Oasis des Artistes

Oasis des artistes: Poésie en ligne, Concours de poèmes en ligne – membres !

Maudit !

  • Ce sujet contient 2 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Sybilla, le 06-08-2025 09:53.
  • Créateur
    Sujet
  • #2721681
    ELTEOR
      • Sujet: 1948
      • Réponses: 260

      Rejeté de DIEU !

      J’ai poussé un cri dans la nuit
      Un appel, une plainte gutturale
      Car je suis devenu autre chose
      Un animal qui appelle à la Lune

      J’ai perdu toute humanité
      Et transformé en bête
      J’hurle, j’appelle la Mort
      Je suis un rejeté de DIEU !

      Je suis l’œuvre des ténèbres
      Le pire de vos cauchemars
      La terreur de vos frayeurs
      Les plus profondes et intimes

      Je suis le mal incarné
      Mais mon esprit, mon âme
      Ne sont pas dépravées
      En mon moi, je reste un homme !

      Triste vampire

      Il pleure l’amour immortel, des larmes de sang
      Coulent le long de ses joues blanches et blafardes
      Car le vampire a perdu l’aimée, impuissant
      Cruel sort, il en veut à mort à la camarde !

      Il se rappelle des folles nuits, d’aventure
      Quand ils allaient tous les deux, les crocs acérés
      Mordre la chair savoureuse des créatures
      Plonger dans le cou des humains sidérés

      Savourer ces succulents repas, ressentir
      Palpiter la vie qui part en quelques instants
      Tenir dans les bras, ces pauvres poupées de cire
      Hélas ! Sa compagne est partie vers le néant !

      Moi, le vampire

      J’ai choisi de mourir et renaître en vampire
      Fuir le jour et embrasser les mortels soupirs
      De la nuit, ne plus sentir la chaleur du corps
      Les émois du cœur, pour un avenir si gore

      En un baiser mortel, tout en perdant mon âme
      Je survis par le sang, surtout celui des femmes
      Don Juan des enfers, les crocs si acérés
      Je les sens palpiter, leur regard sidéré

      Et quand survient le noir, il est temps de partir
      De retourner dans mon cercueil, obscurs martyrs
      Que mes victimes, je prends leur vie, sans vergogne
      Pour oublier, la puanteur de ma charogne

      Moi qui suis damné ! D’être immortel et vampire
      Que m’importe la mort, les ravages du temps
      Car je ne peux point mourir, juste m’assoupir
      Je me vomis, de jouir d’un corps de mutant

      Revoir poindre le jour d’un soleil éclatant
      Ressentir à nouveau les émois de mon cœur
      Je ne puis accéder à ces plaisirs si plaisants
      Condamné au sort, de souffrir d’un crève-cœur

      J’ai voulu l’éternité, j’ai eu solitude
      Et l’enfer ! Dans ce caveau, pensant à ma vie
      Je n’avais que soupirs, tout était lassitude
      J’ai vendu mon âme à Satan, je suis maudit !

      Je pleure l’amour immortel, des larmes de sang
      Coulent le long de mes joues blanches et blafardes
      Car moi vampire ! J’ai perdu l’aimée, impuissant
      Quel cruel sort, j’en veux à mort à la camarde

      Je me rappelle des folles nuits, d’aventure
      Quand nous allâmes à deux, les crocs aiguisés
      Mordre la chair savoureuse des créatures
      Plonger dans le cou des humains épuisés

      Déguster ces succulents repas, ressentir
      Palpiter la vie qui part en quelques instants
      Tenir dans les bras, ces pauvres poupées de cire
      Hélas ! Ma compagne est partie vers le néant

      Minuit, je sors de ma torpeur crépusculaire
      Je détends la mâchoire et muscles maxillaires
      Un goût âpre dans la bouche, les incisives
      Veulent sortir soudain de leur langueur oisive

      Etre vampire n’a pas de côté romantique
      L’immortalité a cet aspect pathétique
      La Mort embrasse la vie, de ses longs baisers
      Fatals, elle n’a jamais l’esprit apaisé

      Chasse à l’humain, perpétuel rituel
      Le travail artisanal, surtout manuel
      J’aime planter les crocs aiguisés dans le cou
      De mes proies qui meurent d’effroi à tous les coups

      Aucun sentiment, ce ne sont que des poupées
      Que le garde manger et j’en fais mon souper
      De succulents repas, parfois assaisonnés
      De sang coagulé, jamais empoisonné

      Le forfait accompli, repu de l’élixir
      La nuit m’appartient, c’est tout mon univers
      Le royaume des ombres, aux visages de cire
      Les corps exsangues ne sont que des faits-divers

      J’ai beau être un revenant, une créature
      Aux mœurs si douteuses mais j’ai aussi un cœur
      Même si cela n’est pas dans ma vraie nature
      Aimer ! Pour les femmes, je n’ai point de rancœur

      Comment déclarer cet amour que j’ai en moi
      Pourrais-tu chérir, moi qui donne que la mort
      J’ai des sentiments qui me mettent en émoi
      Cause perdue qui me laisse à mon triste sort !

      Ô toi !

      Roulons-nous dans le lucre, stupre et la luxure
      Que nos corps se mêlent, s’entremêlent, jouissent
      Ils frémissent déjà au goût de nos morsures
      Mord-moi ! Brutal, fougueux vampire les entrecuisses

      Abreuve-toi du nectar de mon doux calice
      Tes baisers sataniques sont un pur délice
      Je réclame tes caresses sur ma peau lisse
      Ton ardeur démoniaque nous rend complices

      Que tes longs crocs acérés pénètrent ma chair
      Aspire le suc brûlant qui te donne vie
      Je fais don de ce sang, par amour mortifère
      Ce fluide vital assure ta survie

      Accorde-moi la Mort car tu es un vrai mâle
      Ô toi, mon bel immortel ! Fait de moi ta femme
      Célébrons notre amour devant l’autel du mal
      Que cette union ne meurt jamais dans les flammes !

      Propos d’un vampire

      Avant les lueurs crépusculaires d’un lever matutinal
      Je me retire dans la sombre crypte du château délabré
      Evitant les rais destructeurs d’un soleil éclatant

      Dormir le jour, tel est le sort funeste du rejeté de Dieu
      La malédiction éternelle d’un Mort-vivant à l’âme damnée

      Mon cœur est sec comme la pierre
      Et mon esprit est terne comme la cendre
      J’ai renié la foi pour acquérir l’immortalité
      Car je ne pouvais pas supporter
      La putréfaction programmée du corps

      J’ai signé de mon sang, les termes du marché
      Sur un parchemin en vélin, abandonné mon âme au malin
      Afin d’éviter la fin décadente des mortels humains

      Le temps n’avait plus d’emprise, plus de poids
      Sur mon existence de vampire, j’étais un anachronisme
      Une anomalie sur la Terre

      Je n’avais qu’un seul but, me nourrir du sang capiteux
      Et enivrant de ces pauvres victimes, plantant mes crocs acérés
      Dans le cou palpitant des femmes qui se donnaient à moi
      J’aimais ces veines rouges qui attendaient
      Le baiser mortel de ma bouche avide

      Mais que vaut cet état si je n’ai plus de joies simples et heureuses
      Celles que j’ai vécues quand j’étais un homme que l’on dit normal !

      Je suis un monstre ! N’enviez pas mon sort !
      N’ayez pas peur de la Mort, elle n’est qu’un passage
      Pour moi, l’immortalité est pire que ma propre Mort !

      Et je m’endors dans mon cercueil avant le lever de l’astre de feu
      Pensant dans mes cauchemars à tous mes aïeux !

      Le bal

      Cette pauvre charogne qui gît sur la terre
      Et les nécrophores rentrent par l’œsophage
      Des larves d’insectes sortent du sphincter
      De ce corps pourri, bouffé par les nécrophages

      J’ai planté mes crocs dans la masse informe
      Moi, le maudit ! L’éternel damné, un vampire
      Que je suis et je peux prendre toutes les formes
      Et j’ai bu tout son sang jusqu’au dernier soupir

      Chaque nuit, je m’abreuve des pantins humains
      Je vois la peur, l’effroi total sur les visages
      Rassasié jusqu’à la proie du lendemain
      Chez les mortels, je fais un terrible carnage

      Avant que le jour se lève, fuir le soleil
      Je retourne par instinct dans ma propre tombe
      Pour un repos diurne à nul autre pareil
      D’autres comme moi dorment dans les catacombes

      Et nous participons à un bal des ténèbres
      Les goules et les striges en habits d’ébène
      S’agitent en couple sur des danses funèbres
      Oh surprise ! On nous sert du sang frais, quelle aubaine !

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    • Auteur
      Réponses
      • #3578317
        Georgiu Cornel
          • Sujet: 453
          • Réponses: 3002

          Ces textes semblent être des extraits d’un recueil de poèmes ou de chansons, car ils sont présentés de manière désorganisée et répètent parfois les mêmes thèmes.
          Cet ensemble de poèmes est une exploration de la psyché du vampire. Le vampire n’est plus une figure de pouvoir, mais une figure de tragédie.

        • #3578372
          Sybilla
          Maître des clés
            • Sujet: 5464
            • Réponses: 79667

            Bonjour Cher Ami poète Olivier,

            Notre Cher Ami poète Cornel a parfaitement analysé tes poésies !

            Je rejoins ses mots !

            Belle journée Cher Ami poète Olivier !
            Toutes mes amitiés
            Sybilla

            Le r?ve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)
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