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L’OISEAU du GIVRE

  • Ce sujet contient 4 réponses, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par cyrael, le 03-01-2012 11:21.
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  • Auteur
    Messages
    • #2736031
      Plume de diamant
      ★★★★★★
      cyrael
        • Sujet: 4849
        • Réponses: 48873

        je fouille, je découvre

        merveilleuse prose

        l'Amour rayonne quand l'Ame s'?l?ve, citation maryjo
      • #2736032
        EMA
          • Sujet: 213
          • Réponses: 778

          à vous, Cyrael et Candide
          Ema

          Toi l'ineffable devenir,
          Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses.
        • #2736035
          EMA
            • Sujet: 213
            • Réponses: 778

            Quand le peintre parle, il y a toujours trop d’images.
            Amitiés
            Ema

            Toi l'ineffable devenir,
            Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses.
          • #2601570
            EMA
              • Sujet: 213
              • Réponses: 778

              AIMER

              Un soir… plus doux que les autres soirs. Naissant des flammes chantantes dans la vieille cheminée. Polissant les eaux du silence, les traits d’une femme toujours vêtue de noir.
              Chassant le gel des murs, de sa pâleur
              Une enfant à peine réchauffée, demanda timidement à son père prêt à l’écouter :
              – Papa, peut-on aimer sans Amour ?
              – Cela dépend de tes yeux, de ton cœur, ma fille.
              – Papa, peut-on vivre sans Amour ?
              – Tu le trouveras toujours si tu sais le donner.

              Et elle donnait ! Donnait. Offrait ses crayons, ses livres préférés. Multipliait ses services. Se réveillait d’inquiétude, hier qu’avait-elle oublié ? Car jamais ! Jamais elle ne rencontrait l’Amour.
              A force de le désirer, elle le perdait dans son sommeil.

              Longueur des sables. Avec les voies du large,
              Fille de l’aube
              elle partait au-delà du soleil. Où chaque jour a le nom des fleurs, la hauteur des fruits.
              Cueillir dans le rosier tremblant
              Les feuilles, épouses du vent.

              Au frisson de l’eau que l’autan ramène.
              Col relevé, les mains dans les poches. Le fond au bord de l’ourlet, le froid piquant sur les épaules.
              Au coin de la rue
              Un garçon l’attendait sous des bâtons de pluie, ombre qui ployait sous son manteau. Quel marteau frappait dans sa poitrine ? L’hiver enfoncé dans le dos. Mendiant que l’aube rétrécit, il s’approcha d’elle et lui dit :
              – Je savais que tu viendrais ! Aujourd’hui je n’ai trouvé, ni de cerises à voler, ni de fleurs à t’apporter. C’est pourquoi je suis là, regarde ! Les larmes sont avec toi, et l’orage sombre de mes pas derrière les nuages. Viens avec moi boire l’eau vague, à la source des baies sauvages !

              Midi était au plus haut dans le ciel. Le soleil en pleine force. La pente ondoyait des branches. L’heure passait comme l’ombre change : tantôt claire, tantôt sombre, selon les silences.
              Ciselées de fruits
              les fleurs retombant heureuses comme tombent les pierres précieuses…

              Au nœud marin.

              La joie de la porcelaine et l’écho du verre montèrent plus haut que le Rhône qui descend les côtes. La flûte enchantait le flot.
              D’échoir dans l’âme un bout de jardin qui se voit, sur le chemin gémissant…
              La fillette nicha dans le repli de son bras, un oiseau aux ailes prises dans un fourré, bleuissant d’un buisson prisonnier.
              Où l’Amour tient des roses ce qu’elles sauvent de cœur,
              le rosier grimpait jusqu’à la fleur, au diamant à la robe de ses doigts qui épousaient la terre.

              Le garçon bouleversé de la voir séparer les eaux des détresses, quand cette journée s’annonçait sans espoir d’autre vie pour celle qui venait d’échouer dans un sillon retourné, lui dit plus haut pour la réveiller :
              – Désormais, je t’appellerai Aurore ! Je serai Aimé. Rien ne descellera la pierre où nous sommes nés ! D’être l’essence qui brûle le feu à la lumière de tes yeux,
              Comme des pommes rouges au soleil
              Nos vies ne feront qu’une, d’être deux à partager le ciel.

              Elle se mit à rire, à rire ! L’oiseau en tremblait. L’écho se répétait. L’horizon s’effeuillant dans sa feuille, au moindre bruit qui entraînait le fleuve dans sa douleur.
              Aurore ? L’aurore était couchée. Aimé ? Ce garçon errait de pic en sommet pour vivre une nuit étoilée qui ne voulait pas de lui pour dormir à ses côtés.
              Quelle voix épinglait la mer ? Quel tour leur jouait le ciel ?
              Lui, qui voulait du soleil sur la table, du génie dans le feu, les poissons allaient à l’eau comme un mois d’avril.

              Les distances courant des nuages. Les cordes prenant du chant.
              La fillette laissa sa main dans celle de ce jeune illuminé. Criant à l’orage de rester quand tout devenait bleu à l’infini de ses yeux. Prenant la nuit pour aurore. Un chien abandonné pour Aimé.
              Le silence de la forêt dans sa peur de mourir de près, le rendait-il plus fou que la rage qui l’habitait l’instant de tenir le chemin du retour ?
              Pourtant son air grave creusait son visage quand l’eau reflétait l’image qui touchait le fond.

              Sous la tenaille qui gronde.

              Face aux yeux qui viennent au monde. De l’épée qui traverse l’éclair.
              Les pourquoi s’alignèrent dans une suite de mots.

               » Fruits qui mûrissaient du ciel qui les remplit de rayon, de lune et de miel.
              De l’espoir qui jaillit, demain
              J’irai sous les combles saisir l’aurore avant qu’elle ne décline plus bas dans ses jours, opta la fillette d’y penser, en longeant la haie qui cloisonnait la porte sur l’éternité.

              Au libre vent des vannes.

              Devant ce mur infranchissable, que nous franchissions sans chercher plus loin ce que nous ramenions…
              Pêle-mêle des branches que nous jetions au feu…
              La terre et le ciel nous ramassant en brindilles de chaque côté du chemin…
              D’avaler ce que nous vivions…
              Quel fond a vidé la bouteille dans le sens du flot ? Rempli l’étain à la taille du vin, jusqu’à la paille de l’eau ? Converti la vigne ? Le pain en raisin ?
              M’aura mariée Toute
              à la route qui jouait de l’orgue du matin ?
              Ma robe étant au fleuve,
              autant de nuages se sont dissipés !
              Dispersant l’orage
              roulant ses tonnerres sur son tambour de guerre, pour nous laisser passer,
              de la voie claire du soleil qui a retiré ses pas du vent.

              A perte de vue.

              Où la vague glisse au timbre de l’eau, peut-être trouverais-je…
              Quelle voix saurait donner un Nom, à la joie qui courait plus loin de l’onde, que nous offrions à nos yeux et tenions dans nos mains » avança la fillette, de marcher longtemps de l’enfance au plus long de l’âge.

              Se renversant de la lune

              L’hiver quitta son lit d’acajou.
              Du peuplier au fond de l’ébène, l’orme ramassait le ciel !
              De l’été en pleine forêt. Au milieu des bouleaux et des frênes.
              Pour un nid
              Qui tiendra entre les branches, d’un chêne.
              Il faisait jour dans la nuit. Soleil dans les trous.
              Pour l’enfant seul qui s’amuse par terre. Quand…

              Quand ses yeux ne pleurent pas. Ni ne parlent plus. Qu’ils ne demandent rien.
              Le vent et la poussière laissant dans son regard, le fond qui luit de lui-même.
              Des rêves qui reviennent dans le cercle lumineux des terres
              Au creux de l’oreiller, les nuits sont douces, les murs de sons,
              Des saisons qui viennent habiter sa maison.
              Ouvrant ses mains.
              Baignée de lunes, entre deux eaux,
              Aimé l’embrassait sous la pluie.

              Toi l'ineffable devenir,
              Dont je bois les mots de l'autre c?t? des choses.
            • #2736036
              Plume de diamant
              ★★★★★★
              cyrael
                • Sujet: 4849
                • Réponses: 48873

                HEUREUSE ANNEE 2O12

                bisous

                meilleurs voeux EMA..

                merci pour ces beautés **

                l'Amour rayonne quand l'Ame s'?l?ve, citation maryjo
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