Oasis des Artistes

Oasis des artistes: Poésie en ligne, Concours de poèmes en ligne – membres !

Momo est à la casse!

  • Ce sujet contient 6 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Erhan, le 18-08-2012 10:20.
  • Créateur
    Sujet
  • #2616706
    Erhan
      • Sujet: 121
      • Réponses: 1250

      Le soleil brille de mille feux, il entre insidieusement
      par les petites fentes du volet de ma chambre.
      Mon radio réveil n’a pas encore sonné que les
      rayons me fouettent le visage, je me lève.

      Man a déjà préparé le petit déjeuner.
      Elle m’attend avec son sourire protecteur.

      -Tu as bien dormi mon chéri ?

      -Oui man, faut que je me dépêche car j’ai
      plein de choses à faire.

      Et toi, ton boulot ça va ?

      -Oh oui… Monsieur Lefait n’est pas agréable
      ces derniers temps, mais je ne fais pas attention
      à ses remarques car dans le fond c’est un bien
      brave homme.

      La quincaillerie n’est plus ce qu’elle a été, cela
      pourrait expliquer les sautes d’humeur de mon patron.

      -Surtout ne te laisse pas faire !

      Ah ! J’allais oublier de te dire qu’aujourd’hui je
      me présente aux élections de délégué de classe.

      -Je pense que tu seras un très bon candidat.
      -Ca tu peux le dire, Man !

      Mince, il est l’heure, faut que j’y aille man.

      Durant tout le trajet du bus, je pense au
      discours que je vais présenter devant les
      copains, j’ai une trouille indescriptible.

      Pour moi être délégué, c’est donner de son
      temps pour améliorer le quotidien de chaque
      élève de la 4B.

      Des idées, j’en ai à profusion, de quoi remplir
      un dictionnaire.

      Mon seul adversaire n’est rien de moins
      que; l’enfoiré de Leduc.

      Ce gars n’est vraiment pas cool, il a toujours
      des notes maxi dans tous les cours!

      Faut pas lui demander un coup de main pour
      une interro car il travail en solo.

      Il n’est pas apprécié, mais un premier de classe,
      ça rassure!

      Dans la cour de récré, un groupe de copains
      m’interpellent au sujet de ma candidature.

      -Faut pas rêver Momo, t’as pas de chance
      face à Leduc ! Faut se dépenser sans compter…
      Si tu vois se qu’on veut dire?

      J’ai pas le temps de répliquer, que la nana la
      plus chouette de l’école leur cloue le bec en
      me prenant par le bras.

      -Viens Momo, perds pas ton temps avec
      ces minus.

      Nat, en plus d’être très jolie, est l’une des filles les
      plus intelligentes des quatrièmes.

      Je suis fier d’être son pote.

      -Tu a raison de te présenter, pour moi tu es
      le gars le plus indiqué pour ce poste.

      -Ouais ! Mais j’ai la frousse de présenter mon
      projet devant la classe, j’espère que Dufoze
      acceptera que je le fasse à la fin de son cours.

      -T’en fais pas, ça ira, à plus…

      Evidemment, le premier cours est celui de
      Madame Impote. Ce lundi commence bien !

      Aujourd’hui elle est en forme :
      Interro surprise !

      Panique parmi les élèves car personne
      ne s’y attendait.

      Rex comme on la surnomme, n’est apprécié
      de personne car elle fait tout pour nous être
      désagréable.

      Du moins, c’est ce qu’on se dit, pour avoir
      bonne conscience.

      SUITE……….

      Quand elle est malade nous sommes fous
      de joie !
      Bien souvent, je me demande ce qui se
      cache derrière cette façade antipathique.
      Heureusement que ce n’est qu’une demi- journée!

      Man dit souvent qu’il y a en chacun de nous
      une immense bonté.
      J’ai difficile de la croire en voyant Rex : nez
      pointu, lunettes des années préhistoriques,
      maigrichonne, sévère, enfin c’est Rex !

      Ouf! C’est la récré de dix heures ! Je m’enfile
      une barre de chocolat ni vu ni connu…

      Faut bien ça pour me remettre de l’interro de Rex.
      Je file droit sur la machine à sodas comme
      dit Dufoze.

      Le coca que je bois goulument me fait le
      plus grand bien.

      Nat viens me rejoindre.

      -Momo, une soirée tektonik est organisée
      samedi par les filles, dans le local de
      musique.

      Je peux compter sur toi ?

      -Ben…Je ne sais pas quoi te dire ?

      -Tu n’as qu’à dire oui !

      -C’est pas si facile que ça. Man a besoin de
      moi à la maison.

      -Je comprends, mais si tu changes d’avis
      contacte-moi.

      Bon sang ! Mentir à ma meilleure amie, je ne
      suis qu’un lâche.
      Bien sûr que ça m’aurait plu.

      Mais voilà, mes cent vingt kilos sont indécents.
      La sonnette retentit, ce qui me délivre de ces
      pensées.

      Ouf! Enfin, le dernier cours de la journée.
      Dufoze nous attend au pas de la porte.

      -Entrez, chers messieurs.

      Ce n’est pas dans ses habitudes, de nous attendre
      comme cela. Y a du louche là-dessous…

      A peine assis, je lève mon doigt.

      -Oui Delaigne, que puis-je pour vous ?

      -Ben, pourrais-je présenter mon projet de
      délégué de classe à la fin du cours? S’il vous plait ?

      -Je pense que cela pourrait être dans les possibilités.

      Mais qu’est-ce qu’il lui prend, me demandai-je?
      Il parle bizarrement!

      Pas le temps de cogiter mon idée, que le cours de
      sciences commence.

      -Je ne tournerai pas autour du pot Messieurs.
      Aujourd’hui, nous entrons dans la phase pratique
      des investigations sur la pollution.

      Par groupe de quatre, vous devez réaliser un
      travail sur une source de pollution de votre
      choix.

      SUITE…..

      Evidemment, ces sources serons situés dans le territoire notre commune.

      Et de grâce ne venez pas avec des photos de vos WC!
      Le travail le mieux présenté et le plus complet sera
      remis à l’échevin de l’environnement.

      Ceci, dans le cadre de l’action citoyenne menée
      par notre commune.
      Attention! Je veux des photos, des échantillons,
      bref du travail de scientifique.
      -Pour quand? Demande Cruchon, surnommé ainsi
      par la classe, car il est petit et boit tout le temps.
      -Et bien, pour la semaine prochaine par exemple…
      -C’est le coup de massue pour toute la classe!
      Big travail, en plus avec un rapport à la clé.
      Le cours reprend après le brouhaha qu’a provoqué
      la nouvelle de Dufoze.
      Si on peut appeler ça une nouvelle!
      Tout le monde est concentré sur l’article
      distribué par Nanar.
      On frappe à la porte. Vingt neuf élèves relèvent la
      tête, comme un seul homme.
      C’est Madame Matize ! Tous les élèves sont
      bouche bée.
      -Elle est vraiment canon!
      Me dit, Nanar, assis derrière moi.
      C’est vrai, elle est grande, élancée, maquillée juste
      ce qu’il faut. Pour nous c’est Sophie Morseau, l’actrice.
      -Bonjour les enfants dit-elle d’une voix douce.
      -Tous en chœur, nous répondons « bonjour maaadaaame ».
      Elle se tourne vers Dufoze, lui demande s’il viendra
      boire un café dans la salle des profs.

      Dufoze est devenu un autre homme, embarrassé il bégaye,
      rougit et finit par dire oui.

      Je me dis  » Mon œil oui, il n’y a plus personne à
      cette heure là dans la salle des profs »

      Elle se retire tel un ange, ses pas étant rythmés
      par le son de ses hauts talons. Cela lui confère
      une démarche de diva.

      Bref, nous voilà à la fin du cours.

      -Monsieur Delaigne, il serait bon que vous
      commenciez votre présentation de projet pour
      les élections de délégués de classe.

      C’est avec la peur au ventre que je me rends
      à l’estrade. Ma feuille est devant moi, je veux
      commencer mais aucun son ne sort de ma bouche.
      -Allons y Delaigne me dit Dufoze !
      Voilà les copains, j’aimerais être votre délégué
      de classe, je pense pouvoir vous représenter
      pour des projets qui j’en suis sûr vous intéresseront.

      Tout d’abord, je tiendrai une permanence pour être
      à votre écoute, ensuite ma première mission serait
      d’améliorer la propreté de la cantine, ensuite…
      Je n’ai pas le temps de terminer que la sonnette
      retentit.
      -Vous continuerez mercredi Monsieur Delaigne.
      En sortant Leduc me rie au nez.
      -Raccroche Momo, t’es pas à la hauteur. Quand
      je vais me présenter, tu seras écrasé comme
      une vulgaire mouche.
      Ce qui fait rigoler aux éclats les têtes de la classe.
      -A table! Me crie Man.
      Je quitte mon ordinateur à mon plus grand regret.
      J’étais sur une page passionnante, qui expliquait
      les méthodes de la police scientifiques.

      La table est light comme on le dit dans les journaux,
      pommes de terre vapeur, haricot vapeur, brocoli vapeur,
      et un tout petit morceau de viande.
      Bon sang! Y a pas pour nourrir un papou ! Je ne dis rien
      à man car elle se donne un mal fou pour que je perde
      du poids.
      -Alors mon chéri, comment ça c’est passé à l’école ?
      -Bof! Rien Man!
      -Les élections de délégués se passent comment ?
      – Ben, pour le moment je n’ai même pas réussi à
      présenter mon projet.
      Man a je ne sais quoi, elle me pose une question
      puis elle semble être absente.
      -Coucou ! Maman ?
      As-tu entendu ce que je viens de te dire ?
      -Oh, excuses moi Maurice, je suis préoccupée.
      Les affaires de Lefait ne marchent vraiment pas.

      Aujourd’hui, il s’est énervé pour un bidon de cire
      liquide qui n’était pas à sa place.
      Il s’en est suivi une dispute, je lui ai dit ses quatre
      vérités. Lefait est alors devenu plus calme, nous
      sommes allés nous asseoir.

      Il m’a dit qu’il ne pourrait pas me garder longtemps
      si les clients ne revenaient pas.
      Lefait avait les larmes aux yeux.
      -Satané Briko -Trafik, il n’en a rien à foutre du petit
      commerce de proximité !
      C’est eux qui devraient fermer.

      Man ne m’écoute de nouveau plus. Je n’insiste pas
      car elle est soucieuse, je sais que tous les frais de
      la maison reposent sur ses frêles épaules.
      Je n’ai pas vu Le Furet depuis vendredi passé.
      Que fait-il ? Ca me tracasse, il n’a pas
      donné signe de vie.
      J’arrive chez lui, je frappe à la porte de
      l’abri de jardin. La porte s’entrouvre, par
      l’entrebâillement s’échappe une fumée
      âcre de tabac.
      Je vois mon pote, affalé dans son vieux fauteuil,
      la pipe au bec.
      -Hé, quoi de neuf ?
      -Pour seule réponse, je reçois une bouffée
      de fumée de pipe dans la tronche !
      Je m’assieds sur l’autre vieux fauteuil,
      héritage d’une vieille tante du Furet.

      -Tout à coup ,Yannick sort de son état
      léthargique. Il rajuste ses lunettes et
      me fixe d’un air inquisiteur.

      -Momo! Pourra-t-on regarder droit dans les yeux,
      les générations futures, si rien n’est fait pour
      changer nos modes de vies et de consommation ?

      Je n’ai pas le temps de répondre qu’il continue
      sans s’arrêter.

      -Les conséquences des changements climatiques
      nécessitent des réponses urgentes!

      -Bon sang Yannick, de quoi tu causes ?
      -Nom d’une pipe ! Momo le monde va mal, et toi
      tu restes les bras ballants.
      Sais-tu qu’à l’échelle mondiale, la température de
      la planète s’est élevée de zéro virgule septante
      quatre degré en cent ans ?
      Cette hausse est liée à une concentration très
      élevée de gaz à effet de serre, entre autres de
      CO2 dans l’atmosphère
      -Je vois, mais à notre niveau, pouvons-nous faire
      quelque chose ?
      Le Furet se met en colère, il devient tout rouge
      prêt à bondir sur moi.
      -Bien sûr, bougre d’écervelé ! Il faut diminuer la
      consommation des ressources fossiles.
      Arrêter la déforestation de l’Amazonie et des
      forêts tropicales. Changer notre comportement
      de consommation excessive d’eau.
      Privilégier le vélo et la marche, au lieu de se
      déplacer, pour un oui pour un non en bagnole.
      Arrêter d’utiliser des produits pesticides dans
      le jardin, ce qui nuit aux nappes phréatiques.
      Ne pas déverser nos déchets dans la nature.
      Tu piges ?

      Puis d’un coup, il s’arrête de parler et retrouve
      son fauteuil et sa pipe.
      Je pense qu’il faut le laisser à ses pensées.
      Je le salue, puis je reprends le chemin de la maison.
      Il a bougrement raison me dis-je. Mais qu’est-ce
      qu’il lui arrive ?
      D’habitude, il se soucie plus d’affaires policières
      que de respect de la nature.
      Pour moi, il est sur un nouveau coup…

      SUITE…

      Man est assise immobile dans la cuisine,
      elle n’a même pas remarqué ma venue.

      -Ca va man ?

      Elle se met à pleurer tout en me serrant
      contre elle.

      -Man, tu vas me dire ce qui se passe ?

      -En fait, mon chéri, j’ai perdu ma place.
      Qu’est-ce qu’on va faire ?

      -Lefait , espèce de salopard !

      -Non chéri, ce n’est pas de sa faute.
      La concurrence n’est pas possible avec
      le Briko-Trafik!

      Mon patron était très triste, il m’a même dit
      que sa vie, maintenant n’avait plus de sens.

      -Man faut vivre avec ton temps.
      Il y a un proverbe qui dit « Si tu ne peux vaincre
      ton ennemis fais en toi un ami »

      -Maurice que veux- tu dire ?

      -Ben voilà ; tu as une bonne expérience dans
      la quincaillerie ?

      -Oui et alors ?

      -Faut que tu présentes ta candidature
      chez Briko-Trafik. Je suis sûr qu’ils te prendront.

      -Tu as raison Maurice, non seulement je vais
      m’y présenter, mais pas tout seule.
      Lefait nous a permis de nous en sortir pendant
      des années, il viendra avec moi.
      Evidemment, pour le travail de sciences
      je me retrouve tout seul. Je décide d’aller trouver
      Dufoze pendant la récré.

      A ma grande stupéfaction, sa porte est fermée…
      Je frappe à la porte, pas de réponse.

      Je m’approche de la porte pour entendre, quand,
      brutalement on me tire par l’oreille.

      -Alors Monsieur Delaigne vous écoutez aux portes ?
      Nous allons en référer à mon supérieur.

      C’est Impote, cette vieille sorcière m’entraîne
      vers le bureau du proviseur.

      La chance est avec moi, Dufoze sort de sa
      classe les cheveux ébouriffés.
      -Ah Delaigne, enfin vous voilà !

      -Ce monsieur, écoutait à votre porte mon cher.

      -Si vous le permettez, Madame Impote, je vais
      m’en occuper.

      -Je compte sur votre sévérité la plus absolue !

      -Je vous remercie chère confrère.

      La vieille s’en va, mais mon sort n’est pas enviable.
      Que diable faisait Dufoze ? Pas le temps de trouver
      la réponse que Dufoze me tire par le bras.

      Je fais une entrée en classe, à la vitesse supersonique.
      Je m’échoue sur une chaise, près du bureau du prof.

      -Bonjour Monsieur Delaigne, me dit Matize, à ma
      plus grande surprise!

      -Jour M’Dame.

      Dufoze me torpille des yeux ,je crains le pire…

      -Delaigne, que je ne vous y reprenne plus !
      Est-ce clair ?

      -Oh, oui M’sieu.

      -Votre punition sera de prendre en charge le
      travail le plus difficile ; la contamination
      des rivières et des sols.

      Je ne demande pas mon reste, je pars sur
      les bouts des pieds. En sortant je reçois
      une bonne tape sur l’épaule.

      Ma nouvelle mission me remplit de joie.
      Je n’en dis rien aux autres, car je veux en
      faire la surprise.

      Man va assurément être folle de joie.
      Si seulement cette affaire d’emploi pouvait
      se régler. S’il le faut j’irai travailler chez Garon;
      le garagiste de Prontisse.

      La journée se finit par le cours de Géographie
      qui est donné par Mademoiselle Martinet.
      Elle veut donner cours avec passion, mais
      les andouilles de la classe font chambard.

      Pourtant, le sujet du cours est; l’hydrographie
      de notre province.
      Ce qui est passionnant! J’écoute sans perdre
      un mot des explications.

      -M’Dame, pourrai-je avoir une carte des nappes
      phréatiques de notre région ?

      Ma question provoque l’hilarité générale.

      -Momo tu veux peut-être faire de la spéléo ?

      -Pour flotter ça posera pas de problème,
      pour le reste, regardes- toi, gros lard!
      Me dit un autre.

      La classe s’esclaffe en scandant;
      Momo le petit gros !

      A SUIVRE… Soyez sympa si vous aimer mon histoire laisser
      un petit commentaire. Ca me ferait plaisir.

      Voici la suite …………………………………………..

      Man est dans la cuisine , elle prépare le souper.
      Je perçois une vive excitation sur son visage.
      -Bonjour Man.
      -Maurice viens dans mes bras.
      -Quoi de neuf Man ?
      Elle me serre si fort contre elle que j’en perds
      mon souffle.
      -Mon chéri, je viens d’être engagée.
      -Où ça, comment, dis moi tout…
      -Je suis aller me présenter chez Briko-Trafik ,
      j’ai été reçu par Monsieur Filgras, le directeur
      du magasin.
      Ma candidature, pour un poste dans le rayon
      quincaillerie, l’a intéressé.
      -Oui, oui, et alors ?
      -Voilà devant toi, une employée du magasin.
      Son visage est illuminé de mille bonheurs, il y a
      longtemps que je ne l’avais vue ainsi.
      -Génial Man, ça alors ! En plus dans ton domaine.
      Tu commences quand ?

      -Lundi prochain à sept heures précises, Monsieur
      Filgras est à cheval sur la ponctualité.
      -Qu’en est-il pour Lefait ?
      -J’ai été le trouver, il reste cloîtré dans son magasin.
      Mais je n’abandonne pas!
      Demain, j’y retourne avec à la clé, une proposition
      de Monsieur Filgras:le poste de chef de rayon.
      -Je suis sûr qu’il acceptera.

      Je laisse ma mère dans sa cuisine pour descendre
      à mon labo. J’en profite pour faire du rangement.
      Le bigophone retentit.
      -Allô, Delaigne au bout du fil.
      -Momo, arrête ton charabia ! Je suis sur une affaire
      louche.
      Une des plus importantes de la décennie.
      Je suis tombé sur un trafic de déchets. Je ne peux t’en dire d’avantages, il faut réunir
      l’E.E.R.D.3.S (Elèves enquêteurs réunis de
      troisième secondaire).
      Les infos suivront, à plus…
      Je n’ai pas le temps d’en placer une que Le Furet
      me raccroche au nez.
      Mon travail de sciences occupe tout mon temps
      libre après l’école.
      Aujourd’hui, j’ai décidé d’aller voir notre garagiste.

      Garon ; est le garagiste de la commune de Prontisse.

      C’est un célibataire de 35 ans, il est le chouchou de
      ses dames. Il aime rendre service…surtout aux dames…
      Il a un bric-à- brac de tout .
      Il dépanne tout ce qui peut l’être.
      Notre mécano, aime faire des cadeaux aux femmes,
      il vit au-dessus de ses moyens.
      Et pour avoir plus d’argent, il fréquente des gens peu
      convenables, qui font du trafic illégal.
      Ce qui permet à Garon d’entretenir ses dames.
      J’arrive au garage, personne !
      -Monsieur Garon, vous êtes là ?

      Toujours pas de réponse, je décide d’aller faire un tour
      près des vieilles bagnoles.

      Une barre de chocolat me fait le plus grand bien.
      Malheureusement, ces voitures qui sont à
      l’abandon, se trouvent près de la rivière Touraine.

      C’est un petit cours d’eau, mais à lui seul, il alimente
      des nappes phréatiques. Je suis là pour parler d’une
      possible pollution de la rivière.

      Quelques gouttes d’huile peuvent polluer des kilomètres
      carrés d’eaux souterraines.

      J’espère le convaincre de virer ces voitures à la casse.
      Je me baisse pour voir en dessous des voitures.

      Les joints des carters en liège se sont écaillés avec le
      temps, ils n’ont donc plus joué leurs rôles.

      Le sol est souillé par de l’huile, pour moi, depuis longtemps.

      Je sors mes pots, pour des prélèvements.

      -Eh toi, que diable viens-tu faire ici ?
      -Bonjour M’sieu Garon.

      Je suis là pour mon travail de sciences.

      Si vous permettez, je désirerais faire des prélèvements
      dans la rivière et sur votre terrain. -En voilà une idée ?

      Evidemment, que tu ne peux pas !

      -Mais, il n’y a rien de mal dans ce que je veux faire.

      -Vas donc jouer aux billes.

      -C’est plus de mon âge, M’sieu!

      C’est alors, qu’il me prend par la peau du dos et
      m’envoie à l’autre bout de la rue.

      Si ça, ce n’est pas louche, je ne m’appelle plus Momo !

      Il faut que je voie Le Furet.

      Je lui envoie un sms : il y a du louche chez Garon,
      appelle-moi.

      Il me répond de suite : » Pas de panique, je sais,
      surveille les alentours, je te retrouve sur place »

      Je me cache dans les fourrés.

      Garon a l’air préoccupé… Il tourne en rond comme
      un lion en cage. On dirait qu’il attend une visite.

      Une heure s’est écoulée depuis le SMS de Yannick.
      Bon sang que fait-il ?

      Le bruit d’un poids lourd se fait entendre.
      Il s’arrête près des vieilles voitures.

      Garon fait signe au chauffeur , celui-ci se rapproche
      d’une vieille Ford Taunus.

      C’est un camion citerne ! Que diable vient-il faire ici ?

      Je prends note du nom de l’entreprise :Vidange Tout – Piton &fils.

      Ma curiosité est à son comble . Le chauffeur sort un
      tuyau de vidange.

      Pendant ce temps, Garon déplace la Taunus, qui démarre
      au quart de tour comme par miracle!

      Alors là ! Je suis stupéfait !

      Je vois une grosse plaque d’acier.

      Garon sort de la voiture et soulève la plaque.

      Le camionneur plonge le gros boyau dans une
      sorte de citerne.

      Il va ensuite, enclencher la pompe du camion,
      qui fait un vacarme indescriptible.

      Je profite de l’occasion, pour me rapprocher à pas de loup.
      Ca alors ! C’est de l’huile usagée…

      Voilà pourquoi, Garon ne voulait pas de ma présence.

      Tout à coup ! Une énorme main, s’abat sur mon épaule.

      -Alors mouflet! Tu nous espionnes? me dit un gros
      gaillard tout crado.

      Je suis ligoté et bâillonné en un clin d’œil. Le chauffeur
      me met derrière le siège du camion.

      -L’opération de pompage prend quinze minutes.

      -Piton, fait gaffe avec le mouflet.

      -Te fais pas de mouron, je connais mon turbin.

      -Ben, fait gaffe à la cargaison aussi!

      T’as dix mille litres d’huile.

      -Comme d’habitude, je ferai ni vu ni connu !

      Le camion démarre, je n’ai aucune idée de la destination…

      Là, je commence vraiment à avoir peur.

      Après une demi-heure de route, le camion à l’air de se
      garer dans un hangar.

      Je suis conduis dans une vieille remise sans fenêtres.

      Le malfrat, me jette à terre comme un vulgaire sac
      de pommes de terre.

      -Tiens-toi tranquille! Si non, je t’en ferai baver.

      T’as pigé le mouflet ?

      Je suis dans le noir le plus complet. Pas de panique
      me dis-je. Le Furet est sûrement à ma recherche.

      Ma seule possibilité, est d’écouter ce qui va se passer.
      Je me rapproche de la porte.

      -Hé Piton ! Viens te rouler une clope.

      -Ouais Berlu, me vlà. Comment ça s’est passé
      pour la vidange des vieilles huiles de chez Fritelle ?

      -Te fais pas de bile, je suis allé déverser la cargaison
      dans le gouffre de la Montagne Saint-Paul.

      -On ne t’a pas vu ?
      -J’ai été silencieux comme un loup.

      Bon sang , ils ont déversé des vieilles huiles dans
      le gouffre de la Montagne Saint-Paul !

      Martinet nous a dit:  » Le gouffre mène à des grottes
      souterraines où il y a des petits cours d’eaux, ceux-ci
      alimentent les nappes phréatiques »

      -Mais que fait Yannick ?

      Mitraille, le patron de la casse ouvre les portes
      du hangar, dans un vacarme de tôles ondulées
      qui s’entrechoquent.

      Il entre accompagné de Berlu, le malfrat trafiquant
      en tout genres.

      -Alors morpion, t’as réfléchi ? Dit-il en entrant.
      Si tu causes pas de ce que t’as vu,
      on te butera pas. Hein que c’est vrai le Berlu?

      -Ben peut-être que oui, peut-être que non…

      Ca dépendra de mon humeur.

      -Ah! Ah! Tu vois le mouflet, moi je suis un gentil,
      mais pas mon pote !
      On va réfléchir à ton sort, ptit gros !

      Les portes se referment avec le même fracas.
      J’entends du fond de ma prison, un code que
      seul Lefuret et moi connaissons.

      Le son est à peine audible, signe qu’il ne faut pas
      éveiller les soupçons !

      Le code dit ceci ;
      « Tous là… Allons te sauver… Pas de panique…Silence »

      Pendant mon attente, j’entends des pas, des chants,
      une voiture qui démarre. Puis elle revient, je n’y
      comprends rien !

      Une bonne heure s’est écoulée, ma montre Casio Illuminator
      m’en donne l’indication. Elle est ma seule source de lumière.

      Enfin, la porte s’ouvre ! Tous courent vers moi.
      Nat me défait les liens, elle me donne un gros bisou.

      Le Furet me donne une grosse tape dans le dos.

      – Allez, Momo, on n’a pas le temps !
      Il faut partir au plus vite.

      Nous courons vers la sortie sans oser regarder
      derrière nous.

      Je leur propose de venir chez moi, pour faire un
      débriefing de ce qui est arrivé.

      Maman est là, souriante, comme je ne l’ai vu
      que rarement.

      -Ca va M’an ?

      -Oui , très bien. Lefait a été engagé comme
      chef de rayon.

      -Ben, M’an, t’es vachement persuasive quand
      tu t’y mets !

      -Maurice, nous manquons aux règles de l’hospitalité.

      Venez les enfants, j’ai fait une tarte aux pommes.
      Maurice veux-tu bien servir de la limonade à tes copains.

      -Tous éclatent de rire.

      Ma mère est embarrassée, elle ne comprend pas.

      -On ne dit plus limonade depuis des lustres.

      -Ah bon !

      -Aujourd’hui, on dit du Fanta !

      Tout le monde rigole de nouveau, ma mère a
      compris, elle en rigole aussi.

      Man comprend qu’on voudrait être seul,
      discrètement elle s’éclipse.

      -Mais comment saviez-vous que j’étais
      emprisonné là-bas ?

      Le Furet résume les faits qui se sont déroulés
      pendant ma séquestration.

      Tout d’abord, je me suis rendu chez Garon .

      Je lui ai demandé s’il t’avait vu.
      Il m’a dit qu’il n’avait vu que des voitures !

      Evidemment, je n’ai pas cru un mot de ce que
      me disait Garon.

      J’ai cherché des indices, sans éveiller les soupçons
      du garagiste.

      J’ai trouvé un emballage de barre chocolatée que
      tu as l’habitude de manger.

      L’analyse de l’emballage a révélé des traces fraîches
      de chocolat.

      Puisque tu n’étais pas là, j’ai conclu que tu avais
      trouvé un indice compromettant.

      Les malfrats t’avaient emmené de force: des traces de
      pieds sur quelques mètres le prouvaient.

      De plus, il y avait des empreintes de pneus de camion.

      Garon s’est douté de quelque chose, il m’a dit de fiche
      le camp.

      L’affaire se corsait, j’avais déjà soupçonné Videngetout
      de faire du trafic avec certaines entreprises,
      peu scrupuleuses.

      J’ai réuni le reste du groupe de l’E.E.R.D.3.S.

      J’ai envoyé un SMS d’urgence aux membres : « réunion
      chez moi, on a perdu Momo ! »

      En attendant leur arrivée, j’ai allumé une pipe pour mieux
      réfléchir.
      Je me demandais : « Si Momo a été enlevé,
      où a-t-on pu l’emmener? »

      Nat, Henri, Paul sont entrés dans l’abri de jardin.

      J’ai fait un bref résumé des faits. Nat ne tenait pas en place.

      Pour elle, Garon et Piton étaient de mèche.

      Garon, ce coureur de jupons, avait été vu dans le
      camion de Videngetout par sa mère.

      Une question cependant résonnait dans nos têtes: « Où
      étais-tu passé? »

      Paul,notre intellectuel , affirmait que tu avais découvert
      quelque chose.
      Henri a proposé d’aller faire un tour
      chez Mitraille le propriétaire de la casse.
      Nous sommes tous tombés d’accord.

      L’endroit était terrifiant, il n’y avait pas âme qui vive.

      Les voitures ,telles des cadavres inertes, semblaient
      prêtes à bondir comme des fauves.

      La casse était jonchée de toutes sortes de vieilles
      machines dont les formes faisaient penser à des
      créatures de l’époque des dinosaures.

      Non nous sommes dirigés vers le hangar. Les épaves
      nous servaient de cachettes, nous ne devions pas
      être à découvert.

      Je suis arrivé le premier à la porte du hangar.
      Les autres sont arrivés peu après.

      Tout à coup nous avons entendus des bruits de pas:
      Mitraille et son acolyte Berlu: le malfrat trafiquant en tout genre,
      recherché par la police.

      Nous avons regagné nos cachettes.

      Ils ont ouvert la porte, nous avons entendu les
      menaces à ton sujet.
      Nous avons deviné la présence du camion, une forte odeur d’huile
      s’est dégagée lorsque la porte s’est ouverte.

      Mitraille,Piton et Berlu se sont mis à boire, pendant
      ce temps nous réfléchissions au moyen de te délivrer.

      Big problème! Un énorme cadenas fermait la porte du hangar.

      Paul, l’intellectuel du groupe a eu une idée de génie ;
      attaquer la serrure du cadenas avec de l’acide sulfurique
      contenue dans les vieilles batteries.

      J’ai demandé combien temps cela pourrait-il prendre?
      Pas plus de cinq minutes a-t-il répondu.

      Coup de chance pour nous, le trio de malfrats est
      monté dans une camionnette. Ils étaient à court d’alcool.

      Paul ne perdit pas de temps, il trouva tout ce qui lui était
      nécessaire dans la casse.

      Une vieille bouteille d’alcool lui servit de récipient et de
      déversoir. Un tuyau de cuisinière à gaz de goutte à goutte.

      L’action de l’acide a été instantanée, la réaction
      chimique dégageait une odeur nauséabonde.

      Bref, tout avait l’air de marcher comme sur des roulettes.

      C’était trop beau pour être vrai! La Bourlingo revenait.

      De nouveau, cela nous obligeait à rejoindre nos caches.

      L’alcool coulait à flots, dans la cabane régnait
      une ambiance démente.

      La nuit avait étendu son long manteau noir!
      C’était à la lueur des lumières de la cabane que nous
      apercevions l’action de l’acide.

      Il fallait être patient!
      Quand,tout à coup le cadenas tomba à terre!

      Il fallait cependant s’assurer que la voie était libre.
      Je ne voulais pas prendre de risques inutiles.

      Plus aucun bruit ne nous parvenait de la cabane…
      Dormaient-ils?

      Nat, agile comme un gazelle, s’est chargée d’aller voir.

      Enfin la voie était libre.

      Nous sommes tous entrés et t’avons libéré. Voilà tout!

      -Merci à tous, vous avez pris de gros risques pour moi!

      Momo on t’a sorti des griffes du tigre mais
      celui-ci, tel un animal blessé ne va pas te
      laisser tranquille.

      L’enjeu est trop important !
      Il faut les mettre hors d’état de nuire.

      – Faut-il appeler l’inspecteur Lejeune?
      demanda Paul.

      -Non ! Reprit Le Furet, cela mettrait la vie
      de Momo en danger.

      Je propose de suivre les compères cette nuit.
      Mon nouvel appareil photos à infrarouge nous
      permettra de réunir les preuves nécessaires,
      afin que la police puisse les inculper.

      En route vers la casse, nos truands pollueurs
      ont certainement cuvé leur vin !
      Quand nous y arrivons, la casse à l’air endormie.

      Le vent souffle à travers les carcasses entassées,
      cela crée une atmosphère inquiétante.

      Nous marchons d’un pas, on ne plus léger.
      Le groupe trouve une cachette près d’une veille
      camionnette.
      Pas de signe de vie des trois compères, quand
      brusquement, le gros moteur diesel du camion
      vrombit, crachant une fumée noire.

      C’est pour nous le signe que, Mitraille, veut
      mener à bien son méfait.

      -Il nous faut les suivre, chuchota Le Furet.
      Henri qui conduit régulièrement le tracteur
      de son grand-père propose de prendre la Bourlingo.

      A suivre…

      Nat a peur !
      -T’es sûr de toi Henri!
      -Pas le temps de réfléchir, le camion est déjà à la
      sortie de la casse. Tous en voiture ! Ordonna-t-il.

      Henri démarre la camionnette, il suit le vieux camion
      tous phares éteints.
      -Parbleu! Ca chlingue à mort, là-dedans! S’écria Nat.
      Tout le monde rie à gorge déployée.

      Nat est une fille super jolie, sa témérité n’a jamais
      fait défaut.
      De plus elle fait partie des filles branchées de l’école.

      -Roule pas trop près, on va se faire remarquer
      dit Paul.
      -Pas de risque avec cette caisse ! T’as vu la carrosserie ?
      On ne distingue plus la couleur,reprit Henri.
      Le camion fait une embardée, signe que nos
      lascars sont bourrés.

      Bientôt nous nous retrouvons près de la Montagne
      Saint-Paul, au lieu dit « Le gouffre du loup »

      Henri met la Bourlingo derrière un talus.

      De notre cachette, nous distinguons les
      manœuvres de nos bandits pollueurs.

      Le Furet prend des photos à profusion.
      Brusquement, le tuyau vomis le contenu du camion
      dans le gouffre.
      Henri, hors de lui, décide d’intervenir.

      -Je vais les assommer, vous appellerez la police!
      – Pas question! Reprend Le Furet. Berlu est
      certainement armé!
      J’ai une meilleure idée : il faut saboter la pompe
      du camion.

      Paul est le plus indiqué pour cette mission.
      -Paul, dès que tu auras trouvé le moyen de
      bloquer la pompe, tu nous fais un signe.

      – Nous serons quand même repéré dis-je.
      Le Furet reprend la parole sans même daigner
      me répondre.

      -Nat, tu enverras un SMS à l’inspecteur
      Lejeune : S.O.S URGENT BERLU est au gouffre
      du Loup .(E.E.R.D.3.S)

      Paul se rend près du camion, armé de sa lampe
      torche. Il prend mille précautions, malgré la nuit,
      pour ne pas se faire voir.

      Il étudie sommairement le système hydraulique
      qui permet à la pompe de fonctionner.

      C’est avec son canif Suisse qu’il dévisse un élément
      du clapet anti-retour.

      La pompe crachote ses excréments huileux puis s’arrête.
      Paul fait signe mais il fait trop noir pour le voir à l’œil nu.

      L’appareil du Furet nous permet de voir le signe de Paul.
      Nat sans perdre un instant envoie l’SMS.
      Réponse immédiate de l’inspecteur : Pas de risques inutiles.
      Ne vous montrez pas j’arrive !

      Tous tapis derrière le talus nous attendons la venue des
      forces de polices.

      La pompe est tout à fait à l’arrêt. Piton jure et crache
      tout les mots grossiers qu’il connait.

      Il s’approche du camion pour chercher l’origine de la panne.
      Il n’y connait rien en hydraulique, trouver la panne lui
      est donc impossible, nous chuchote Le Furet .

      -Bien joué Paul ! Où diable as-tu appris l’hydraulique ?

      -Vous connaissez ma passion pour le modélisme.
      C’est en construisant un camion que je me suis
      documenté sur leurs systèmes hydrauliques.

      -Chut ! Les garçons on va se faire repérer.
      Nat, est par moment notre ange gardien.

      Le silence règne à nouveau parmi le groupe.
      Berlu et Mitraille se disputent comme des
      Chiffonniers, chacun accuse l’autre de toutes
      les fautes.

      Piton oriente par hasard sa torche vers la vanne
      que Paul a saboté.

      -Que je sois damné ! On a foutu en l’air le clapet anti-retour.
      Berlu est étonné de la perspicacité du patron de la casse.

      -Comment t’as dégauchis ça Piton ?
      -J’y pige rien, mais quand je fais aller la vanne tout s’arrête.

      Ca doit-être ce vaurien de mioche, qui s’est échappé,
      je parierai que c’est lui. On va le chercher il ne doit
      pas être loin…

      Brusquement un faisceau est pointé sur nous.
      Nous sommes démasqués!

      -Alors bande de morpions, vous vous
      croyez plus malin que Berlu ?

      Henri, fort de ses cent kilo veut lui sauter
      au cou mais il est stoppé net à la vue
      du Berreta 92F pointé sur nous.

      -Bouges pas morpion, si non je te bute !
      Y a quinze coups dans mon flingue et
      un de plus au cas où.

      Mitraille ne tarde pas à le rejoindre.

      -Eh ben , Berlu, t’as vachement du flaire,
      moi je les aurais jamais retrouvés.

      – Arrêtes ta sérénade Mitraille !
      Maintenant on va passer aux choses sérieuses.
      On va jeter les mômes dans le gouffre. Avant
      qu’on ne les retrouve, on sera loin…

      A suivre…

      Allez on y va, comme à l’école, en file indienne.

      -Berlu, faut pas faire ça ! C’est trop grave!
      -Ferme- la, Piton, si non je te bute aussi.

      Il y a au moins une quinzaine de mètres
      qui nous séparent du gouffre.

      Nat trouve le moyen de gagner du temps, elle feint
      de s’évanouir.
      -Manquait plus que ça, ah les gonzesses !

      Allez ma belle, si tu te relèves pas, je te bute
      comme t’es là !

      Nat se relève en s’excusant.

      -Faut pas me raconter des balivernes, ma ptite!

      C’est pas à un vieux singe, qu’on apprend
      a faire des grimaces.

      Allez, avancer tas de morpions.

      Nous sommes près du gouffre, nos regards cherchent
      à se croiser malgré l’obscurité, comme pour nous dire adieu.

      Alors que nous allions vers une mort certaine,
      une voix déchire ce silence meurtrier.

      -Berlu, Mitraille,Piton, les mains en l’air !
      Vous êtes cernés!
      Ici l’inspecteur Lejeune vous êtes faits!

      Un immense projecteur nous éclaire.

      Nous sommes à présent aveuglés.
      Notre joie est indescriptible, tout le monde,
      pousse un ouf de soulagement.

      Berlu jette son arme à terre, aussitôt deux policier
      l’emmènent dans un fourgon de police.

      Piton et mitraille se mettent à genoux, les mains dans le dos.
      Ils sont emmenés,menottes aux poings.

      Piton et mitraille accusent Berlu. Ils profèrent toutes sortes
      d’injures à son encontre.

      Nat saute au coup de l’inspecteur, elle l’embrasse.

      -Ca va, ça va, ma petite ! Je ne suis pas superman voyons !

      -Vous êtes bien plus que ça.

      -Allons boire quelque chose au commissariat.

      Vous me raconterez les détails de l’histoire…

      Quant à notre cher garagiste, il a été inculpé
      d’association de malfaiteurs, mal vaillance et
      non respect de la nature .

      L’écho de notre histoire a fait grand bruit à l’école ce qui m’a permis de devenir délégué de classe.

      FIN

    Vous lisez 5 fils de discussion
    • Auteur
      Réponses
      • #2813149
        Erhan
          • Sujet: 121
          • Réponses: 1250

          Merci Violette pour ton commentaire.

          Et si tu le désire voici la suite.

          Amitiés,Erhan

        • #2813677
          Erhan
            • Sujet: 121
            • Réponses: 1250

            Merci Sudiste1 pour Momo.

            Et voici la suite.

            Amitiés,Erhan

          • #2814250
            Plume de diamant
            ★★★★★★
            cyrael
              • Sujet: 4849
              • Réponses: 48873

              j’ai aimé découvrir cet écrit et je vais aller
              regarder ailleurs si je peux trouver
              la suite promise

              amitiés et bravo

              l'Amour rayonne quand l'Ame s'?l?ve, citation maryjo
            • #2814268
              Erhan
                • Sujet: 121
                • Réponses: 1250

                Bonjour Maryjo.

                Je vais de ce pas compléter mon récit.

                Amitié,Erhan

              • #2814377
                Mascotte d'Oasis
                Nataraja
                  • Sujet: 141
                  • Réponses: 4371

                  Un texte écrit avec talent que j’ai aimé lire!

                  Tu as l’imagination pour écrire des romans policiers.

                  Une histoire bien « ficelée »!

                  Merci et bonne soirée
                  Amicalement à toi
                  Nat

                  Les haillons de l’amour ne se reprisent pas .
                  Nataraja.
                • #2814394
                  Erhan
                    • Sujet: 121
                    • Réponses: 1250

                    Mille merci.

                    Momo le mérite bien…je pense.

                    Amitié,Erhan

                Vous lisez 5 fils de discussion
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