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Sujet
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MARIE
Marie les a quittés, un matin de printemps
Elle s’en est allée vers les prés de l’ailleurs
Là où les champs de blé étalent la rousseur
Rouges coquelicots, bleuets, pois de senteur
Les blanches marguerites émaillent de couleurs
L’ombre des canopées. Délicates odeurs.
Ici le vent du soir n’a pas le nom d’autanUne truffe humide, lichette du jarret,
Se tourne interloquée, fait face au roquet
C’est bien toi mon Médor, moi je te croyais mort
Frétillant de la queue, il répond ouah de chien
Je pourrais te pincer, mais si tu veux je mords
Lui montre le chemin, poursuit : alors tu viens ?
Ici, c’est si léger qu’elle se laisse emporterJouit de l’air du temps, reçu comme un présent
Ils sont tous venus là, des rires aux éclats
Yvon et Marinette, copains et copinettes
Et puis devant la grange se tient grand échalas
Celui qui en son temps, la fit devenir mère
Et son regard moqueur lui met le cœur ardent
Ici on n’a pas peur de rouler sur la pailleLes rides effacées, n’est plus de temps qui vaille
Fontaine jouvencelle, elle va s’y baigner
Médor et son complice, ils courent les sentiers
Le printemps veut l’été, aux rives de l’ailleurs
Toujours bien entourée, et tellement solitaire
Elle ne regrette pas, la vie de l’autre terre
Car il parait qu’ici, le pain est bien meilleurParceval
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