tard, trop attendu, trop de chaînes
On disparaît, vaincu, sans apothéose.
Et dans le silence, une voix lointaine
Dit adieu… sans colère, sans névrose.Gabrielle. E.
cette cochonnerie ce n’est pas moi qui la porte, je la vis au quotidien auprès de mon mari qui vient d’apprendre qu’il est condamné à plus ou moins brève échéance , que c’est une nouvelle dure à encaisser alors permettez moi de m’excuser de ne pas avoir le temps de vous lire et commenter pour le moment.
avec tous mes remerciements
@micalement
Gabrielle. E.Vivre la po?sie en toute libert?, l'aimer, la lire, l'?crire.. un reflet dans le miroir des alouettes.
mon blog:
http://www.mon-imaginaire.com
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