On troque des larmes
Contre de l’encre.
Nos coeurs en réservoir
Du noir écarlate,
Sur la pointe du pinceau
Qui trahit nos mémoires.
On troque du sang
Contre des sons.
Dissonances matricielles
Éveillant des sens,
D’une monocorde transe,
Bercée aux airs du réel.
On troque des maux
contre des mots.
Nos esprits prisonniers
De leurs propre jougs,
Un instant vers le soleil,
Aveuglés de liberté.