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Momo; L’Enigme du fort (Aventures policières du p’tit détective)

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Erhan, le 04-03-2010 17:02.
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  • #2610221
    Erhan
      • Sujet: 121
      • Réponses: 1250

      [img align=right]http://s1.e-monsite.com/2009/08/23/07/80750134-00003-jpg.jpg[/img]Le réveil sonne de son cri strident.

      Il est sept heure,je n’ai nulle envie de me lever mais maman est
      déjà à ma porte.

      -Chéri lèves toi il est l’heure, tu vas être en retard à
      l’école.

      Bon sang, j’aimerais tant rester dans mon lit !
      A quoi bon ! Prestement, j’enfile mon falzar et
      mon polo.

      Tant pis, une nouvelle journée s’annonce, elle va
      sûrement me procurer beaucoup de satisfactions…

      Comme d’hab, le bus est à l’heure. A peine monté,
      c’est la rigolade habituelle, je vais m’asseoir seul,
      je me plonge dans les aventures du Surfer d’Argent.
      C’est mon super héros préféré, lui aussi est seul comme moi!

      Arrivé dans la cour, je me dirige vers Yannick ;mon pot depuis
      la maternelle. Il est plutôt maigrichon, malgré son mètre
      quatre-vingt !

      Il n’effraierait pas une mouche. Sans lunettes, il n’y voit rien.
      Il est curieux de tout et veut toujours savoir le fin mot de l’histoire,
      c’est pourquoi il gribouille un tas d’info dans son calepin.

      Il aime fumer la pipe en cachette. Son idole est Sherlock Holmes.

      -Salut vieux frère ! T’as étudié math ?

      -Non, il m’est arrivé une histoire incroyable.

      Hier soir, alors que je sortais les poubelles j’ai
      entendu des cris provenant du fort.

      Ma curiosité me poussant, j’y suis allé et puis…

      -Vutron, tu t’amènes ? lui dit un copain de classe.

      -Mince il faut y aller, la sonnette vient de retentir.
      Allez Momo, je te raconterai l’histoire pendant la récré.

      Madame Impote est une dame de cinquante piges,
      elle est maigre, a un nez pointu sur lequel reposent
      des lunettes d’un autre âge qui lui confèrent un regard
      toujours inquisiteur.

      Sa sévérité est connue pour être antécédent au Jurassique.
      Son surnom est Rex. C’est notre prof de français de troisième
      secondaire.

      -Vous là-bas, que dites vous ? Oui, vous Monsieur Maurice
      Delaigne.

      -Ben rien m’dame.

      -Soyez attentif Monsieur ! Soyez attentif !

      Pourquoi c’est toujours sur moi que ça tombe ?

      Le cours du jour est porté sur les récits de vie.
      C’est barbant !!
      Pas vraiment pour le contenu, mais Rex donne son cours
      comme on récite des textes de lois de l’assemblée
      parlementaire. Donc je m’endors.

      -Monsieur Delaigne, que signifie cet affalement sur votre banc ?
      Tout à coup le Surfer d’Argent reçoit un missile d’une puissance
      hostile sur la tête.

      -Ouais m’dame dis-je hébété comme un vers sorti de sa pomme.

      Toute la classe rit aux éclats en scandant Momo la grosse pomme.

      -Arrêtez si non je mets toute la classe en retenue !
      Quant à vous, Monsieur Delaigne, vous serez en retenue une
      heure chez Monsieur Dufoze.

      -C’est vrai m’dame, youpiii !

      -Evidemment c’est vrai, crétin des temps préhistoriques !

      Enfin la journée s’achève, je cours au 104B pour y faire ma retenue.

      Sur le chemin, j’envoie un SMS à man. Bien sûr, elle m’engueule par
      un autre SMS. Normal!

      Monsieur Dufoze est un type formidable. Haut perché sur des guiboles
      qui n’en finissent pas.

      De corpulence moyenne, il dégage quelque chose qui force le respect.

      Les élèves ne font pas chambard avec lui, ou plutôt ils n’osent pas.

      Son regard est toujours attentif, il a un visage d’aventurier mais il
      est surtout connu pour ses conquêtes féminines …

      Boff, enfin pour moi c’est le prof qui connaît les oiseaux, la mer,
      les chauves-souris etc. Bref, tout ce que j’aime!

      -Salut m’sieur.

      -Delaigne que diable viens-tu faire ici ?

      -Ben suis en retenue à cause de R…euh Madame Impote.

      -Bien bien, je devais recevoir Madame Matize mais cela n’est
      pas grave, tu rangeras le matériel.

      Ah! T’avais-je dit que j’ai découvert une colonie de chauves-souris
      pipistrelle ?

      -Où ça msieur ?

      -Dans une partie ignorée du fort de Prontisse.

      -Quand ça msieur ?

      -Hier en fin de journée.

      -Euh…ben…

      Je n’ai pas le temps de poser une autre question qu’on frappe à la
      porte. C’est Madame Matize.

      Elle est prof d’anglais des deuxièmes années. C’est la plus
      belle prof de l’école, on dit qu’elle est amoureuse de Dufoze.

      Elle est grande mais moins que Monsieur Dufoze. Avec ses cheveux longs
      et son beau visage, on dirait Sophie Morseau, l’actrice.

      -Bonjour Pierre euh… Monsieur Dufoze évidemment !

      -Bonjour Madame, dit-il sans plus, d’un ton froid et distant.

      Eh bien Delaigne, tu as fait du bon boulot, tu peux partir.

      -Ben m’sieur vlà qu’une demi-heure que je suis là !

      D’un seul regard de sa part, je compris que j’étais de trop.

      Une idée m’obsède : qu’a pu entendre Yannick ?

      Heureusement que man travaille jusque dix-huit heures,

      mon engueulade sera pour plus tard.

      En attendant, j’engloutis une partie du frigo, les évènements
      de la journée justifient amplement mon appétit.

      Je fourre les emballages au plus profond de la poubelle, de sorte
      que man ne puisse rien y voir.

      Je sais au fond qu’elle feint d’ignorer mon comportement.

      Le soir venu, j’ai droit à la sempiternelle leçon de la réussite
      égal travail sérieux à l’école.

      Man est tellement gentille que tous mes caprices sont exhaussés,
      parfois malgré moi.

      -Je suis trop fatiguée ce soir pour te faire à manger mon chéri,
      je monte dormir.

      -No problèmo man, le Surfer fera le nécessaire.

      De nouveau, le frigo encaisse mon appétit vorace.
      Le téléphone sonne, c’est Yannick.

      -Eh vieux ! Il faut que tu viennes chez moi, le big
      machin a fait parler de lui.

      -Quoi ?

      -Stop, code rouge gars ! Rendez-vous au QG dans un
      quart d’heure -Ok reçu cinq sur cinq par le Surfer.

      Ce n’est pas seulement mon pot, c’est aussi le gars le
      plus curieux que je connaisse.

      On le surnomme le furet car il fourre son nez dans tout
      ce qui est louche.

      Sa maison est proche du fort et de la mienne. Il veut devenir détective.

      J’étais dans toutes les affaires qu’il a élucidées.

      Un quart d’heure après j’ouvre la porte de notre QG; l’abri de jardin.

      -Enfin te voilà Momo! On a du pain sur la planche, si tu vois ce
      que je veux dire ?

      -Bon sang Le Furet ! Je pige rien à ce que tu racontes.

      -Résumé des faits Momo ; hier j’entends des cris venant
      du fort.

      A 18h31, je suis sur place caché dans le buisson près
      de la dite « petite entrée ».

      J’y vois une bagnole rouge de sport type TT Alpine plaque
      JKWS131. Personne à l’intérieur.

      Un indice à terre : des piles usagées. Tout à coup j’entends des pas.
      Je me cache. En voulant apercevoir les suspects, je ramasse un
      violent coup sur la tête.
      Quand j’ai repris mes esprits, la bagnole avait disparue !

      -Et ben Furet! c’est quoi le big machin ?

      -Calmos Momo, j’y viens. Mon enquête s’est poursuivie
      pendant la récré.

      Sur le parking des profs il y a une TT Alpine plaque JKWS 131.

      C’est la voiture de Dufoze.
      -Furet tu rigoles, j’espère, mon prof a une berline française
      plaque FTRS 821.

      -Mec il a changé de bagnole.

      -Comment un prof peut-il se payer une TT Alpine ?

      -T’y viens mon Momo c’est ça le big machin.
      Demain tu réunis les membres de l’E.E.R.D.3.S (Elèves enquêteurs
      réunis de troisième secondaire). Mot d’ordre : enquête au Fort.
      Ciao et à demain même heure au QG.

      Je suis à l’école un peu avant la sonnerie. Pour ne pas changer,
      les mêmes quolibets m’attendent.

      -Hé Momo t’as mis deux falzars ?

      La plupart rigolent, pas moi. Ça me fait mal à chaque fois.

      -Momo gros lard, reprend un autre, me dit quelqu’un.

      Les filles In pouffent de rire, mais dans ma tête, je suis le Surfer
      d’Argent et rien ne peut me vaincre.

      Il faut cependant que j’aille vers eux, Nat fait partie du E.E.R.D.3.S.

      -Salut Nat réunion au QG mot d’ordre Enquête au fort, à 18h31.
      Eclats de rires de ses copines.

      -C’est toi le fort! hi hi hi…

      Faut que je vois Paul et Henri. Ils arrivent ensemble.
      Tant mieux pour moi, ça m’évitera de devoir affronter les autres.

      -Salut les gars. Réunion à dix huit heures trente et une au QG,
      mot d’ordre : Enquête au fort.

      -Reçu cinq sur cinq Momo !

      La journée se passe avec une monotonie digne des vieux films
      que ma mère regarde le samedi soir à la télévision.

      Je garde toute mon énergie pour notre fameuse réunion au QG.

      Au cours de bio, le sujet du jour est la mal bouffe.

      Pas de bol pour moi, si je peux dire.

      Evidemment, l’ensemble de la classe s’en donne à cœur joie
      pour juger les personnes ayant un poids excédentaire.

      La classe, bienveillante, me met à l’honneur.

      -Eh Momo, prends-en de la graine, suis un régime !

      La classe s’esclaffe. Un jour, je leur montrerai la véritable
      personne que je suis…

      Pendant le temps de midi, je rejoins Nat, Henri et Paul pour
      leur relater les faits vécus au fort par le Furet.

      Quand j’arrive au QG, le Furet est déjà en train de prospecter
      des pistes et d’analyser un tas de gribouillis, sans doute des
      notes qu’il a prises au vol.

      -Salut le Furet, quoi de neuf ?

      -M’en parle pas Momo, l’heure est grave !
      -Que fait-on ?
      -On va attendre Nat, Henri et Paul pour analyser tous
      les éléments dont je dispose.

      Pour l’heure, ta prochaine tâche sera de rechercher
      l’origine des piles usagées que j’ai trouvées à côté de la voiture.

      Nat, Henri et Paul arrivent ensemble.

      Nathalie, surnommée Nat, est une fille dynamique.
      Elle est svelte et fait de la spéléo. Elle est jolie mais son intelligence
      passe au premier plan.

      Henri est un fort gaillard, capable de soulever de grosses masses.
      Il n’a peur de rien et n’abandonne pas facilement.
      Son sport favori est le rugby.

      Paul est le plus intellectuel du groupe, il a une connaissance
      générale encyclopédique, de stature fétiche.

      Il est assez peureux dans la vie de tous les jours mais quand
      il est avec le groupe, ses comportements de faiblesses sont occultés
      par un grand courage.

      -Alors Furet, qu’est-ce que tu as trouvé de bizarre cette fois ?
      s’exclama Henri d’un ton autoritaire.

      -Ben voilà les gars. Aux dernières nouvelles, un braquage dans
      la célèbre bijouterie Balgistain s’est produit mercredi matin.

      D’après la police, les suspects ont été retrouvés sans leur chef,
      le magot est d’environ dix millions d’euros en bijoux.

      Les malfrats disent avoir perdu le butin dans leur fuite.
      On ne connaît pas leur chef.

      -En quoi ça nous intéresse ? S’interrogea Nat.

      -J’y viens sœurette. Momo vous a raconté ma mésaventure
      du fort pendant le temps de midi.

      Je soupçonne Dufoze d’avoir un lien avec tout ça, mais il me faut
      des preuves.

      Notre devise ; pas de secret pour les E.E.R.D.3.S n’est-ce pas ?

      Etant donné que la voiture de Dufoze était sur place, notre devoir
      est de nous occuper de l’affaire.
      Tous acquiescent.

      -Momo, tu analyseras les échantillons de terre que j’ai prélevés
      sur une des roues de la voiture de Dufoze.
      Ensuite, tu n’oublieras pas de trouver l’origine des piles usagées.

      Nat, toi qui sais être si discrète et qui passe inaperçue, tu pénètreras
      dans la classe de Dufoze à la recherche de tout indice permettant
      de faire un lien avec l’affaire.

      Ensuite, il nous faut en savoir un peu plus sur le garde.
      Ta tante travaille au registre de population de la commune,
      demande lui des renseignements le concernant.

      Henri et Paul, voici le plan du fort que j’ai trouvé dans des archives;
      disponibles sur internet.

      Bien sûr, il est sommaire. Vous irez sur place comme journalistes
      de l’école en quête d’éléments, pour réaliser un article qui paraîtra
      dans le journal de l’école, du moins c’est comme cela que vous le
      présenterez au gardien du fort.

      N’hésitez pas à prendre des photos, questionnez le gardien pour tout
      événement qui lui aurait paru suspect.

      Quant à moi, je fouillerai l’école de fond en comble en espérant trouver
      des objets qui auraient un lien de près ou de loin avec Dufoze.

      Je fixe la prochaine réunion au QG samedi matin à treize heures précises.

      Dernier jour de la semaine, je prends mon petit déjeuner avec man
      car aujourd’hui elle commence plus tard.

      Pour ne pas déroger à la règle, il y a devant moi de quoi nourrir au
      moins quatre personnes.

      -Man tu ne trouves pas que c’est un peu de trop ?

      -Mais non mon chéri, il te faut des forces pour aller à l’école.

      -M’enfin man, tu ne te rends pas compte dans quel état je suis ?

      Avec mes cent vingt kilos pour un mètre soixante ! Je suis la risée
      de toute l’école.

      En plus, faut pas me demander de faire un quelconque exercice
      physique, j’en suis incapable.

      Je suis devenu un véritable handicapé !

      -Maurice tu exagères. Certes, tu as quelques kilos de trop,
      mais tu es en bonne santé.

      -En bonne santé ! Tu rigoles, j’espère ! J’ai été voir sur le net
      ce qui attend les adolescents obèses.

      A ce sujet, le cours de bio a vraiment été édifiant.

      Mais pourquoi donc j’en suis arrivé là ?

      -Mon chéri j’ai toujours essayé de te donner tout ce que je pouvais
      tout en te protégeant depuis le décès de ton papa.

      -Tu as donc fait de moi un obèse.

      -Il te suffirait de faire un petit régime mon chéri.

      -Un régime ! La belle affaire ! J’en ai fait tellement que je ne peux
      plus les compter. Ce ne sont que des souffrances accumulées à chaque fois.

      Te rends-tu compte de mon état psychologique.
      Heureusement que j’ai le E.E.R.D.3.S.

      -Ah! si ton père avait été là !

      -Arrête man, je ne l’ai même pas connu et tu te lamentes à
      chaque fois avec l’idée qu’il aurait dû être là. Qu’est-ce que ça aurait changé ?

      -Il t’aurait donné la force que moi je n’ai pas.

      Silence complet plus personne ne parle, ma mère se met à pleurer…
      Je me lève et vais l’embrasser.
      -Man, bonne journée je n’ai pas le temps, à plus.

      Pendant le trajet du bus jusqu’à l’école, je n’ai pas arrêté de
      penser à la discussion.

      Mon père, je ne l’ai jamais connu et man ne m’a jamais dit
      ce qu’il était, ce qu’il a fait, son métier, tout sur lui quoi !

      Un inconnu qui, malgré moi, occupe une place incroyablement
      importante dans ma tête.

      Pendant la récré, Nat me montre un mousqueton d’escalade
      avec de la boue séchée, je m’empresse de prélever une partie
      des résidus boueux pour les mettre dans un sachet en
      plastique hermétique et stérile.

      -Nat ! Fais gaffe en remettant le mousqueton dans la classe de Dufoze.
      Faut pas te faire attraper !

      Je suis rejoint quelques minutes plus tard par le Furet.
      -Eh vieux !! L’affaire prend tournure, je viens de découvrir que
      la prof d’anglais et Dufoze sont de connivence.

      -Que veux-tu dire par là ?

      -La belle prof et le gai luron étaient au fort le jour dit et à l’heure dite.
      Mes recherches ne sont pas finies, je continue, à samedi…

      Le dernier cours de la semaine est celui de musique, donné par Monsieur
      Tirelingue, qui n’a pour ainsi dire aucune autorité.

      Le chambard est de mise chaque semaine. J’en fais tout naturellement
      les frais ; batailles de craies, lancés d’avions en papier et tous les quolibets
      sont pour moi au sujet de mes fameux cent vingt kilos.

      Je suis la cible des craies pendant tout le cours, ma mallette s’en trouve
      remplie.

      À peine arrivé à la maison, je me précipite dans la cave.
      Là, je dispose d’un microscope, d’un ordinateur digne de la police
      judiciaire et d’un petit labo de chimie.

      J’enfile mes gants en caoutchouc afin de ne pas souiller les
      indices dont je dispose. J’analyse d’abord sous une loupe
      grossissante les deux piles usagées trouvées par le Furet.

      Je trouve des petites particules blanches que je prélève
      et dépose sur une plaquette de verre. Le microscope me révèle
      un aspect identique à celui de la craie.

      Serait-ce de la craie qui provient de l’école ? Je m’empresse d’aller
      chercher une craie dans ma mallette, bon souvenir du cours de musique.

      La ressemblance est frappante, l’origine est donc confirmée.

      Mon excitation est à son comble. Pourtant, en chercheur confirmé,
      je me dois d’être le plus circonspect possible.

      Je passe donc à l’analyse des échantillons de terre.
      De nouveau, énorme stupéfaction pour moi, l’origine est la même.

      Je n’ose pas y croire ! Dufoze est donc le suspect principal.
      Je note l’ensemble de mes constatations afin d’en faire part demain au QG.

      Le soir, je décide de parler à man. Une partie de l’histoire familiale
      concernant mon père n’a jamais été abordée par man, cela m’a toujours
      perturbé. Je veux me reconstruire mentalement et physiquement.

      -Man quel métier exerçait papa?

      -Maurice c’est un sujet que je ne veux pas aborder.

      -Si tu ne réponds pas à mes questions je ferai une enquête.

      -Ton père était policier !!!!

      -Mon père était po…po…policier ?

      -Oui, il est mort en service.

      -Pourquoi personne ne m’en a jamais parlé ?

      -Après le décès de ton père, nous avons déménagé. Ici, personne
      ne nous connaissait.

      -Pourquoi avoir déménagé ? Je suppose que Pa était respecté là
      d’où on vient.

      -Bien sûr mon chéri, mais pour moi il m’était devenu impossible
      de vivre là-bas.

      Croiser les regards compatissants de ceux qu’il avait connu,
      je ne pouvais plus le supporter.

      -Man, c’est la meilleure nouvelle que j’aie entendue. Enfin… Euh…
      Pardon man, c’est que je ne pensais pas avoir un père héros.

      -Voilà c’en est assez pour aujourd’hui.

      Momo, moi l’obèse, dont tout le monde se moque, je suis le fils d’un héros!
      Ça va en boucher des coins !

      Enfin, l’heure de rejoindre notre QG est arrivée. Une fois tous réunis,
      le Furet donne la parole à Paul et Henri.

      -Racontez-nous tout ce qui s’est passé au fort

      -Nous sommes arrivés au fort un peu avant la fermeture.
      Nous y avons rencontré le gardien et nous l’avons questionné.

      C’est un petit gaillard avec un regard malicieux.

      Ce qui nous a frappés, c’est qu’il a une moustache comme
      les poilus de la première guerre mondiale.

      Nous lui avons demandé en quoi consiste son travail : c’est
      l’entretien et la conservation de tout ce qui touche au fort de Prontisse.

      Il nous a donné l’impression d’avoir une connaissance générale
      et historique du fort très riche.

      Bizarrement, il possède un véhicule tout terrain de luxe.

      Nous lui avons demandé un bref résumé de l’histoire du fort de Prontisse.

      Il nous a fait un historique de la construction et de son bombardement
      du 12 au 16 août 1914.

      Un obus de 420mm craché par la « grosse » Bertha transperça le blindage
      de la poudrière du fort, ce qui occasionna une gigantesque explosion qui
      souleva la structure du fort et la fit retomber.

      A l’intérieur, 250 hommes périrent et restèrent ensevelis sous des
      tonnes de décombres. 140 tonnes de munitions se trouvent encore
      enfouies dans les gravas.

      Nous avons demandé si nous pouvions visiter les galeries.
      La réponse a été négative car des dizaines de tonnes d’obus
      datant de la première guerre mondiale sommeillent sous plusieurs
      mètres de terre et de béton.

      Avec le temps, la poudre échappée des obus endommagés s’est cristallisée.
      La moindre friction peut créer une étincelle.
      Ce qui, évidemment, serait la cause d’une énorme explosion.

      Avec le plan du fort à l’appui, nous avons demandé pour visiter
      la petite entrée. Le garde a eu l’air d’hésiter.

      Nous lui avons dit que c’est pour illustrer notre article.
      Il nous a expliqué que cette petite entrée a été réalisée
      bien après les évènements de 1914.

      Après avoir franchi des petites dénivellations d’herbes
      sous lesquelles on devine des coupoles métalliques et
      des casemates, nous avons vu pointer un dernier canon,
      une galerie se trouvait à proximité.

      De nouveau, nous n’avons pu aller plus loin, le garde a
      préféré faire un détour pour des raisons de sécurité.

      Nous avons pris des photos. Arrivés à la petite entrée,
      nous avons méticuleusement scruté les abords afin d’y
      déceler le moindre indice mais le gardien était omniprésent.

      A ce moment, Paul m’a dit : « Faut que tu t’occupes de lui,
      je dois pouvoir inspecter les alentours »

      Alors, j’ai interpellé le gardien pour qu’il me parle de ses
      restaurations d’objets de la première guerre mondiale.

      Le gardien, transporté par sa passion, en a oublié
      la présence même de Paul qui, prenant ses aises,
      a fouillé le périmètre de la petite entrée.

      -Derrière un buisson, un objet brillait aux dernières lueurs
      du soleil.
      Je l’ai ramassé. C’était un rouge à lèvres.
      Il y avait un peu plus loin des traces de pneu.

      Nous avons demandé si le garde avait remarqué des faits
      bizarres mercredi vers dix huit heure trente.
      « J’ai entendu des cris , lorsque je m’en suis
      rapproché, je n’ai rien pu voir mais j’ai entendu une
      voiture démarrer ».

      -Je vous remercie pour votre très bon travail.
      A toi de présenter tes trouvailles, Nat.

      -J’ai trouvé un mousqueton avec de la terre dans la
      classe de Dufoze que j’ai présentée à Momo, n’est-ce pas ?

      -Oui, effectivement, confirmai-je. La terre provient du fort.
      J’ai aussi analysé les piles, j’y ai retrouvé de la craie
      identique à celle de l’école.

      -En ce qui concerne notre poilu, d’après les réponses que
      j’ai obtenues, c’est vraiment un bonhomme bizarre.

      La première de ses activités en dehors du fort est d’essayer
      de charmer les dames. Il aime se vanter d’être riche.

      Certaines amies de ma tante sont tombées dans le panneau.
      Quand arrivait le moment de payer l’addition au restaurant,
      il feignait d’avoir oublié son portefeuille.
      À vrai dire, il n’a pas un rond, paraît-il.

      -Comment expliquer la possession d’un véhicule de plus
      de trente-cinq mille euros.
      -Il aime dire que cela vient d’un héritage. Une parente
      émigrée aux USA qui lui aurait légué une grosse fortune.
      -Quel a été son passé professionnel ?
      Étonnamment, on n’en sait rien!

      -D’après les rumeurs, il aurait été emprisonné pour escroquerie
      et usage de faux. Beaucoup le décrivent comme fourbe,
      malicieux, sachant tirer profit d’opportunités politiques,
      d’où sa nomination de garde.

      Notre garde n’est connu dans la commune
      depuis cinq ans. C’est surtout les femmes qui le connaissent.
      Certaines disent qu’il aime aller à la capitale où on ne
      sait qui il voit, ni pourquoi.
      « Le jeu et les femmes », affirment les déçues.

      -Grand merci à vous tous. Personnellement, j’ai passé
      tout le vendredi après-midi à l’école en tant que bénévole
      pour aider le personnel d’entretien.

      Comment a-t-il pu se fourrer là dedans me dis-je ?
      C’est ça le Furet.

      -Classe par classe, j’ai inspecté et fouillé, mais sans résultat.
      Par contre, dans la classe de science, coincé dans un radiateur,
      j’ai découvert un rouge à lèvres. Puis, j’ai entendu parler deux
      femmes d’ouvrage, qui prétendaient avoir vu Dufoze
      embrasser Matize.

      Henri ne tient plus en place et demande quelles conclusions
      le Furet en tire.

      -Tous les éléments se rapportent à Dufoze.
      Je suis, en ce qui me concerne, fortement tenté de
      le suspecter dans cette affaire. Qu’en dites-vous ?

      -Dufoze serait donc le chef des malfrats ? Demandais-je.
      -Tout porte à le croire, dit Henri.

      -Maintenant, il faut prouver que Matize est aussi
      impliquée dans l’affaire. Deux rouges à lèvres, ce n’est pas rien !
      Nat peux-tu t’en occuper ?
      -Oui, dit-elle, mais comment ?

      -Eh bien nous ferons appel à tes sens féminins.
      Tu vas fouiller le sac à main de Matize .
      Si nous trouvons le même que les deux autres,
      l’étau va se resserrer.

      -Et le magot, questionnais-je un peu crédule ?

      -Bien vu Momo. Sans preuve, nous ne pouvons
      faire part de nos investigations à l’inspecteur Lejeune.
      Si nous retrouvions le magot avant les flics nous
      serions des héros !

      -Pas trop vite le Furet, tout porte à croire que Dufoze
      a un lien avec tout ça, mais nous avons oublié deux choses.
      Premièrement, le prof est peut-être innocent.

      Deuxièmement,le garde a été un peu oublié.
      Alors, j’ai interpellé le gardien pour qu’il me parle de ses
      restaurations d’objets de la première guerre mondiale.
      Le gardien, transporté par sa passion, en a oublié
      la présence même de Paul qui, prenant ses aises,
      a fouillé le périmètre de la petite entrée.

      -Derrière un buisson, un objet brillait aux dernières lueurs
      du soleil.
      Je l’ai ramassé. C’était un rouge à lèvres.
      Il y avait un peu plus loin des traces de pneu.

      Nous avons demandé si le garde avait remarqué des faits
      bizarres mercredi vers dix huit heure trente.
      « J’ai entendu des cris , lorsque je m’en suis
      rapproché, je n’ai rien pu voir mais j’ai entendu une
      voiture démarrer ».

      -Je vous remercie pour votre très bon travail.
      A toi de présenter tes trouvailles, Nat.

      -J’ai trouvé un mousqueton avec de la terre dans la
      classe de Dufoze que j’ai présentée à Momo, n’est-ce pas ?

      -Oui, effectivement, confirmai-je. La terre provient du fort.
      J’ai aussi analysé les piles, j’y ai retrouvé de la craie
      identique à celle de l’école.

      -En ce qui concerne notre poilu, d’après les réponses que
      j’ai obtenues, c’est vraiment un bonhomme bizarre.

      La première de ses activités en dehors du fort est d’essayer
      de charmer les dames. Il aime se vanter d’être riche.

      Certaines amies de ma tante sont tombées dans le panneau.
      Quand arrivait le moment de payer l’addition au restaurant,
      il feignait d’avoir oublié son portefeuille.
      À vrai dire, il n’a pas un rond, paraît-il.

      -Comment expliquer la possession d’un véhicule de plus
      de trente-cinq mille euros.
      -Il aime dire que cela vient d’un héritage. Une parente
      émigrée aux USA qui lui aurait légué une grosse fortune.
      -Quel a été son passé professionnel ?
      Étonnamment, on n’en sait rien!

      -D’après les rumeurs, il aurait été emprisonné pour escroquerie
      et usage de faux. Beaucoup le décrivent comme fourbe,
      malicieux, sachant tirer profit d’opportunités politiques,
      d’où sa nomination de garde.

      Notre garde n’est connu dans la commune
      depuis cinq ans. C’est surtout les femmes qui le connaissent.
      Certaines disent qu’il aime aller à la capitale où on ne
      sait qui il voit, ni pourquoi.
      « Le jeu et les femmes », affirment les déçues.

      -Grand merci à vous tous. Personnellement, j’ai passé
      tout le vendredi après-midi à l’école en tant que bénévole
      pour aider le personnel d’entretien.

      Comment a-t-il pu se fourrer là dedans me dis-je ?
      C’est ça le Furet.

      -Classe par classe, j’ai inspecté et fouillé, mais sans résultat.
      Par contre, dans la classe de science, coincé dans un radiateur,
      j’ai découvert un rouge à lèvres. Puis, j’ai entendu parler deux
      femmes d’ouvrage, qui prétendaient avoir vu Dufoze
      embrasser Matize.

      Henri ne tient plus en place et demande quelles conclusions
      le Furet en tire.

      -Tous les éléments se rapportent à Dufoze.
      Je suis, en ce qui me concerne, fortement tenté de
      le suspecter dans cette affaire. Qu’en dites-vous ?

      -Dufoze serait donc le chef des malfrats ? Demandais-je.
      -Tout porte à le croire, dit Henri.

      -Maintenant, il faut prouver que Matize est aussi
      impliquée dans l’affaire. Deux rouges à lèvres, ce n’est pas rien !
      Nat peux-tu t’en occuper ?
      -Oui, dit-elle, mais comment ?

      -Eh bien nous ferons appel à tes sens féminins.
      Tu vas fouiller le sac à main de Matize .
      Si nous trouvons le même que les deux autres,
      l’étau va se resserrer.

      -Et le magot, questionnais-je un peu crédule ?

      -Bien vu Momo. Sans preuve, nous ne pouvons
      faire part de nos investigations à l’inspecteur Lejeune.
      Si nous retrouvions le magot avant les flics nous
      serions des héros !

      -Pas trop vite le Furet, tout porte à croire que Dufoze
      a un lien avec tout ça, mais nous avons oublié deux choses.
      Premièrement, le prof est peut-être innocent.

      Deuxièmement,le garde a été un peu oublié. er les alentours »
      Alors, j’ai interpellé le gardien pour qu’il me parle de ses
      restaurations d’objets de la première guerre mondiale.
      Le gardien, transporté par sa passion, en a oublié
      la présence même de Paul qui, prenant ses aises,
      a fouillé le périmètre de la petite entrée.

      -Derrière un buisson, un objet brillait aux dernières lueurs
      du soleil.
      Je l’ai ramassé. C’était un rouge à lèvres.
      Il y avait un peu plus loin des traces de pneu.

      Nous avons demandé si le garde avait remarqué des faits
      bizarres mercredi vers dix huit heure trente.
      « J’ai entendu des cris , lorsque je m’en suis
      rapproché, je n’ai rien pu voir mais j’ai entendu une
      voiture démarrer ».

      -Je vous remercie pour votre très bon travail.
      A toi de présenter tes trouvailles, Nat.

      -J’ai trouvé un mousqueton avec de la terre dans la
      classe de Dufoze que j’ai présentée à Momo, n’est-ce pas ?

      -Oui, effectivement, confirmai-je. La terre provient du fort.
      J’ai aussi analysé les piles, j’y ai retrouvé de la craie
      identique à celle de l’école.

      -En ce qui concerne notre poilu, d’après les réponses que
      j’ai obtenues, c’est vraiment un bonhomme bizarre.

      La première de ses activités en dehors du fort est d’essayer
      de charmer les dames. Il aime se vanter d’être riche.

      Certaines amies de ma tante sont tombées dans le panneau.
      Quand arrivait le moment de payer l’addition au restaurant,
      il feignait d’avoir oublié son portefeuille.
      À vrai dire, il n’a pas un rond, paraît-il.

      -Comment expliquer la possession d’un véhicule de plus
      de trente-cinq mille euros.
      -Il aime dire que cela vient d’un héritage. Une parente
      émigrée aux USA qui lui aurait légué une grosse fortune.
      -Quel a été son passé professionnel ?
      Étonnamment, on n’en sait rien!

      -D’après les rumeurs, il aurait été emprisonné pour escroquerie
      et usage de faux. Beaucoup le décrivent comme fourbe,
      malicieux, sachant tirer profit d’opportunités politiques,
      d’où sa nomination de garde.

      Notre garde n’est connu dans la commune
      depuis cinq ans. C’est surtout les femmes qui le connaissent.
      Certaines disent qu’il aime aller à la capitale où on ne
      sait qui il voit, ni pourquoi.
      « Le jeu et les femmes », affirment les déçues.

      -Grand merci à vous tous. Personnellement, j’ai passé
      tout le vendredi après-midi à l’école en tant que bénévole
      pour aider le personnel d’entretien.

      Comment a-t-il pu se fourrer là dedans me dis-je ?
      C’est ça le Furet.

      -Classe par classe, j’ai inspecté et fouillé, mais sans résultat.
      Par contre, dans la classe de science, coincé dans un radiateur,
      j’ai découvert un rouge à lèvres. Puis, j’ai entendu parler deux
      femmes d’ouvrage, qui prétendaient avoir vu Dufoze
      embrasser Matize.

      Henri ne tient plus en place et demande quelles conclusions
      le Furet en tire.

      -Tous les éléments se rapportent à Dufoze.
      Je suis, en ce qui me concerne, fortement tenté de
      le suspecter dans cette affaire. Qu’en dites-vous ?

      -Dufoze serait donc le chef des malfrats ? Demandais-je.
      -Tout porte à le croire, dit Henri.

      -Maintenant, il faut prouver que Matize est aussi
      impliquée dans l’affaire. Deux rouges à lèvres, ce n’est pas rien !
      Nat peux-tu t’en occuper ?
      -Oui, dit-elle, mais comment ?

      -Eh bien nous ferons appel à tes sens féminins.
      Tu vas fouiller le sac à main de Matize .
      Si nous trouvons le même que les deux autres,
      l’étau va se resserrer.

      -Et le magot, questionnais-je un peu crédule ?

      -Bien vu Momo. Sans preuve, nous ne pouvons
      faire part de nos investigations à l’inspecteur Lejeune.
      Si nous retrouvions le magot avant les flics nous
      serions des héros !

      -Pas trop vite le Furet, tout porte à croire que Dufoze
      a un lien avec tout ça, mais nous avons oublié deux choses.
      Premièrement, le prof est peut-être innocent.

      Deuxièmement,le garde a été un peu oublié.
      -Que veux-tu dire par là ?
      -Vous connaissez beaucoup de gardes qui
      possèdent un 4/4 de luxe ? Et si c’était lui… ?

      Le Furet semble perplexe.
      -Pour moi l’assassin revient toujours sur les lieux
      de son crime. Je propose d’aller au fort pour y
      visiter la galerie que le garde ne voulait pas nous montrer.

      Demain c’est dimanche, le fort est fermé.
      Exceptionnellement, nous pourrons visiter le fort à notre aise,
      le chef de la bande veut certainement récupérer le magot.

      -Tu émets l’hypothèse que le magot est au fort ?
      -Oui le Furet.
      -Sur quoi t’appuies-tu ?
      -Pour moi, les cris font partie d’un stratagème
      pour brouiller les pistes. Je suis sûr que notre
      remue-ménage a attiré l’attention de la seule personne
      qui sait tout.

      Comment expliquez-vous le fait que lors de nos recherches
      nous n’avons été inquiétés à aucun moment ?

      -Je pense personnellement que c’est parce que nous
      sommes doués.

      -Allons Momo, tu fais offense à notre intelligence.
      Les journalistes ont parlé d’un détour des malfrats par
      le fort lorsqu’ils étaient en fuite. Il y avait 3 personnes
      dans la voiture des bandits : une TT Alpine SVP.

      Et il s’agissait de la même voiture que celle de Dufoze !
      Combien ont été attrapés ?

      Tous en cœurs : trois bien sûr !

      -Saperlipopette, s’exclame le Furet, tu ne causes
      pas souvent mais là tu nous en embouches un coin !

      -Tu sous-entends qu’il y aurait un quatrième ?
      -Oui, sinon qui aurait orchestré tout le reste ?
      -De quel reste parles-tu ?

      -Eh bien, pour moi, les indices étaient trop faciles.
      Le chef de la bande n’est pas n’importe qui, il sait
      mettre en scène. Une seule manière de le mettre
      à nu : le provoquer. Qu’en dis-tu le Furet ?

      -Tu as raison. Demain, nous irons au fort à la recherche
      du magot. Rendez-vous au fort demain à 13h.

      Le lendemain, nous sommes tous réunis sur le parking
      des visiteurs. Sans attendre, Nat retire son sac à dos
      de spéléo.

      -Les gars, c’est la nana qui ouvre le chemin aujourd’hui, dit-elle.
      Personne ne vient contester cette affirmation.

      Nous nous dirigeons vers la galerie interdite. Il y règne
      un silence qui fait froid dans le dos. Le furet est
      resté derrière « au cas où »

      Nous n’avons pas le temps d’être devant l’entrée qu’un vrombissement
      de voiture retentit.

      -Ah ha…chuchote le Furet. Voilà de la compagnie.
      Faut se dépêcher Nat.

      Une fois devant l’entrée les choses se précisent.

      -Nous avons été précédé, dit Henri. Des traces de pas
      fraîches sont visibles sur le sable.

      -Suivons-les, dit le Furet.
      Après une dizaine de pas, nous arrivons enfin
      au fond de la galerie.

      -Attention, il y a un puit, s’écria Nat! [img align=right]http://cfpphr.free.fr/puits75005/bpuits75005paris01.jpg[/img]
      -Vas-y fait la lumière Momo.

      Avec ma torche dernier cri, j’éclaire le puits. Celui-ci
      fait environ quinze mètres de profondeur.
      -Faut descendre au fond, dit le Furet.

      Déjà, Nat se prépare, mais le Furet et Henri interviennent.
      -Non, pas de risque pour toi Nat, tu nous diras comment faire.
      -Pas question, c’est moi la spéléo du groupe.

      Faut se rendre à l’évidence Nat n’est pas fille
      à se laisser faire, nous le savons tous.
      Résigné devant l’opiniâtreté de Nat, nous la
      laissons diriger les opérations de descente.

      C’est Henri qui tient la corde de descente, il
      donne du mou au fur et à mesure.

      Enfin, Nat atteint le fond du puits. Nous sommes
      tous soulagés.

      -Eh les gars vous m’entendez ?
      -Oui que vois-tu ?
      – Il y a eu du vas et viens ici !
      -As-tu des indices ?
      -Il y a un rouge à lèvre identique à celui de Matize.
      Et… attendez… il y a un sac à main de chez
      Balgistain.
      -Remonte vite, demande le Furet.

      Tout à coup, des voix retentissent dans le fort.
      Pas le temps de remonter Nat, il faut se cacher.
      Dans un dernier effort pour remonter, pourtant experte
      en escalade, Nat tombe dans le puit et se
      fracture apparemment la jambe.

      -Tous derrière ce mur ! nous ordonne le Furet.
      Les bruits de pas se font de plus en plus précis.
      Je murmure à l’oreille du Furet :

      -Mais, c’est la voix de Dufoze et celle de Matize… !!
      -Oui Momo, c’est donc bien eux.
      -Il faut secourir Nat au plus vite, peu importe le moyen.

      -Tu vois ma chérie ? Les chauves-souris adorent
      les cavités humides et sombres. La fois passée,
      je n’avais pas pu te montrer cet endroit.

      Les pipistrelles vivent en communauté, elles se
      nourrissent d’insectes.

      -Oh c’est merveilleux mon amour.
      -Il faut que nous fassions un recensement pour Natagora.

      Brutalement, voilà Nat qui se met à crier !
      -Eh oh ! Aidez-moi svp !Je crois que j’ai la
      jambe fracturée.

      Dufoze se rapproche du trou qu’il éclaire à
      l’aide de sa torche.

      -Bon sang, Nathalie que faites-vous là ?
      -Je pense avoir la jambe cassé.
      -Bien nous allons te remonter.

      Dufoze et Matize tirent ensemble sur la corde
      et remontent Nat à la surface.

      -Voyons cette jambe. Eh bien, rien de très grave,
      une grosse entorse, voilà tout. Alors Nathalie,
      que faisiez-vous dans ce trou ?

      Avant que Nat prenne la parole, le Furet bondit.

      -Je vais tout vous expliquer Monsieur. Nous vous
      avons soupçonné d’être le coupable dans l’affaire
      du vol de bijoux.
      -En voilà une idée saugrenue ! Où avez-vous donc
      été pêché cela ? Je suis ici avec Madame Matize
      pour lui montrer les chauves-souris.

      -Ben mince alors,me suis-je dit depuis ma cachette.

      -Monsieur Delaigne et vous tous, sortez de là avant
      que je ne vienne vous chercher par la peau du dos.
      Que nous valent tant de soupçons Messieurs ?

      -Ben msieur, c’est à cause de la voiture, du rouge
      à lèvre etc.
      -Vos explications ne me suffisent pas !
      Nous règlerons tout cela lundi sur le temps
      de midi dans ma classe.

      C’est alors que, subitement, un coup de feu retentit.
      -Allons les enfants, à l’abri.
      -Pas un geste bande de gnoufs !

      Dufoze droit et sûr de lui ne bronche pas.
      -Les mains en l’air le prof !
      -Monsieur Albert Lartigue, vous un homme de vertu !
      Je n’en crois pas mes yeux.

      -Eh oui mon vieux, le bête gardien a aussi des ambitions.
      -Que voulez-vous ?
      -Le butin qui est caché derrière ce tas de pierres.

      -Allons Monsieur le gardien, rendez-vous, les carottes sont cuites
      pour vous.

      -Allez me chercher mon butin, sinon je tire !

      -Bien, je vous obéis, pas d’énervement.

      Le Furet et Henri passent derrière notre poilu
      pendant les palabres de Dufoze. D’un coup violent,
      Henri assomme le gardien.

      Nous sortons tous de notre cachette. Pendant ce temps, notre poilu
      reprend petit à petit ses esprits.

      La surprise du gardien est grande. Après avoir
      fouillé le talus de pierre, nous retrouvons les sacs
      contenant les bijoux volés.

      Mais que dire à mon prof ? Avoir douté de lui,
      je me mets dans une situation embarrassante.

      Nous n’avons pas le temps de dire un mot que
      les sirènes de la police retentissent déjà à nos
      oreilles.

      L’inspecteur Lejeune embarque le gardien
      en lui rappelant ses droits.

      -Quant à vous les jeunes, vous serez convoqués
      au commissariat la semaine prochaine.

      Madame Matize, Monsieur Dufoze, nous vous
      remercions pour votre aimable collaboration.
      Vous avez risqué votre réputation et pris de gros
      risques pour venir en aide à la police.

      Nous sommes tous abasourdis par ce que nous
      venons d’entendre. Le Furet donne rendez-vous
      pour un débriefing au QG sans tarder. Je prends
      la parole le premier.

      -Non d’une pipe le Furet, en voilà une histoire !
      On mène toute l’enquête et c’est Dufoze et
      Matize qui sont récompensés !

      -Ben voilà les gars, on s’est fait berner.
      Les deux profs ont aidé la police. Comment ?

      On le demandera à Dufoze. Ensuite le gardien
      était donc le chef. Comment expliquer la craie,
      les rouges à lèvres et la bagnole ?
      Dufoze et Matize étaient de mèche. Et comme
      prévu, rendez-vous au local de physique lundi à midi.

      Je me hâte pour rentrer à la maison car j’ai
      l’estomac dans les talons.
      -Hé man t’es là ? Je meurs de faim.
      Man n’est pas là, elle fait des heures supplémentaires.
      Pas grave, j’ouvre le frigo et je n’y vois rien, RIEN !

      Un mot de man sur un post it :
      -Mon garçon, je ne serai pas là pour ton souper.

      Il y a une casserole, réchauffe-là et bon appétit.
      A ma grande surprise, ce sont des légumes.

      Pourtant Man sait que je déteste les légumes.
      J’ai tellement faim que tout y passe. Une heure
      plus tard, man arrive enfin.
      Je lui fais la bise sans un mot pour le souper.
      Nous parlons des évènements du fort.
      Elle se fâche et m’interdit de fourrer mon
      nez dans d’autres affaires.

      -Tu sais man, la vie est merveilleuse.
      En peu de temps,j’ai appris beaucoup de choses
      et j’ai pris des résolutions.

      D’abord, je veux devenir policier. Ensuite, je
      veux maigrir.

      Ton petit mot sur le frigo a résumé de longs discours.
      Tu es la maman la plus merveilleuse du monde!
      Je t’aime très fort man, je serai un grand homme,
      comme papa.

      Nous sommes tous dans le local de physique,
      avec un profil bas.
      Nat est bien sûr chez elle. Monsieur Dufoze nous attend
      avec sévérité.

      -Eh bien messieurs, je suis content de vous voir !
      J’ai beaucoup à vous raconter. Mais avant tout,
      je voudrais vous présenter mes excuses et vous
      féliciter pour l’affaire des bijoux volés.

      L’inspecteur et moi avions convenus de vous laisser
      faire, tout en vous surveillant de près,car nous ne
      voulions pas prendre de risques. Madame Matize
      a été ma charmante collaboratrice.

      -Mais tous les indices vous désignaient comme
      le responsable.

      -Effectivement Monsieur Delaigne, je vais vous
      expliquer cela en détail.Tout d’abord, Monsieur
      Vutron a été assommé par moi-même. A cet
      instant, les malfrats auraient été capables de le
      tuer.

      J’étais sur place pour étudier le site de reproduction
      des pipistrelles, quand j’ai entendu le vacarme
      fait par les voleurs.

      Quand à ma voiture de sport, je
      l’avais louée pour le week-end,je voulais faire une
      ballade avec Madame Matize.
      Pour ne rien vous cacher, nous nous fréquentons
      depuis quelques temps.

      Malheureusement, la voiture a été volée.
      Devinez par qui.. Oui exactement, par notre
      cher gardien.

      Dans le but de diriger les soupçons des forces
      de police vers moi. Les rouges à lèvres que vous
      avez retrouvés ont été délibérément déposés là
      où vous savez, afin de vous éloigner un
      tant soit peu du gardien,pour votre sécurité!

      Mais c’était sans compter sur votre ténacité.
      Notre dessein avec l’inspecteur était de profiter
      de vos talents d’enquêteurs pour démasquer le
      chef de la bande.
      C’est justement ce qui s’est passé.

      Tout est bien qui finit bien! Bravo les enfants!

      FIN

      Pour ceux que cela intéresse,il y a une suite.
      Momo est à la casse

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