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Sujet
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L’usure du temps
Dans un salon sans murs, où les heures se figent,
Je suis tasse ébréchée, écho qui s’afflige,
Amoureux du vide, du bois qui se fend,
D’une chaise oubliée, d’un soupir absent.
Mon corps effacé, fragile et bancal,
Danse au bord du réel, dans un rêve ovale,
Et la gravité, capricieuse et moqueuse,
M’emmène en silence, vers l’ombre brumeuse.
Elle me regarde sans vraiment me voir,
Elle fronce les sourcils, en quête d’un soir,
Pour boire son ennui dans une tasse d’argent,
Tandis que je m’efface, fragile et mouvant.
Je l’aime peut-être, ou bien pas du tout,
Tout lui semble égal, même l’absurde flou,
Dans ce ballet étrange, sans fin ni début,
Je reste immobile, elle m’aura retenue.
Un thé, un sourire, une moue qui s’enroule,
Dans le silence vide, tout doucement s’écoule.
Charef
Tiaret le 07/10/2024
Photo PinterestMise en page de Sybilla / Image web trouvée par Sybilla
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