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Sujet
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P222.
N’en déplaise à…
L’espoir existe dans beaucoup de mes écrits .
Y compris ceux que l’on pourrait stigmatiser de : »
enfermés dans le passé « .
Ce passé que l’on redoute comme s’il représentait je ne sais quel danger futur.
Ce qui m’amènerait à croire que cest bien nous qui façonnons un temps auto-immune indiciblement irréel.
Je ne me pose pas de question de savoir si mon écriture est : »le bateau ivre » ou l’océan magnifique qui va l’engloutir.
J’écris. : »Point barre ! »
Dans toute œuvre ne subsiste finalement qu’un tout.
Alors pourquoi n’apercevoir que tristesse?
Je trouve cela bien incomplet voire erroné.
Dans ce cas pourquoi ne pas aller reprocher à Albinoni d’avoir sorti son magnifique adagio en lui disant que c’est trop triste et qu’il fait erreur?
Idem pour bon nombre de poètes.
Ce texte donc je l’assume, le revendique est un vibrant hommage à mes regrettés amis et à la vie, au temps qui passe .
Je casse tout simplement les codes en proposant cette idée que le présent n’existe pas ou à peine un souffle une brindille fugace.
Que nous le voulions ou non sommes tous issus ou du passé suprême ou peut-être de la poussière
d’étoiles qui a dû se perdre, volontairement s’égarer dans le trou noir de notre universelle mémoire.
Le présent, pareil à la chevelure de Bérénice n’est que leurre.
Simple projection d’un futur inconnu.
Je persiste totalement et je signe donc cet écrit.
Car ma nostalgie révèle ce passé que je repasse avec le fer chaud de mes souvenirs et qui remonte sans cesse pareil à l’eau claire du puits.
De le nommer comme tel, d’en parler de le sublimer, le citer, je ne vois pas en quoi cela me rendrait moins vivant que la plupart des morts bien au contraire !Jean-Robert Dray.
Cergy-le-haut.
Le 19h 52.
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