Oasis des Artistes

Oasis des artistes: Poésie en ligne, Concours de poèmes en ligne – membres !

N E L I S E Z P A S !

  • Ce sujet contient 2 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par RomanNovel, le 04-04-2024 18:03.
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    Sujet
  • #2710639
    ELTEOR
      • Sujet: 1948
      • Réponses: 260

      Moi, le vampire

      J’ai choisi de mourir et renaître en vampire
      Fuir le jour et embrasser les mortels soupirs
      De la nuit, ne plus sentir la chaleur du corps
      Les émois du cœur, pour un avenir si gore

      En un baiser mortel, tout en perdant mon âme
      Je survis par le sang, surtout celui des femmes
      Don Juan des enfers, les crocs si acérés
      Je les sens palpiter, leur regard sidéré

      Et quand survient le noir, il est temps de partir
      De retourner dans mon cercueil, obscurs martyrs
      Que mes victimes, je prends leur vie, sans vergogne
      Pour oublier, la puanteur de ma charogne

      Moi qui suis damné ! D’être immortel et vampire
      Que m’importe la mort, les ravages du temps
      Car je ne peux point mourir, juste m’assoupir
      Je me vomis, de jouir d’un corps de mutant.

      Revoir poindre le jour d’un soleil éclatant
      Ressentir à nouveau les émois de mon cœur
      Je ne puis accéder à ces plaisirs si plaisants
      Condamné au sort, de souffrir d’un crève-cœur

      J’ai voulu l’éternité, j’ai eu solitude
      Et l’enfer ! Dans ce caveau, pensant à ma vie
      Je n’avais que soupirs, tout était lassitude
      J’ai vendu mon âme à Satan, je suis maudit

      Je pleure l’amour immortel, des larmes de sang
      Coulent le long de mes joues blanches et blafardes
      Car moi vampire ! J’ai perdu l’aimée, impuissant
      Quel cruel sort, j’en veux à mort à la camarde

      Je me rappelle des folles nuits, d’aventure
      Quand nous allâmes à deux, les crocs aiguisés
      Mordre la chair savoureuse des créatures
      Plonger dans le cou des humains épuisés

      Déguster ces succulents repas, ressentir
      Palpiter la vie qui part en quelques instants
      Tenir dans les bras, ces pauvres poupées de cire
      Hélas ! Ma compagne est partie vers le néant

      Minuit, je sors de ma torpeur crépusculaire
      Je détends la mâchoire et muscles maxillaires
      Un goût âpre dans la bouche, les incisives
      Veulent sortir soudain de leur langueur oisive

      Être vampire n’a pas de côté romantique
      L’immortalité a cet aspect pathétique
      La Mort embrasse la vie, de ses longs baisers
      Fatals, elle n’a jamais l’esprit apaisé

      Chasse à l’humain, perpétuel rituel
      Le travail artisanal, surtout manuel
      J’aime planter les crocs aiguisés dans le cou
      De mes proies qui meurent d’effroi à tous les coups

      Aucun sentiment, ce ne sont que des poupées
      Que le garde-manger et j’en fais mon souper
      De succulents repas, parfois assaisonnés
      De sang coagulé, jamais empoisonné

      Le forfait accompli, repu de l’élixir
      La nuit m’appartient, c’est tout mon univers
      Le royaume des ombres, aux visages de cire
      Les corps exsangues ne sont que des fait divers

      J’ai beau être un revenant, une créature
      Aux mœurs si douteuses mais j’ai aussi un cœur
      Même si cela n’est pas dans ma vraie nature
      Aimer ! Pour les femmes, je n’ai point de rancœur

      Comment déclarer cet amour que j’ai en moi
      Pourrais-tu chérir, moi qui donne que la mort
      J’ai des sentiments qui me mettent en émoi
      Cause perdue qui me laisse à mon triste sort !

      Ô toi !

      Roulons-nous dans le lucre, stupre et la luxure
      Que nos corps se mêlent, s’entremêlent, jouissent
      Ils frémissent déjà au goût de nos morsures
      Mord-moi ! Brutal, fougueux vampire les entrecuisses

      Abreuve-toi du nectar de mon doux calice
      Tes baisers sataniques sont un pur délice
      Je réclame tes caresses sur ma peau lisse
      Ton ardeur démoniaque nous rend complices

      Que tes longs crocs acérés pénètrent ma chair
      Aspire le suc brûlant qui te donne vie
      Je fais don de ce sang, par amour mortifère
      Ce fluide vital assure ta survie

      Accorde-moi la Mort car tu es un vrai mâle
      Ô toi, mon bel immortel ! Fait de moi ta femme
      Célébrons notre amour devant l’autel du mal
      Que cette union ne meurt jamais dans les flammes !

      Nosferatu

      Sur les terres sordides des peurs ancestrales
      Quand les lieux se couvrent de terribles ténèbres
      Ressurgissent soudain les craintes viscérales
      Les effrois, les tourments et les rites funèbres

      Dans les sombres ruelles d’un village maudit
      Apparaît sortant des brumes, Nosferatu
      Le démon cherche sa proie au cœur d’un taudis
      L’enfant à l’âme pure et de grande vertu

      Cruelle bataille entre le bien et le mal
      Que peut le vampire contre la main de Dieu
      Et dans chaque humain sommeille Nosferatu

      Elle va s’abattre sur la bête anomale
      Qui doit s’enfuir dans les profondeurs des cieux
      Car l’homme est avant tout un animal qui tue

      Propos d’un vampire

      Avant les lueurs crépusculaires d’un lever matutinal
      Je me retire dans la sombre crypte du château délabré
      Evitant les rais destructeurs d’un soleil éclatant

      Dormir le jour, tel est le sort funeste du rejeté de Dieu
      La malédiction éternelle d’un Mort-vivant à l’âme damnée

      Mon cœur est sec comme la pierre
      Et mon esprit est terne comme la cendre
      J’ai renié la foi pour acquérir l’immortalité
      Car je ne pouvais pas supporter
      La putréfaction programmée du corps

      J’ai signé de mon sang, les termes du marché
      Sur un parchemin en vélin, abandonné mon âme au malin
      Afin d’éviter la fin décadente des mortels humains

      Le temps n’avait plus d’emprise, plus de poids
      Sur mon existence de vampire, j’étais un anachronisme
      Une anomalie sur la Terre

      Je n’avais qu’un seul but, me nourrir du sang capiteux
      Et enivrant de ces pauvres victimes, plantant mes crocs acérés
      Dans le cou palpitant des femmes qui se donnaient à moi
      J’aimais ces veines rouges qui attendaient
      Le baiser mortel de ma bouche avide

      Mais que vaut cet état si je n’ai plus de joies simples et heureuses
      Celles que j’ai vécues quand j’étais un homme que l’on dit normal !

      Je suis un monstre ! N’enviez pas mon sort !
      N’ayez pas peur de la Mort, elle n’est qu’un passage
      Pour moi, l’immortalité est pire que ma propre Mort !

      Et je m’endors dans mon cercueil avant le lever de l’astre de feu
      Pensant dans mes cauchemars à tous mes aïeux !

      Le bal

      Cette pauvre charogne qui gît sur la terre
      Et les nécrophores rentrent par l’œsophage
      Des larves d’insectes sortent du sphincter
      De ce corps pourri, bouffé par les nécrophages

      J’ai planté mes crocs dans la masse informe
      Moi, le maudit ! L’éternel damné, un vampire
      Que je suis et je peux prendre toutes les formes
      Et j’ai bu tout son sang jusqu’au dernier soupir

      Chaque nuit, je m’abreuve des pantins humains
      Je vois la peur, l’effroi total sur les visages
      Rassasié jusqu’à la proie du lendemain
      Chez les mortels, je fais un terrible carnage

      Avant que le jour se lève, fuir le soleil
      Je retourne par instinct dans ma propre tombe
      Pour un repos diurne à nul autre pareil
      D’autres comme moi dorment dans les catacombes

      Et nous participons à un bal des ténèbres
      Les goules et les striges en habits d’ébène
      S’agitent en couple sur des danses funèbres
      Oh surprise ! On nous sert du sang frais, quelle aubaine !

      Vers bohème

      Mon sommeil est terminé, mon corps reprend vie
      Je sors du tombeau aux lueurs crépusculaires
      Car j’ai trouvé la mort sur le seuil d’un parvis
      Je ne crains que les rayons de l’astre solaire

      J’étais humain, maintenant devenu vampire
      Aujourd’hui monstre immortel assoiffé de sang
      Dracula ! Prince du mal, régnant sur l’empire
      Le monde des ténèbres, je suis tout puissant

      Mais dans mon château des Carpates, je m’ennuie
      Alors pour passer le temps, j’écris des poèmes
      Et je pars en chasse des mortels, dès minuit
      Repu de leur sang, j’ai souvent le vers bohème !

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    • Auteur
      Réponses
      • #3505999
        Sybilla
        Maître des clés
          • Sujet: 5464
          • Réponses: 79667

          Bonsoir Olivier,

          J’ai aussitôt pensé à Dracula et à cet autre vieux film « Le bal des vampires »

          Des poésies qui nous amènent dans l’onirisme sous ta belle plume !

          Belle soirée cher ami poète Olivier !
          Toutes mes amitiés
          Sybilla

          Le r?ve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)
        • #3506178
          Mascotte d'Oasis
          RomanNovel
            • Sujet: 1171
            • Réponses: 10526

            Mener la vie de bohème, pourquoi pas, mais en aucune façon j’irai voyager pour visiter le château des Carpates.

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