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Magnifique nature !
Le soleil au zénith, sous un ciel azur
Je marche, seul et libre, me sens Robinson
En osmose, avec les éléments, la nature
Aux couleurs bigarrées me met en pamoisonUn léger vent marin soulève les cheveux
Il caresse de ses doigts la peau de la mer
Elle frémit de plaisir, de ce jeu amoureux
Et des vagues, pousse les embruns vers la terreUn instant, je m’arrête devant la beauté
De l’océan, tout est grand, calme et naturel
Tel un tableau vivant, virginale pureté
Qui a gardé en lui son aspect temporelSur la plage, au sable blanc, je peux entendre
Passer au-dessus de moi un vol gracieux
D’oiseaux, allant pêcher, plonger et surprendre
Les poissons, emportant ce butin précieuxEt je vois au loin naviguer un beau trois-mâts
Toutes voiles dehors, il vogue sur les flots
Fier et orgueilleux, de ce panorama
Je rêve d’être pirate, un vrai hérosJe me laisse bercer par le bruit des vagues
Qui viennent mourir aux abords des rochers
Ce doux clapotis reposant, je divague
Et je m’endors au milieu des palmiersL’aube, je pars de chez moi d’un pas solitaire
Marcher là où je me sens libre, sur l‘estran
Et admirer la vue, loin de ce monde austère
Les pieds nus dans l’eau, l’esprit un peu migrantJe communie avec les éléments, la nature
Devant cet océan, en totale harmonie
Je suis hors du temps, hors de tout, la vraie rupture
Ici et maintenant, le cœur en symphonieJe suis oiseau, un nuage dans le ciel
Je suis poisson, un coquillage dans la mer
Je suis soleil, l’ombre sur un gratte-ciel
Je suis cheval, un coquelicot sur la terreJe ne cherche pas le bonheur, que des moments
De joie et des instants de pure plénitude
Sentiment d’être vivant, la vie est un roman
Chaque jour m’apporte son lot de quiétudeQuand le jour se lève, la brume du matin
Enveloppe de son écrin, vertes prairies
Tendres labours et étend son voile satin
Sur les champs de rosée, aux parfums si fleurisQuand sur la plage, le vent souffle ses embruns
Les moutons blancs, tel un troupeau, chantent la mer
Et font le dos rond, de leurs pigments ocres et bruns
Des monstres marins, se prennent pour des chimèresQuand le ciel est bleu, les rayons du soleil
Dardent de leurs traits, les vieux murs du Castel
Quelques fantômes noctambules, tous pareils
A d’antiques momies, parlent de bagatellesQuand la forêt touffue prend ses couleurs d’automne
Les sous-bois murmurent, susurrent de leur voix
L’agonie prononcée d’un bel été atone
Et l’écureuil roux fait provision de noixQuand la montagne se pare de son manteau
D’hermine, l’aigle plane au- dessus des vallées
Perçant d’un cri strident, le merveilleux tableau
De la vie rurale, aux reflets acidulés !Minuit, parmi un champ d’étoiles, j’aperçois
Les tendres rayons de lune, se refléter
Dans les eaux turquoise du lagon, j’entrevois
Ma vie au paradis, en cette nuit d’étéAssis devant les flots, contemplant l’océan
Je songe à ces marées, au rythme bienséant
Venant du grand large, s’endormir sur la grève
Répétant leurs mouvements et toujours sans trêveVoir, la vague sauvage étendant son emprise
Et qui va se briser sur les falaises grises
Ses paquets d’eau salée, lourds et massifs
Arrachant la chair, de leurs coups successifsQui vient s’écraser, en tapis de galets
Et la mer chaque fois, effectue son ballet
De houle et de ressac, amenant sur la plage
Carapaces de crustacés et coquillagesSi un jour, un doux cheval d’écume m’emporte
Sur son dos, pour naviguer, vers une île accorte
Je prendrais pour tout bagage, qu’un seul objet
Un livre de souvenirs, durant le trajetJe serais Robinson, attendant Vendredi
Je bâtirais un toit, en un après-midi
Un long morceau de bois et quelques hameçons
J’irais sous l’eau, pêcher des poissons polissons.A tous les amateurs, que je ne connais pas
Venez faire escale, sur mon rêve sympa
Capitaine au long cours, skipper de l’aventure
Je vous mènerai vivre près de la natureJe vois le crépuscule aux lueurs jaunes lin
Effleurer la peau azurée de l’océan
Le soleil s’endort dans les flots, de doux câlins
D’écume le bercent de leurs chants reposantsUn léger vent du large soulève le sable
Laissant apparaître sur le sol, coquillages
Et quelques crabes, sur la plage vénérable
La mer emporte les traces de leur sillageMon corps est resté sur terre, l’esprit m’a quitté
Pour voguer vers les îles de Polynésie
Sur un voilier blanc, il rêve d’habiter
Ces lieux magiques, aux couleurs fantaisieQui est ce bel et grand oiseau, libre, fier
Qui défie les éléments, heureux roi des cieux
Je t’envie de désir ! Tu peux magnifier
La beauté du monde, de ton vol gracieux !
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