Lumière.
Dans ce dédale, je me retrouve enfin presque.
Tout d’même ! Ai-je le choix ?
Il me faut trouver une place
dans ce monde où bousculer
la poussière.
Non ce ne sont point les rêves qui font tousser.
Mais simplement des êtres
à l’âme embrasée de mille dieux avec un grand F. De les
avoir tout bonnement effleurés avec leurs doigts
de lassitude.
Non ! Aucune méprise car
comme tout l’monde ma soupe je prépare, en rêvassant sans grimacer.
Rentrant du port accroc de
Knorr telle une vraie pomme de terre heureuse et en robe de chambre dans son igloo parfumé de vidéos et de lumières, de musique et d’enfers où règnent et cohabitent astéroïdes et lasers .
Une soirée somme toute ordinaire.
En parlant de plongée dans cet univers,
ce n’est pas le potage que je rejette. Non car le bouillon auquel je songe est d’un velouté spécial. Oui il est vrai que ce soir-là la télé était belle.
Mon orgue aussi.
Tant et si bien que les sons qui naissaient de mes doigts se mariaient si fortement que
lorsque j’éteignis mon instrument, j’ai cru un court instant la télévision s’éteindre aussi.
Le charme fut-il rompu alors ?
lorsque désabusé,
il me fallut partager de nouveau mes songes avec ma solitude revenue.
Jean-Robert Dray.
Le 24.10.1993. 23h50. Cergy.