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Matin de grisaille, je pensais aux arbres…
un vent de fou secoue les feuillus
leurs branches se feront toutes nues
bientôt, bientôt puisque tout se délabre….Puisque la pluie n’est que larmes de ciel …
qu’elle est la grande bénéfique là ou on l’invoque
la terre la craint, la terre trop sèche l’appelle
les dieux je crois la supplie..la convoque….Matin de grisaille, je pensais aux oiseaux
un vent de fou empêche leur envol
les herbes repliées en petites folles
nuages se mouvant en petits et gros.Puisque la pluie n’est que de l’eau du ciel
qu’elle est vénérée par les peaux d’ébène
vous savez là où l’on mange des peines
là où on s’abreuve de promesses de fielMatin de grisaille, je pensais à la misère
aux sans logis, aux trottoirs plein de gris
à la lumière du jour qui fricote avec la nuit
saison d’automne qui prend des grands airsUne tragédienne, une comédienne
sur la scène du temps, Vivaldi mène la danse
il pleut, il vente et mes yeux font silence
si l’automnal impose sa petite laine…Septembre pleure déjà sa mélancolie …
puisque la pluie tombe, solennelle …
puisque qu’elle est priée ….puisque’elle est vie..
matin de grisaille, je pensais juste à l’essentiel…Isabelle le 15 septembre 2025
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