C’est un verre noyé dans un chagrin d’amour
Qui coule sur ses joues au matin de ce jour;
Trahie par un espoir – Qu’elle a raison d’y croire ! –
Est-ce un homme, pourtant, qui mouille son mouchoir ?
Sans doute un moins que rien, une ombre insignifiante
À côté de son âme ! Ô courbure brillante
Qui serpente au-dessus de ces cœurs infidèles;
Elle est belle à tomber… Et pourtant le sait-elle ?
Quand ses yeux grands ouverts croisent un horizon,
Tel un cri : au secours ! Bien sûr qu’elle a raison
D’aimer… D’aimer encore, au point de se tromper
Sur quelqu’une personne au regard enfermé.
Qu’elle y retourne alors une millième fois !
Car l’amour est le seul et l’unique combat
Qui vaille cette peine… Il faut bien être fou
Pour ne pas succomber à la beauté de Lou.
"Le monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser." A. R.